Victoryne Moqkeuz Eructeuse

Inspiration expulsion

27 avril 2022

FRONTPOPULAIRE

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 4 h 19 min
Nation
Macron
Lettre à l’élu dont les Français ne veulent plus

LETTRE OUVERTE. Emmanuel Macron a donc été réélu. Et notre ami Jean-Paul Pelras a quelques mots à lui dire. 

Lettre à l’élu dont les Français ne veulent plus

 

Monsieur le Président,

Le pays qui vient de vous reconduire pour 5 ans à l’Élysée compte 48.7 millions d’électeurs, parmi lesquels 18,7 millions vous ont accordé leurs suffrages. Soit 38,5 % des Français appelés aux urnes dont certains, et vous le savez bien, s’y sont transportés à leur cœur défendant.

61,5 % ont voté pour votre adversaire, ont voté blanc, se sont abstenus ou n’ont pas fait le déplacement. Les deux tiers des habitants de ce pays n’ont donc pas souhaité vous accorder leur confiance, sachant que, dans le tiers restant, certains l’ont fait par dépit. Et le dépit, Monsieur le Président, n’est pas un bon sentiment.

Vous voilà donc réélu pour ainsi dire à la surface des urnes, vous qui marchiez sur l’eau durant cette campagne où vous vous êtes payé le luxe d’être absent du premier tour, laissant à vos adversaires, non sans une certaine condescendance, le soin de s’étriper entre eux tout en vous désignant comme étant le premier responsable du déclin français. Ces adversaires qui, mis à part Lassalle et Arthaud, ont appelé, plus ou moins implicitement, à vous designer afin de faire barrage à l’extrême droite. Le Front républicain contre le Front national en quelques sortes. Et la stratégie a, une nouvelle fois, fonctionné.

Pourtant, à bien y regarder, pendant 5 ans vous avez été celui qui n’a rien obligé, mais qui a tout interdit, vous avez été l’homme d’une inflation historique, d’une dette publique qui l’est tout autant, du commerce extérieur déficitaire, de la déprise rurale, des petites phrases destinées à « ceux qui ne sont rien », de l’atomisation des partis politiques, du mépris du peuple et des Assemblées, de la séquestration du débat démocratique et du calibrage de la parole médiatique subventionnée.

Lune de fiel

Décidant seul dans la posture de l’hyperprésident, vous avez dessiné en 5 ans ce que seront nos 5 prochaines années et, ce que pourrait être, la pente descendante de votre destinée. Car la lune de fiel va commencer là où la lune de miel, quoique tourmentée, vient de s’achever. Avec l’écueil des Législatives tout d’abord que vous surmonterez certainement en désignant un gouvernement aussi hétéroclite qu’improbable pour satisfaire les offres de service. Et, puisque vous êtes leur obligé, en donnant aux partis ou à ce qui l’en reste leur consubstantielle becquée.

Des législatives que vous remporterez par le jeu des alliances contre nature et de quelques pitoyables forfaitures, quelque part entre ce que vous devez à ceux qui vous ont soutenu et ce que vous prendrez à ceux qui vous ont mal élu.

Ensuite, les affaires vont revenir. Avec l’Ukraine tout d’abord et ce conflit où vous serez tôt ou tard conduit à choisir entre ce que ne veulent pas les Français et ce que réclame Zelenski. Entre ce que peut lui accorder l’Europe et ce que peut nous infliger la Russie. Entre le bruit des bottes caucasien et le bénéfice étasunien.

Avec la question du pouvoir d’achat, dont vous aurez du mal à vous dépêtrer sauf à creuser encore un peu plus le déficit public à coup de chèques en bois et de promesses qui finiront, comme vos Grands débats, rangés sur les étagères empoussiérées de quelques quinquennats manqués.

Rajoutons à cela le retour plus que probable des contraintes sanitaires avec son cortège d’avis scientifiques télévisés et les injonctions empiriques d’une injection expérimentée dont les Français ne veulent plus.

Sans oublier le carcan environnementaliste à venir et celui mis en place par votre ministre de l’Écologie qui dansait, dimanche soir, sur le Champ-de-Mars pour célébrer votre petite victoire, alors que les agriculteurs se demandent comment, dans d’autres champs et sur la France des territoires oubliés, ils pourront encore exercer leurs métiers.

La liste est longue et non exhaustive des erreurs et des incuries qui pourraient nous conduire, en 2027, vers un duel où seuls les extrêmes seraient sélectionnés. Alors, devant l’histoire, celle à laquelle vous croyez déjà appartenir, à force de trop miser sur les partitions et si vous ne faites rien pour redonner confiance à la Nation, c’est dans les eaux basses de quelque dictature que finira par se dissoudre le piètre souvenir de vos deux mandatures.

Publié le 26 avril 2022

6 juillet 2021

FRONT POPULAIRE

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 8 h 03 min
Analyses
cancel-culture
Le principe d’identité: un détournement d’héritage ?

OPINION. Pour notre abonné, les questions qui animent la « Cancel Culture » et autre « pensées Woke » sont avant tout le lieu d’un détournement d’héritage, qui répond au principe d’assignation identitaire. Une idéologie, en somme, qui méprise l’universalisme. Grégoire L

« Déconstruire l’imaginaire post-colonial ». C’est en ces termes que le festif mois décolonial de Grenoble, présentait son objectif. Énième symptôme d’une France en mal avec son passé, la Cancel culture est avant tout le reflet -sinon le moule- d’un véritable « trouble dans la culture ».

Il n’y a guère plus insidieux que celui qui cherche à défendre l’égalité au moyen de la censure. Programme en acte de la Cancel Culture et autres pensées Woke, dont il est facile de mesurer le mépris d’une idéologie tenant l’autre pour idiot. Ainsi le relativisme culturel, l’indigénisme autant que les études intersectionnelles sont avant tout le lieu d’un détournement d’héritage, lequel répond au principe d’assignation identitaire. Tantôt la criminalisation collective au nom d’une appartenance à une structure essentialisée – l’Occident, le genre, la couleur de peau … – rendue coupable d’arrière-pensées potentielles -haine intériorisée, racisme systémique … – tantôt la position déclarée victimaire d’un groupe social répondant à ce principe d’identité -communautés LBGTQIA+, population dite « racisée », etc. Pourtant, un retour aux textes issus de la pensée soixante-huitarde suffit à trahir le discours de ceux qui s’en font l’étendard. La généalogie de ces mouvances nous conduit tout droit sur notre propre territoire, berceau d’une pensée issue de Mai 68, rapidement exportée outre-Atlantique avant de nous revenir auréolée du prestige américain. Une pensée déconstruite à son tour, en somme. Et la French Theory était née.

    L’alternative devient la suivante: ou bien notre époque répond d’un formidable appétit philosophique, ambitieux programme au regard de la complexité (sinon de l’obscurité) de ces courants du second XXe siècle (notons que Derrida lui-même, père autoproclamé de la déconstruction, peinait à définir son concept …), soit nous devenons les spectateurs d’un détournement d’héritage, quand d’autres s’en font les acteurs. Difficile de ne pas pencher pour la seconde proposition, au regard d’une actualité parfois risible (déchaînement de la twittosphère pour cause de baiser non consenti -et donc subi- par Blanche-Neige, le hashtag #BalanceTonPrince n’est pas loin), ou franchement plus inquiétante comme ces espaces de militantisme non mixtes, véritables laboratoires de l’entre-soi. La réduction à l’identité n’est-elle pas le terreau le plus liberticide que l’on connaisse ? Ainsi Foucault -que les racialistes aiment à ressusciter quand bien même il serait loin d’être leur complice- savait fort bien que le fossé entre « Qui tu es ? » et « Qui tuer ? » n’est pas si grand… A-t-on déjà oublié ces grands mouvements des droits civiques à la Martin Luther King, pour qui l’antiracisme était un universalisme ? Ce Martin Luther King n’ayant jamais proclamé une distincte « identité noire », lui préférant au contraire une égalité des droits civiques, sans particularismes ? C’est une conception bien curieuse de la justice sociale, focalisée sur les critères de la race et du genre, que celle d’une « pensée woke » cultivant la passion d’interdire.

    Seulement, si déconstruction rime bien trop souvent avec la destruction , le marteau n’est pas dans la main des opprimés. Le piège est tendu par une société qui les oblige à se déclarer, se dénoncer, se définir et se ranger. Comprendre que l’assignation à résidence identitaire n’est pas une vue de l’esprit, mais le véritable danger de la mouvance décoloniale. D’où l’urgence de préférer la pensée au mot d’ordre, au marteau l’argument.

    Et réfléchir, une fois n’est pas coutume, quitte à s’infliger la lecture de ceux que l’on a trop souvent cité.

30 mars 2021

Comment les Sciences Sociales ont fait le lit des nouvelles idéologies totalitaires

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 9 h 14 min

par Michel MESSU, Professeur honoraire de sociologie

Cela a commencé avec les disciplines relevant de l’anthropo-sociologie et des sciences politiques, cela s’est poursuivi avec l’histoire et les sciences du langage, ce sont désormais toutes les disciplines enseignées dans les ex-facultés de Lettres qui se trouvent contaminées. La pensée « décoloniale », le point de vue du « genre », le « racialisme » et autres néologismes importés des campus américains dans les années 1990-2000 fournissent aujourd’hui les cadres obligés de l’enseignement dans nos universités. Ce ne sont pas là seulement des notions que l’on glisse, à titre de pensée alternative, dans un enseignement « classique », ce sont de véritables cadres de pensée dans lesquels il devient impératif d’exercer son esprit pour comprendre le monde contemporain. Au besoin, les adeptes les plus convaincus et les plus virulents de ces courants de pensée, vont agir directement pour interdire l’expression d’une pensée qui n’a pas l’heur de leur plaire ou pour inscrire dans les programmes d’enseignement leurs délires idéologiques. Et, les autorités universitaires de reculer.

Comme bien des idéologies à vocation totalitaire, elles se sont d’abord diffusées à bas bruit, apportant ici ou là des « points de vue » nouveaux censés recomposer le panorama des perceptions des phénomènes sociaux étudiés, souvent d’ailleurs parce que des lacunes pouvaient apparaître dans le traitement de ces sujets – dans une société où l’égalisation des conditions civique, politique et sociale était devenue la règle, il y avait place pour décrire, tenter d’expliquer et de théoriser les écarts entre la règle et les constats empiriques effectués, même chose pour les rapports entre les nations, les cultures voire les civilisations après la phase de décolonisation inaugurée au mitan du XXe siècle. Mais bientôt, ce qui était le plus souvent un point à débattre, c’est-à-dire qui demande d’envisager ses conséquences théoriques – comme le fait un astrophysicien lorsqu’il débat d’une proposition explicative relative à une énigme théorique ou observationnelle –, est devenu une conviction, une « posture », partageant la réflexion entre pensée progressiste et pensée réactionnaire. Ce qui n’était pas sans rappeler les temps où la ligne de partage se faisait entre « science prolétarienne » et « science bourgeoise ». 

C’est qu’entre temps, les timides et fragiles « points de vue » de départ avaient séduit l’ensemble des sciences sociales, reçu le sacre des médias et obtenu une transcription politico-administrative sous forme d’instances ministérielles chargées de réformer, à coup de lois, décrets et autres règlements, une société dépeinte comme récalcitrante au « progrès social ». Il fallait donc, ultime étape, s’attaquer à ce qui pouvait encore résister et porter ombrage à ces idéologies et « révolutionner » la pensée occidentale, celle de « l’homme blanc », « masculiniste », porteur d’une « culture du viol » et d’un « racisme systémique », etc. L’arène tout indiquée pour mener l’offensive n’est autre que l’enseignement supérieur, là où des prérogatives critiques sont largement revendiquées, notamment du côté des sciences sociales. Aujourd’hui, dans toutes les universités, même les moins prestigieuses, la confrontation a lieu et atteint les instances régulatrices des établissements, une manière d’inquisition permanente s’est installée dans la vie intellectuelle et scientifique des universités. Les oukases de l’idéologie « décoloniale » – dans son sens générique et dans ses formules chic et choc telle « décoloniser les esprits » – opèrent quotidiennement, bien au-delà des affaires retentissantes de la Sorbonne, de l’université de Bordeaux, de celle de Lille ou de Sciences-po.

La situation est à ce point alarmante qu’un collectif d’universitaires a cru devoir mettre sur pied un « Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires » afin de déconstruire les constructions délirantes des tenants de cette idéologie qui entend s’imposer urbi et orbi. Car, ce qui est aussi en jeu dans cette affaire, est la liberté académique dans laquelle doivent opérer les enseignants-chercheurs des universités et des établissements de la recherche, laquelle ne consiste pas à livrer en pâture des « opinions », mais à satisfaire à des impératifs de méthode, de raisonnement et de débat interne, ce qui bannit les oukases idéologiques, fussent-ils les mieux intentionnés.

Comment est-ce arrivé ?

 On le sait, et nous venons de le répéter, bien des universitaires des sciences sociales ont cru faire preuve de novation théorique en important, ne varietur, certains des « points de vue » débattus sur les campus américains dans les années 1980-1990. On le sait aussi, ces « points de vue » auraient trouvé leur source dans la diffusion de la prétendue French Theory dont on aurait retenu que toute réalité n’était qu’une construction socialement orientée à des fins de domination. Proposition perverse puisque si l’exercice scientifique est régulièrement une entreprise de déconstruction des représentations qui ont cours, ce n’est pas pour révéler des intentions cachées à mettre au compte d’un dominant, mais pour proposer une nouvelle représentation plus satisfaisante au plan épistémique.

En important sans autre forme de procès ces propositions, ainsi que leurs auteurs présentés comme apportant une « révolution » de la pensée traditionnelle, ont été importé les dérives idéologiques que l’on faisait subir à la démarche scientifique. Le « point de vue » du genre que l’on imposait à toute étude du fonctionnement social n’avait pas plus de fondement épistémologique et théorique avéré que le « point de vue » du prolétariat quelques décennies plus tôt. Le « point de vue » du genre, qui allait susciter bien des débats publics et diviser les propagandistes et activistes du féminisme, montrait bien vite sa faiblesse heuristique mais aussi sa force politique et militante. La pensée communautariste radicale qui pouvait fleurir aux États-Unis sur le terreau de sa tradition communautaire (associative), déjà analysée par Tocqueville, a reçu pour sa part quelques réticences à son importation sans contrôle – en témoigne encore aujourd’hui les propositions législatives anti-séparatisme. Quant aux, d’abord discrètes, propositions d’un Stuart Hall sur le renversement du lieu d’appréciation des cultures, elles reviendront en Europe amplifiées de leurs caricatures américaines et sud-américaines, relayées par les déclinaisons indiennes des subaltern studies et enveloppées dans un emballage censé résister à toute tentative de relativisation : l’analyse intersectionnelle. Tout cela va fournir la base de l’offensive idéologique et politique du « décolonialisme » actuel et la matrice d’une imposture épistémologique dans les sciences sociales.

Une imposture épistémologique : l’ « épistémologie du Sud »

Très en vogue dans les pays d’Amérique latine et popularisée par quelques reconvertis du tiers-mondisme au sein des sciences sociales européennes et nord-américaines, ces dernières ont pensé réaliser un saut épistémologique décisif en imposant que les sciences sociales abandonnent leur socle épistémologique construit au cours des XVIIIe et XIXe siècles dans les pays occidentaux. Celui-ci réclamait que seuls les instruments construits par la raison et discutés par cette même raison prévalent dans l’explication des œuvres et de l’action humaines, quel qu’en soit le domaine. Il convenait donc de l’abandonner au profit d’une démarche qui ne se développerait qu’à partir du capital – réel ou supposé – de croyances des peuples victimes de l’histoire de la domination occidentale. Autrement dit, substituer à l’empire de la raison universelle le règne des croyances ancestrales locales – le plus souvent recueillies et cultivées en laboratoire par les adeptes de ladite épistémologie. L’argument que l’on retrouve chez ces derniers, comme chez tous les tenants des idéologies décolonialistes, est que la raison universelle est une vision purement occidentale du savoir qui invisibilise les savoirs alternatifs dont sont titulaires (par nature ?) les opprimés de la terre. Confondant dans un même jet la raison régulatrice du raisonnement rationnel et la raison justificatrice de l’action politique lato sensu, les tenants du grand bond en avant épistémologique ont ramené toute compréhension anthropologique et sociologique à n’être qu’une exhibition des malheurs infligés par l’ « homme blanc » et des vertus refoulées, méprisées, massacrées, de la culture du natif que l’on pourra se mettre sous la main. L’épistémologie du Sud, produite depuis les universités des pays européens, anciennement colonisateurs (Portugal, Belgique, France…), a conquis le continent sud-américain et revient en Europe grossir la vague de la pensée déconstructionniste des Studies. L’arnaque intellectuelle tient à ce qu’elle entend se situer d’abord sur le plan des principes de la démarche scientifique, de proposer rien moins qu’une nouvelle « rupture épistémologique », un tournant dans l’approche de sciences sociales, quand il s’agit tout simplement de vénérer l’insolite, de magnifier l’exotique et de disqualifier la science de l’ « homme blanc », l’occidental, l’ancien colonialiste. Sa nature, forgée par l’histoire, lui interdit de prétendre à la connaissance objective, sa science est subordonnée à son essence, sa science est coloniale. Un Scientific turn s’impose, fût-il concocté par quelques grands prêtres des universités de Coimbra, de Louvain ou d’ailleurs.

Les sciences sociales solubles dans l’idéologie vs l’idéologie soluble dans les sciences sociales

Plus que jamais les sciences sociales voient leur crédibilité scientifique menacée par leurs égarements idéologiques. Ce n’est pas nouveau, leur histoire est aussi un long combat contre l’air du temps et, finalement, cette fragilité leur est peut-être consubstantielle.  Aussi, la « vigilance épistémologique » s’est-elle imposée comme un garde-fou indispensable, ce qui, dans le cours ordinaire des choses, est assuré par les bonnes pratiques méthodologiques et critiques. La réception d’une analyse de science sociale est donc à la fois le point d’aboutissement d’une démarche soumise au contrôle des pairs et le point de départ de controverses possibles entre les pairs. Accessoirement, elle obtiendra quelques commentaires dans l’espace public et médiatique, ce qui reste une utilité dérivée et non première. Son utilité première relève du domaine de la connaissance.

La dérive primordiale, régulièrement constatée, est de confondre les deux ordres d’utilité, voire de subordonner la première au second car à terme cela revient à abandonner la quête de connaissance nouvelle au profit d’une instrumentation des sciences sociales en idéologies au service d’une cause portée par l’air du temps. C’est exactement ce que deviennent les sciences sociales qui adoptent le « point de vue » du décolonialisme, du genre et de leurs avatars intersectionnels. Elles mutent en idéologies d’un combat qui, comme il a été montré ailleurs, poursuit un but totalitaire en censurant toute autre forme de pensée au nom d’un « progressisme » imaginaire.

Mais ce qui semble plus inquiétant dans la situation actuelle est que les sciences sociales revendiquent massivement leur dévoiement idéologique, l’épistémologie du Sud et les Studies de tout acabit, le proclame haut et fort. Nombre d’enseignants-chercheurs y trouvent leur graal spirituel en même temps que leur kit théorique et, pour les plus pugnaces d’entre eux, le mobile de leurs actions d’intimidation à l’endroit de ceux qu’ils ont érigés en adversaires à terrasser. Ce qui transforme, à l’instar de certains campus nord-américains, l’université en arène où doit faire rage la chasse aux « anti-progressistes », désormais repérables à leur flagrante « blanchité ». Et, ce qui en d’autres temps aurait ému les autorités académiques, les amène aujourd’hui à redoubler de servilité en faveur des idéologues de la décolonisation de la pensée. On annule la conférence qui déplaît, on s’emploie à prévenir les micro-agressions dont se disent victimes certains, on satisfait à toutes les demandes d’introduire la propagande dans les programmes, au besoin on châtie l’enseignant-chercheur récalcitrant. L’université est donc devenue un des hauts-lieux du combat de ces « progressistes » d’un nouveau genre.

Quand la quête médiatique se retourne contre les sciences sociales

L’idéologie décolonialiste a gagné tellement de terrain du côté des sciences sociales que certains enseignants-chercheurs chantres, hier, des gender studies, des cultural studies, etc., se voient parfois incriminés d’illégitimité à poursuivre dans la voie intersectionnelle du fait de leur « blanchité » ou de leur position sociale dominante par les étudiants-mêmes qu’ils avaient formatés au décolonialisme. De quoi les chagriner probablement, mais surtout de mettre au jour la fragilité théorique de la posture. Tout déconstructionisme excessif est voué à être déconstruit, partant à voir son édifice théorique de départ réduit à devenir une rhétorique de sens commun, ce qui ne veut pas dire une rhétorique inoffensive.

La trivialité du propos des sciences sociales engagées dans le « décolonialisme » se mesure, entre autres, par leur audience médiatique. Sur ce plan, leur combat est déjà gagné, les médias nous inondent dudit propos, parfois tenu par des représentants de ces sciences sociales, généralement adoubés par les médias, d’autres fois, tenu ès qualités par des journalistes, des vedettes de la culture ou du show biz, des émanations de la société civile, bref, de quiconque se voit tendre un micro. Par contre, ce succès médiatique se retourne contre ceux qui avaient fait bon marché des exigences de la science, puisqu’ils se trouvent contraints de venir concurrencer et donc de s’aligner sur la pensée d’un footballeur, d’une chanteuse à la mode ou d’un comédien en mal de renommée. De ce point de vue, les maisons d’édition jouent un rôle particulièrement délétère quand, pour atteindre les succès de librairie d’ouvrages phares, elles contraignent à produire une pensée et une écriture « grand public », ce à quoi la pensée décolonialiste se prête à merveille. Ce faisant, la contribution à valeur scientifique des sciences sociales s’estompe encore plus.

Désormais, avec la diffusion tous azimuts de la pensée décolonialiste, les sciences sociales ne semblent participer qu’au bruit de fond dont elles ont composé la trame musicale mais qu’elles n’arrivent déjà plus à orchestrer. Une fois encore, les sciences sociales sont devant l’alternative du savant et du politique et ne trouveront de salut qu’en récusant le second. D’autant que dans sa forme contemporaine ce politique décolonialiste exhale tous les parfums du totalitarisme.

16 février 2021

REVUE DES DEUX MONDES

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 9 h 02 min

Par Valérie Toranian

C’est l’histoire d’un prof de philo au pays de Descartes et de Voltaire, cheveux longs et idées claires, qui, depuis vingt ans, s’obstine à enseigner dans des villes où la République a cruellement besoin de hussards noirs qui portent haut ses valeurs. Didier Lemaire est en poste à Trappes depuis près de vingt ans. Inquiet de l’emprise grandissante de l’islamisme sur les jeunes, il a co-écrit avec Jean-Pierre Obin (1), une lettre à Emmanuel Macron pour défendre la laïcité et les enseignants. C’était en 2018. Il récidive il y a quelques mois avec un appel dans L’Obs dans lequel il s’interroge sur l’avenir de sa profession : « Combien de temps encore pourrons-nous exercer notre métier de transmission si l’État ne remplit pas sa mission ? Pouvons-nous, enseignants, pallier l’absence de stratégie de nos représentants pour vaincre ce fléau mortifère ? »

« Le constat de Didier Lemaire n’a rien d’extraordinaire. Trappes est régulièrement cité comme le “Molenbeek français”. »

Le constat de Didier Lemaire n’a rien d’extraordinaire. Trappes est régulièrement cité comme le « Molenbeek français. » Parmi les jeunes partis faire le djihad sur la zone irako-syrienne entre 2014 et 2016, 67 venaient de Trappes. En octobre 2017, dans son discours aux forces de sécurité intérieure, Emmanuel Macron citait lui-même Trappes comme l’une de ces villes nécessitant une stratégie « pour mieux prévenir et mieux lutter contre les comportements et les agissements qui favorisent l’extension de la radicalisation ».

À la même époque, une note blanche « prévention de la radicalisation » signalait que 76 % des radicalisés du département des Yvelines (Trappes notamment) avaient entre 15 et 35 ans. Le rapport parlait de commerces finançant le radicalisme, de prosélytisme religieux à dimension sociale et caritative. Il soulignait « l’augmentation de la pratique du jeûne pendant le ramadan parmi les enfants scolarisés en CM1/CM2 – jusqu’à 50 % dans certaines classes ; augmentation des refus d’inscription à la cantine scolaire (classes élémentaires) au motif que la viande n’est pas halal ; augmentation du port de tenues cultuelles (jupes longues) en collèges et aux lycées ; refus croissant de participer à certaines activités scolaires comme le chant pour les filles… »

« Didier Lemaire ne cache pas son pessimisme pour la ville de Trappes. Son constat n’est pas réjouissant. Mais il relève des faits et les faits sont têtus. Or que se passe-t-il ? Depuis dix jours, une offensive menée tambour battant par le maire de Trappes est en train de réécrire l’histoire. »

Didier Lemaire ne cache pas son pessimisme pour la ville de Trappes. Son constat n’est pas réjouissant. Mais il relève des faits et les faits sont têtus. Or que se passe-t-il ? Depuis dix jours, une offensive menée tambour battant par le maire de Trappes est en train de réécrire l’histoire. « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », chantait Guy Béart. Haro sur le prof de philo. Ali Rabeh, maire de Trappes dont l’élection a été invalidée pour suspicion de comptes de campagne non conformes, a déclaré la guerre à Didier Lemaire. Il l’accuse de mentir, de stigmatiser, de donner une image négative de Trappes et de ses habitants : il « joue un jeu dangereux au nom de ses convictions politiques ».

Déchaîné, le maire rédige un tract et va le distribuer jusque dans l’enceinte du lycée de la Plaine de Neauphle. « Je n’accepte pas les propos violents tenus contre vous et les Trappistes, qui condamnent par avance, qui relèguent, qui excluent, écrit le maire. C’est insupportable car c’est injuste et cela ne correspond pas à la réalité […] Ne laissez jamais dire que vous ne valez rien et que vous êtes perdus pour la République », poursuit Ali Rabeh, avant de conclure par ces mots du rappeur Kery James : « Nous sommes banlieusards et fiers de l’être. »

Passons sur le procédé démagogique qui consiste à citer du rap pour s’assurer les bonnes grâces des élèves, attitude méprisante et stigmatisante s’il en est. Le contenu de la lettre est non seulement une entorse à la neutralité que doivent respecter les élus, mais une tentative de manipulation des lycéens à qui on veut faire croire que leur professeur de philo clame partout qu’ils ne valent rien et qu’ils sont perdus. Rien de plus inexact. Que leur professeur s’inquiète du climat général d’une ville et de l’emprise sur les jeunes esprits d’un fondamentalisme identitaire, anti-français et anti-républicain, est conforme à l’idée qu’il se fait de sa mission. C’est tout à son honneur.

« Les collègues de Didier Lemaire, scandalisés par le jeu du maire, écrivent un communiqué de soutien au professeur. Mais rien n’y fait. »

Les collègues de Didier Lemaire, scandalisés par le jeu du maire, écrivent un communiqué de soutien au professeur. Mais rien n’y fait. Pire, le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot, accuse le professeur Didier Lemaire de « jeter de l’huile sur le feu ». Le préfet, voyez-vous, « fait dans la dentelle », il agit avec les services de l’État en toute subtilité et n’a pas besoin de gros balourds qui viennent dire la vérité et faire le jeu de Marine Le Pen. Oui car pour Jean-Jacques Brot, le vrai scandale est que « le sujet a été récupéré par toute une frange d’extrême droite ». Incroyable intervention d’un représentant de l’État. Est-ce bien le rôle d’un préfet d’empêcher un enseignant de s’exprimer sur les conditions de sa profession et sur l’emprise de l’islam sur les élèves ? Est-ce bien son rôle de le traiter de suppôt de l’extrême droite ? Ou est-il plutôt censé faire régner l’ordre républicain et empêcher le maire de désigner Didier Lemaire comme cible en distribuant des tracts le disqualifiant ?

Benoît Hamon, leader de Génération.s et mentor d’Ali Rabeh, lui assure son soutien total. Monsieur 6 % (score de la gauche à la présidentielle), qui fut lui-même conseiller municipal de Trappes (sans jamais y avoir habité), traite de racistes et d’islamophobes ceux qui s’en prennent à Rabeh. Comment s’étonner ? On se souvient qu’il avait appelé à la manifestation « Stop à l’islamophobie » du 10 novembre 2019, avec en tête du cortège l’ancien directeur du CCIF faisant scander aux manifestants « Allahou Akbar ».

« En France, désormais, les lanceurs d’alerte sont traités de « mytho » et les partisans du « pas de vague » de héros. Nous baignons dans une accablante confusion des valeurs. »

En tête de l’offensive anti-Lemaire, le journal Le Monde jamais en reste pour jeter le doute et le discrédit sur ceux qu’il nomme sans honte « les laïcards », sorte de « nazis » de la laïcité qui, selon lui, menacent dangereusement nos institutions. Dans le quotidien du soir, Didier Lemaire est présenté comme un quasi affabulateur. Trappes est une ville sereine. Didier Lemaire n’a jamais été menacé. Et tous ses propos sont outranciers. C’est pourtant bien deux excellentes plumes du Monde, Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, qui avaient porté un éclairage tout particulier sur Trappes dans leur livre, La Communauté en 2018 (Albin Michel). Elles y décrivaient la lente dérive clientéliste, les entrepreneurs identitaires et les élèves qui refusaient de croire la proviseure qui leur expliquait que la terre tourne autour du soleil et non l’inverse…

La preuve suprême que Didier Lemaire est un odieux menteur et un dangereux agitateur ? Il a déclaré qu’il n’y avait plus de coiffeur mixte à Trappes. Il se trouve qu’il y en a quatre sur seize, triomphe Ali Rabeh et tous les détracteurs du prof de philo. On ne sait plus si on doit rire ou pleurer. Parce que si les trois-quarts des coiffeurs de Trappes sont non-mixtes, voilà qui verse tout de même de l’eau au moulin du professeur de philosophie. Mais cela ni Ali Rabeh, ni nos médias et politiques bisounours ou islamo-gauchistes n’en ont cure. Voyez-vous l’important est d’alerter la France sur le danger qui monte : la droite trumpiste dénoncée avec sévérité par Clémentine Autain. Vous l’avez compris, est trumpiste tout élu ou personnalité politique qui aurait des positions trop fermes sur l’islam politique, c’est-à-dire des positions « islamophobes ».

En France, désormais, les lanceurs d’alerte sont traités de « mytho » et les partisans du « pas de vague » de héros. Nous baignons dans une accablante confusion des valeurs.

1 Ancien inspecteur général de l’Éducation, auteur de Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école (Harmattan)

23 juillet 2017

ETUDIANT PAUVRE AU PILORI

Classé dans : élection érection piège à con — eructeuse @ 7 h 42 min

Qui s’est un peu penché dans les livres d’histoire sait que le siècle de Louis 14 a été un siècle terrible pour le peuple … MAIS SEULE LA DEVANTURE COMPTE : VERSAILLES ! C’est à ce siècle que nous devons la révolution française ! LOGIQUE !?!

Sous Hollande ça a grondé mais ça n’a pas flambé; ce que cette droite arrogante cette droite haineuse cette droite qui se pense de droit divin oublie c’est que, quand on a tout perdu rien n’arrête la colère ! Joue joue bien méprisante avec tes pauvres ça ira ce que ça ira…

La nuit du 4 août 1789 les paysans brûlent les châteaux et comme d’hab c’est le peuple qui fait le sale boulot mais les conséquences ce sont que les privilèges des seigneurs ont été abolis ! Depuis ils sont revenus la classe bourgeoise et friquée gouverne et tient à ce que ses privilèges demeurent alors elle chasse chasse le sous de trop donné à ses pauvres !Des fois qu’il dégage et fasse de la place !

Ainsi donc l’étudiant celui qui a moins de deux sous trois cailloux pour vivre va payer sa dime à Macron le mac qui croque les pauvres les petits; le rapetout élu par les bobos, bourgeois, etc de droite et autres pauvres demeurés qui ont cru que ce commis de Rothschild avait une capacité à gouverner ! La France est une nation lui il voit une entreprise !

Or donc nos chers étudiants pauvres voient leurs APL baisser et l’autre bouffon de crier à l’heureuse initiative ! bouffon

En ces temps d’injustice je ne souhaite qu’une chose c’est que le pavé vole vole vole haut… qui sème le vent…  révolte des pavés ! gratuit le pavé !

 

2 septembre 2016

Pétition Révolution Féministe

Classé dans : La cause des Femmes — eructeuse @ 5 h 02 min

interdiction

Site universaliste et laïque : Révolution Féministe 

Pétition : interdiction du  » burkini  » et du voilement islamique :

Le Conseil d’Etat vient d’invalider l’arrêté municipal du maire de Villeneuve-Loubet, interdisant le port du « burkini » sur la plage de cette ville, au motif de trouble à l’ordre public. Le Conseil d’Etat a statué à la demande du Collectif Contre l’« Islamophobie » en France (CCIF), organisation proche des Frères musulmans et liée à des imams salafistes, et de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) dont les sympathies islamistes sont connues.

C’est une victoire majeure pour l’islam radical qui reçoit ainsi un feu vert de la plus haute autorité française en matière de régularité juridique pour imposer ses démonstrations de force dans l’espace public et tester la résistance de nos institutions républicaines face à ses exigences sans cesse renouvelées. Cette présence islamiste dans l’espace public passe essentiellement par la stigmatisation et la réappropriation du corps des femmes.

Chaque voile/burqa/ »burkini » nous rappelle que :
- nous sommes impures, que notre corps est honteux et doit être caché,
- nous devons nous rendre aussi invisibles que possible,
- nous sommes responsables des « pulsions sexuelles » des hommes,
- nous cautionnons l’idée que toute femme qui sort sans être « bâchée » ne doit pas « s’étonner d’être violée » (comme l’a déclaré Abu Hudeyfa, Imam de Brest),
- nous acceptons le non-respect de l’égalité femmes/hommes et ce recul des valeurs républicaines.

Le Conseil d’Etat a justifié sa décision en statuant que l’arrêté municipal du maire de Villeneuve-Loubet « a porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ». Donc, les libertés fondamentales selon le Conseil d’Etat incluent non seulement le droit pour les islamistes de proclamer partout dans l’espace public l’infériorité fondamentale des femmes et de bafouer ouvertement le principe républicain d’égalité des sexes, mais aussi d’imposer aux femmes qu’ils enrégimentent d’être elles-mêmes les porte-drapeaux de leur statut subalterne.

Entre les Droits des femmes et les Droits des islamistes, le Conseil d’Etat a choisi. Au mépris de la liberté de conscience et de la liberté d’aller et de venir des femmes, dont sont privées celles qui refusent de porter le hijab.

De compromissions en lâchages, les droits arrachés par les féministes au cours de plus d’un siècle de luttes sont ainsi bradés un à un pour maintenir la « paix sociale », ouvrant un boulevard à l’obscurantisme islamiste et à son projet de ré-esclavagisation des femmes et d’instauration d’un apartheid sexuel sur le mode saoudien. Cette offensive mondiale contre les Droits des femmes et pour le retour d’une domination patriarcale sous sa forme la plus archaïque et brutale ne met pas seulement en danger les femmes (et les petites filles), mais également la paix dans le monde.

Face à l’aveuglement complice de nos dirigeants, il est urgent que les citoyen-ne-s fassent entendre leur voix et expriment leur désapprobation au Conseil d’Etat qui justifie par un légalisme étroit le peu d’importance qu’il accorde à la liberté et à la dignité des femmes. Les citoyen-ne-s doivent faire savoir aux maires qui ont le courage de ne pas s’incliner devant cette décision qu’ils ont tout leur soutien face à cette offensive islamiste.

« L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain. »
(Stendhal)

Révolution Féministe
Ni réactionnaire ! Ni identitaire ! et encore moins frontiste !

https://revolutionfeministe.wordpress.com

Cette pétition sera remise à:

  • Premier Ministre
    Monsieur Manuel VALLS

21 juillet 2015

MEPRIS

Classé dans : élection érection piège à con — eructeuse @ 9 h 06 min

Le mépris des bobos des intellos des révolutionnaires de pacotille, des « je sais tout ferme ta gueule » pour le peuple, qu’on peut lire partout entendre etc etc, ce mépris pour  ces « hères » qui ne bougent pas, qui se noient dans la merde, vient du fait que, aille aille ouille, c’est qu’ils ne font pas la révolution dont rêvent les princes du savoir les princes du grand soir !

Viens faire MA révolution sale con ! Mdr ! on est tous frères surtout toi si tu te mets devant, oui il suffit de connaitre son histoire commune, commun commune !

Et je me marre car oui sans le peuple oui sans les gueux les sans dents les pesteux ceux qui font le boulot ceux qui ont les manches au dessus des coudes oui pas de révolution, en 1789 ils l’avaient bien compris les bourgeois que sans les paysans pas de révolution d’ailleurs la piqûre de rappel du 4 août c’était pas du mélo hein les aristo de la pensée …

J’ai lu un dégueulis d’un mec sur les cons qui méritent leur exploitation, qui se disait de gauche et se présentait aux élections, on est loin de l’éducation populaire, oui oui la gauche a failli oui oui la gauche a trahi, oui oui la gauche n’est pas le peuple, ce peuple de cons méprisés, mort aux cons alors nous la gauche on est mort et ça fait un bail !

Oui la gauche est morte dans le lit de sa trahison !!! 

Quand je vois une gauche qui crache sur le PC et qui s’allie avec les verts qui sont allés au gouvernement Hollande, là aussi je me marre, tous des bouffons engoncés dans leur habit de pouvoir, et si je me dis qu’on me ment, qu’importe je vote blanc maintenant !

Elections pièges à cons c’est clair maintenant avec les trois paris, partis, pas besoin de parier tous des libéraux en lisse, on risque pas d’être en liesse !

Pauvre pauvre gauche heureuse d’avoir amené le PCF en dessous des 3% mais pauvres idiots utiles du capitalisme le seul mot marxisme et le libéralisme fait une montée d’urticaire !

Cracher sur celui qui crève de misère de solitude de souffrance qui lui ne peut pas se soigner !

Je me rappelle d’un petit patron qui se disait socialiste et qui râlait sur le RSA ça m’a donné la colère et je lui ai dit mais c’est ce que tu mets dans ta bagnole par semaine pour te promener !

Cracher sur la misère en disant « hé bien tu la mérites ta misère » ça c’est révolutionnaire !

Cracher sur la misère des miséreux qui soit disant ne pensent pas ne votent pas c’est bien montrer chers intellos chers aristos de la pensée que sans le peuple c’est l’impuissance !!! 

Ben oui pas de révolution sans le peuple et qui dit que le peuple n’a pas de conscience de sa classe !

Quand tu es trahi par la classe pensante qui siège dans les assemblées tu fais quoi hein ?

Tu vas tendre ton cul pour te faire tirer comme un lapin que tu voudrais bien avoir dans ta casserole parce que 475 euros ça nourrit personne !

L’abstention n’est pas une démission c’est la signature qui dit « on sait que vous nous prenez pour des cons ! »

Le mépris c’est pour  la société bourgeoise qu’il faut l’avoir !

MERDE MERDE MERDE !

manif toulouse

et j’emmerde la bien-pensance de droite comme de gauche !

poing_leve-3e760

21 avril 2014

HEUREUX LES PAUVRES…

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 19 h 08 min

Dire écrire conter pour témoigner lire ressentir pour comprendre écouter entendre pour saisir lire lire et se faire tout petit petit, mon écriture n’est pas une banque d’émotions mon écriture n’est pas une devanture à pognon mon émotion n’est pas une tranche de cochon mon écriture n’aime pas les compromissions…Si mon cœur a pu être à un moment de ma vie, brisé fracassé fracturé c’est qu’il y a des êtres qui jouent avec les sentiments des autres, sous un pseudo amour, la haine peut être tapie…je m’en suis sortie avec cette affirmative conviction que mon cœur n’est pas une salle de torture ! Il y aurait beaucoup à dire mais est-ce à raconter… peut-être un jour… Il a bien fallu se protéger dans un blindage à l’épreuve des coups bas des coups durs des coups de pute de tous les jours- il n’y a pas les collabos d’hier, les collabos de demain, il y a les collabos de toujours- et mon blindage, ne l’empêche pas de pleurer d’aimer d’être touché. Protéger son cœur, n’enlève pas son humanité heureusement. Le mien a toujours gardé l’âme de mes convictions universalistes, mes choix de vie : interventionniste, militante engagée et militante aussi dans les actes de tous les jours…la vie est un combat, l’amour une devise, la justice une foi, la liberté une recherche, la lutte contre le capitalisme et son patriarcat un choix de vie !

Mon fils aîné qui a vécu certaines de mes interventions, raconte à son frère que lors d’une agression, j’ai poursuivi et fait fuir deux mecs (l’un des deux m’avait saisi la fesse sous ma robe dans un escalier d’un parking) en les traitant de facho, et lui dit : « maman a fait dans sa vie des choses que peu d’hommes auraient faites »… Parole de fils aimant… J’ai gardé un certain temps un serrement aux tripes quand j’allais dans ce parking…

Oui interventionniste, maintes et maintes fois, comme un jour à la terrasse d’un café où j’étais avec des amis du syndicat, j’observais deux mecs qui parlaient, pestaient contre un mec soul qui racontait à l’intérieur du café, son désespoir de s’être battu pour la France et de n’avoir reçu que son mépris, j’ai senti le danger et quand ils se sont levés brusquement au moment où il passait à leur portée, pour lui casser la gueule -leurs visages et leurs gestes ne permettaient aucun doute- je me suis levée en repoussant ma chaise et en criant : ils vont lui casser la gueule, ça les a stoppés net, l’homme est parti…comme ce vendredi (saint), quand je suis intervenue alors que des gens crachaient verbalement sur une femme, qui avait perdu son porte-monnaie ou on lui avait volé, et qui lui avait été restitué vide, alors comme elle est soûle souvent et soûle au moment du vol, elle n’avait qu’à fermer sa gueule, elle méritait son sort !

Ah cracher sur la misère, ronger la viande du pauvre jusqu’à l’os, les voilà les collabos de tous les jours…J’ai juste dit qu’on voyant bien que cette femme était en grande souffrance..que c’était d’ aide qu’elle avait besoin…C’est « stupéfiant » » il suffit juste d’intervenir avec convictions, de ne pas laisser des propos injurieux insultants et/ou racistes s’installer dans l’indifférence pour que les propos prennent une autre tournure.. Souvent j’entends de bons paroissiens de la bonne-pensance, cracher sur les SDF, la bonne généreuse dire il ne faut pas leur donner d’argent, ils vont le boire, ils n’ont qu’à travailler hou ! A une époque, on disait ça pour ne pas augmenter les ouvriers, ils vont le boire…Saleté de pauvres. On sent l’expérience de la vie là !

Il faut dire que l’état donne l’exemple un bon Rom c’est un Rom expulsé…Cet état qui a laissé les propos fascistes racistes sexistes se véhiculer d’année en année, et qui a donné la parole uniquement pour des raisons électoralistes, (merci monsieur Mitterrand) au parti fasciste, le parti qui a des membres qui se montrent avec des croix gammés, le parti dont la présidente danse à Vienne avec des nazis, le parti dont le président d’honneur (sic) a dit que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire, ce parti qui se prétend chrétien …

Cracher sur les faibles les pauvres ce n’était pourtant pas la politique de Jésus, faut croire que le message a été détourné de sa source…

En ce jour de Pâques, que reste-t-il du message du Christ ? Le culte des Dieux, le culte de la personnalité que d’errance que d’intolérance, que de meurtres en ces noms au fil de l’histoire…

Sur l’horloge du temps sonnent des consciences en réveils insolents perpétuellement, tels L’Abbé Pierre, monsieur Hessel, le jeune résistant Guy Môquet…et tant d’anonymes…

Tendre la joue gauche est un message dur à comprendre, c’est un acte parfait, l’Homme est imparfait, mais perfectible, il faut du chemin pour comprendre. Il y a de la route devant chacun de nous…On est libre de nos choix… Personne ne nous met un revolver sur la tempe et dit : « prend cette voie… »…

Je ne crois pas me tromper en disant que Jésus Christ instruit le pardon en un acte d’amour, chacun porte en lui cette capacité à la rédemption, au pardon, à l’amour de l’autre. Pardonner ne veut pas dire cautionner…

Ne pas cautionner l’inacceptable…

Des peuples encore meurent sous les coups de la dictature de leur pays…Des peuplent luttent, résistent, des voix se lèvent…nous ouvrent les yeux…notre avenir est en eux, il est inscrit dans chaque combat : la liberté est indivisible !

Les petits ruisseaux font les grandes rivières dit-on…

Sur ce, bon repos, en ce jour férié…Beaucoup d’amour chaque jour, l’amour n’est pas souffrance… Un jour, un homme m’a dit puisque tu m’aimes tu dois souffrir, hé bien non, aimer ce n’est pas souffrir !

 

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