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9 mars 2021

VALERIE TORANIAN

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 14 h 22 min

LA MORT DE L’UNIVERSALISME C’EST LA FIN DU FÉMINISME ( tiré de la REVUE DES DEUX MONDES)

Je me souviens du temps où le féminisme était d’abord universaliste. On ne faisait pas le tri entre les femmes de culture et de religion différentes pour décider de leurs droits à être nos égales ou pas. Les droits des femmes concernaient toutes les catégories de femmes. À des échelles différentes et avec des nuances. Les femmes précaires étaient plus vulnérables que les femmes CSP ++, les femmes précaires et immigrées encore plus exposées que toutes les autres. L’intersectionnalité, avant de verser dans la folie tyrannique des minorités, c’était d’abord cette reconnaissance de multiples sources de discrimination. Et le féminisme universaliste embrassait toutes ces dimensions. Pas d’essentialisation, d’assignation à la race ou à la religion. Des combats à mener. Contre le sexisme, les discriminations, les inégalités. Que le système d’oppression soit blanc, noir, arabe, musulman, africain, orthodoxe juif, catholique intégriste ou évangéliste. Pas de sororité identitaire excluant celui/celle qui ne me ressemble pas (et bien sûr les hommes..). Plutôt la solidarité. Les féministes occidentales n’étaient pas des « blanches néo-colonialistes » mais souvent les porte-voix des femmes sans voix. Celles qui subissaient des lois iniques, des violences systématiques, à qui on refusait l’éducation, l’école, l’accès à la santé. Celles qui subissaient le viol comme arme de guerre. Celles qu’on interdisait de parole, de visibilité, qu’on mariait de force, qu’on excisait, qui subissaient la polygamie.

Lorsque ces pratiques sont arrivées en France, les féministes universalistes n’ont pas pensé que ces femmes immigrées, tant pis pour elles !, appartenaient à des communautés dont il fallait respecter les usages et les mœurs. Et qu’on pouvait donc les laisser sur le carreau. À partir du moment où la République française les accueillait, ces femmes avaient des devoirs mais aussi des droits. En France, nous sommes toutes les héritières d’Olympe de Gouges, de Simone de Beauvoir, de Simone Veil et des luttes des années soixante-dix.

« Le néo-féminisme intersectionnel et racisé fait aujourd’hui la promotion d’un identitarisme obsessionnel qui fut l’apanage de l’extrême droite. Et toutes les forces de progrès applaudissent, à l’exception de la gauche républicaine universaliste, hélas bien moins audible. »

Lorsque l’islam politique, importé par les salafistes et les Frères musulmans, s’est mis en marche dans les quartiers, poussant en première ligne les femmes voilées, étendards d’un séparatisme affiché, pas question de dire démagogiquement que c’était « leur droit ». Il importait, au contraire, de redire que tous les « droits » ne se valent pas : le foulard est le marqueur d’une idéologie totalitariste qui ne reconnaît pas aux femmes leur pleine égalité avec les hommes. Qu’elles portent le foulard librement et avec fierté en fait des militantes de l’islamisme, pas des militantes du féminisme.

Je me souviens que la gauche fut longtemps le fer de lance du combat féministe universaliste. La religion était l’opium du peuple, pas le nouvel horizon du progrès. Le combat contre le racisme n’était pas devenu le combat contre l’islamophobie au nom d’une bigoterie post-moderne invraisemblable. La laïcité était une fierté pas un concept honteux dont on n’ose même plus se revendiquer de peur d’être traité de « laïcard islamophobe ».

L’étude légitime des crimes du colonialisme ne s’était pas transformée en doxa indigéniste décoloniale interdisant aux Blancs de prendre la parole sur des questions historiques ou culturelles, censurant toute parole non conforme au dogme racialiste. Les réseaux sociaux, très investis par les mouvements néo-féministes intersectionnels et décoloniaux, ne faisaient pas encore la loi semant la terreur dans les médias terrorisés à l’idée du bad buzz. On n’interdisait pas des camps de vacances décoloniaux aux Blanches. On ne sonnait pas l’hallali lorsqu’une Irlandaise traduisait la chanson d’une Afro-américaine. On ne hurlait pas à l’appropriation culturelle lorsqu’une Blanche chantait le blues.

Le néo-féminisme intersectionnel et racisé fait aujourd’hui la promotion d’un identitarisme obsessionnel qui fut l’apanage de l’extrême droite. Et toutes les forces de progrès applaudissent, à l’exception de la gauche républicaine universaliste, hélas bien moins audible. Comme le dit Abnousse Shalmani, « orpheline de son électorat ouvrier, la gauche se console avec les islamistes ». Sinistre conversion. L’UNEF était un syndicat étudiant de gauche et féministe, pas un syndicat porteur, à travers sa présidente voilée, des valeurs de l’islam politique.

Le féminisme combattait le viol, pas le viol émanant exclusivement des prédateurs blancs occidentaux hétérosexuels. Un violeur noir n’est pas un prédateur, c’est une victime, nous disent les néo-féministes décoloniales. Même chose pour l’agresseur sexuel musulman. Souvenez-vous de la Saint-Sylvestre à Cologne et des intellectuels islamogauchistes nous expliquant que ces hommes d’origine maghrébine, donc victimes, avaient agressé des femmes blanches, donc coupables (être Blanche est une faute, être une femme blanche marchant dans la rue est une provocation ?). Tant pis si la victime du prédateur racisé est souvent racisée. Au nom de sa culture et de sa couleur, elle doit se taire.

« Le néo-féminisme est l’incarnation de son époque, séduite par les extrêmes, très perméable aux discours de haine, y compris à la haine de soi. Une époque post-moderne où n’existe plus que des valeurs et des principes alternatifs, tous équivalents. »

Le féminisme a toujours été traversé par des courants plus radicaux que d’autres. La nouveauté est que la radicalité est devenue le courant mainstream du féminisme. #Metoo avec la libération de la parole sur le harcèlement (notamment en entreprise) est un progrès. #Balancetonporc est un naufrage moral. Accompagner et aider les victimes de violence est une obligation. Poser comme dogme #victimejetecrois, en dépit des règles de l’État de droit, est une capitulation.

Le néo-féminisme est l’incarnation de son époque, séduite par les extrêmes, très perméable aux discours de haine, y compris à la haine de soi. Une époque post-moderne où n’existe plus que des valeurs et des principes alternatifs, tous équivalents.

Dans ce naufrage féministe des principes, dans cet océan de bêtise et de confusion, il faut donc saluer avec force celles qui résistent et continuent contre vents et marées à défendre un féminisme universaliste. Loin des théories décoloniales et racialistes qui nous font violemment régresser, elles sont les héritières de Simone de Beauvoir, d’Élisabeth Badinter, d’Annie Sugier, de Catherine Kintzler, d’Élisabeth de Fontenay. Hommage et respect à Abnousse Shalmani, Fatiha Boudjahlat, Zineb El Rhazoui, Hala Oukili, Mila, Françoise Laborde, Caroline Fourest, Tania de Montaigne, Peggy Sastre, Sonia Mabrouk, Lydia Guirous, Rachel Kahn… et toutes celles qui partagent leurs combats.

19 janvier 2021

La moutarde me monte au nez ! Trop c’est trop ! Touchez pas aux petites filles ! Merci madame Fatiha Agag-Boudjahlat !

Classé dans : Art et culture, la vie des avis,La cause des Femmes — eructeuse @ 15 h 18 min

Sur marianne.fr

Un amendement déposé par des députés La République En Marche (LREM) puis jugé irrecevable a remis sur la table le débat sur le port du voile par les fillettes. Marianne en parle avec Fatiha Agag-Boudjahlat, enseignante et auteure d’un ouvrage sur cette pratique.

Aussitôt déposé, aussitôt retoqué. Quelques jours seulement après son dépôt par les députés LREM Aurore Bergé (Yvelines) et Jean-Baptiste Moreau (Creuse), l’amendement visant à interdire le voilement des fillettes dans le cadre du projet de loi visant à conforter le respect des principes républicains a été jugé irrecevable car dépassant le périmètre du texte. Mais le débat ne s’arrête pas là. Fatiha Agag-Boudjahlat, enseignante et auteure de Combattre le voilement – Entrisme islamiste et multiculturalisme (Cerf) estime que l’interdiction du voilement des fillettes relève de la protection de l’enfance. Entretien.

Marianne :Quelle signification revêt le voilement d’une fillette ?

Fatiha Agag-Boudjahlat : Le voilement, qu’il concerne des enfants ou des femmes adultes, qu’il soit imposé comme en Iran, ou non comme en Europe, ne change ni de sens ni d’effet. La femme est soumise à la sainte trinité patriarcale. Elle doit être vierge, discrète, pudique. Le voilement, que ce soit pour les adultes ou les enfants réduit la femme à un organe génital total. Sa chevelure est présentée comme susceptible d’exciter le désir des hommes.

Le voilement, que ce soit pour les adultes ou les enfants réduit la femme à un organe génital total.

Quand il s’agit d’enfants, quelles sont les conséquences sur leur développement ?

Pour les islamistes, l’enjeu du voilement des fillettes est de les formater suffisamment tôt pour qu’elles ne s’écartent jamais de cette voie. Voiler des enfants vise à les emprisonner dans une ultraorthodoxie. Peu à peu, par cette pratique, on apprend à la fille qu’elle a des obligations que les garçons n’ont pas. On lui inculque l’idée qu’en tant que fille, elle constitue une vulnérabilité pour la famille. On lui impose une situation d’invisibilité pour ne pas exciter les hommes. Le voilement relève de l’hypersexualisation du corps des enfants. Mais le voilement des fillettes produit aussi des effets sur les petits garçons : ils intègrent que les femmes sont différentes. Les garçons apprennent qu’une fille qui se respecte est une fille qui se voile.

Pour les islamistes, l’enjeu du voilement des fillettes est de les formater suffisamment tôt pour qu’elles ne s’écartent jamais de cette voie.

Pourtant, certains défendent de ne pas l’interdire au nom de la liberté religieuse ou parce qu’ils craignent qu’une telle mesure stigmatise.

Je ne supporte plus que l’accusation de stigmatisation soit un prétexte pour ne pas faire avancer les choses. Le voilement ne correspond à aucune pratique musulmane du Maghreb, cela vient d’Afghanistan. En Algérie, par exemple, ceci n’existe pas. Je ne comprends pas comment des féministes peuvent défendre le voile, il n’y a rien de plus patriarcal. Les féministes parlent de consentement, mais la religion est le mécanisme le plus efficace d’emprise sur les êtres. Un enfant ne souhaite qu’une chose : plaire à ses parents.

Sait-on à quel point le voilement des fillettes est répandu en France ? Existe-t-il des chiffres ?

Il n’y a aucun chiffre car les ministères de l’éducation, de la santé et de l’intérieur s’interdisent d’enquêter. On refuse de considérer l’islamisme comme une dérive sectaire. Néanmoins, je constate que lorsque j’étais petite, moi-même fille d’immigrés, je rencontrais très peu d’enfants voilées. Maintenant, je croise des enfants de trois ou quatre ans qui portent le foulard. Ce n’est pas anecdotique, c’est surtout symptomatique d’une normalisation de pratiques ultraorthodoxes. En Algérie, mes parents n’ont jamais vu ça. On introduit l’idée qu’un bon musulman est un islamiste.

Comment lutter contre ce phénomène ?

La mère des réformes serait de remplacer la notion d’autorité parentale par celle de responsabilité parentale. Il faut une commission parlementaire pour revoir la protection de l’enfance. Nous avons hérité d’une pratique bonapartiste qui consiste à sacraliser l’autorité parentale, comme si les parents étaient propriétaires du corps de leur enfant. Il est indispensable de clarifier le statut juridique de l’enfant. La Convention internationale des droits des enfants leur garantit la possibilité de se construire une personnalité mais garantit surtout aux parents le droit de leur transmettre leur culture. Que fait-on s’il y a une contradiction entre les deux ?

Quelle est la distinction entre autorité et responsabilité parentale ?

L’autorité parentale fait croire que le rôle des parents consiste à exercer un pouvoir sur leur enfant. La responsabilité suggère que les parents ont des devoirs vis-à-vis des enfants, et non des droits. Ils ont le devoir de prendre soin de leurs enfants. La protection de l’enfance à l’heure actuelle est un scandale d’État. Il faut réintroduire un défenseur des enfants qui ne dépende pas du Défenseur des Droits. Les enfants radicalisés disparaissent des radars. Ils ne sont pas scolarisés, ou seulement à domicile. Il est urgent de repenser la protection de l’enfance.

Il est urgent de repenser la protection de l’enfance.

Dans ce travail de réforme de la protection de l’enfance, que proposez-vous précisément pour bannir le voilement des fillettes ?

La loi a déjà intégré que la maltraitance ne se limite pas seulement à des atteintes physiques, mais inclut également des violences psychologiques. Je propose d’avancer en interdisant les « exigences éducatives disproportionnées », terme formulé dès 1988 par la commission Jacques Barrot sur la protection de l’enfance. C’est l’argument juridique qui permettrait de bannir le voilement des fillettes. Chantal Jouanno s’était déjà appuyée dessus pour interdire les concours de mini-miss. Les exigences éducatives disproportionnées permettraient également d’interdire les certificats de virginité ou la pratique du ramadan par les enfants. Il y a deux ans, je me souviens avoir envoyé à l’infirmerie un élève qui pratiquait le jeûne et se sentait mal. Quand l’infirmière a appelé les parents, ils lui ont répondu qu’elle laisse dormir leur fils car il ne devait pas casser le ramadan.

Aurore Bergé et Jean-Baptiste Moreau ont déposé leur amendement pour interdire le voilement des fillettes dans le cadre du projet de loi confortant le respect des principes républicains. Mais à vous entendre, l’enjeu relève plus de la protection de l’enfance que de la laïcité.

Oui. Je savais que ce que proposait Aurore Bergé était voué à l’échec. La question du voilement des fillettes est une question de maltraitance des enfants. Il ne faut pas convoquer la laïcité à tout bout de champ. Une commission parlementaire sur la protection de l’enfance traiterait aussi bien de l’inceste, des exigences éducatives disproportionnées que de l’accès à la pornographie.

Y a-t-il également une frilosité politique à avancer sur ce sujet ?

LREM n’avance que lorsqu’il y a un attentat. Il faut qu’une tête tombe pour qu’ils bougent. LREM défend une conception multiculturaliste, comme ces sinistres sires de la France Insoumise qui combattent le patriarcat jusque dans les toilettes d’Alain Finkielkraut mais qui n’ont aucun problème avec le voilement des fillettes. Sur la protection de l’enfance, on est en train d’avancer sur la pédophilie. Mais sur le sujet du voile, dès qu’on le mentionne, on ressort l’accusation de stigmatisation. D’autres affirment qu’il faudrait aussi interdire les croix ou les kippas. Or, une kippa ne fait pas des cheveux d’un homme un organe génital qu’il faut cacher. La loi de 1905 visait clairement l’Église. Il faut s’adapter au contexte et aux religions.

LREM n’avance que lorsqu’il y a un attentat. Il faut qu’une tête tombe pour qu’ils bougent.

Tout cela est dramatique car si les islamistes arrivent à contrôler les enfants, l’orthodoxie se banalisera complètement. Il faut agir, il n’y a rien de plus faible que les enfants.

29 août 2016

Fatiha Boudjahlat

Classé dans : Pour vous les femmes !,tout est politique — eructeuse @ 14 h 50 min

A propos des deux cas de femmes voilées expulsées de la plage et d’un restaurant : je ne conteste pas le fait qu’il peut y avoir discrimination. Voici juste quelques réflexions sur certaines réactions qui sont dangereuses.

Ce qu’il y a de fascinant, c’est la construction méthodique de la figure raciale de l’opprimée. Accès à la plage et aux loisirs refusés à la femme voilée? C’est le rappel des plages interdites aux Noirs en Afrique du Sud sous l’apartheid. Refus de servir les deux jeunes filles dans un restaurant? C’est le rappel des lois de ségrégation aux USA.

L’analogie anhistorique est créée de toute pièce, grâce aux réactions sans discernement de personnes à bout, comme ce restaurateur, dont je me demande comment il a été amené à aborder ce sujet. Certains médias, la sénatrice Benbassa, le CCIF, Plenel etc, ne cessent de comparer la situation actuelle au sort réservé aux Juifs dans les années Trente. C’est terriblement habile.

1) La « race » musulmane est créée et comparée à la « race » noire ou juive. Il y a là une essentialisation qui piège les musulmans qui n’optent pas pour la pratique rigoriste et sont pourtant enrôlés.

2) La pratique rigoriste devient un signe de ralliement solidaire, la base de revendication de liberté et d’égalité. Elle prend une dimension identitaire. La communauté se soude donc autour de symboles qu’elle ne reconnaissait même pas.

3) Escamoter la pratique religieuse rétrograde pour en venir à un discours sur les …libertés civiles, comme dans les années 60 aux USA. C’est au nom de la liberté que les islamistes ne mobilisent et au nom de cette liberté que leurs idiots utiles les soutiennent. C’est ainsi que le féminisme est retourné contre les femmes. Les islamistes, qui haïssent les femmes, prétendent défendre leurs droits. Eux qui parlent et méprisent ce particularisme occidental que sont les droits, les libertés et la dignité des femmes, les voilà en usant et les réclamant.

4) La France serait donc un pays raciste puisqu’ « islamophobe », ce sont les USA d’avant Kennedy, c’est la France anti-dreyfusarde. Les femmes victimes sont un mélange de Dreyfus et de Rosa Parks. Les médias anglo-saxons donnent cette image. On oublie l’islam, seul existe maintenant l’islamisme, et il est une race. Persécutée par un Etat hostile, comme les Noirs le furent par les lois ségrégatives.

5) la figure attendrissante de la femme, éternelle victime… alors que le voilement est un choix qui fait d’elle l’agent et l’acteur de sa propre stigmatisation, et de son aliénation.

Les Français réagissaient avec trop de dignité, ne s’adonnaient pas à la vengeance, à des actes hostiles. Cela ne pouvait convenir au CCIF et autres, qui ont besoin de jouer les victimes pour déguiser leur prosélytisme et leur activisme politique et religieux. Il y a un testing géant en ce moment, des provocations par des militantes, et des personnes qui tombent dans leur piège.

Il faut tenir bon, ne pas inciter au racisme (c’est exactement ce que souhaiteraient les islamistes pour justifier leur propagande). Il faut rester fermes sur nos principes, garder notre liberté d’expression pour critiquer sans concession le voile ou le burkini, mais ne pas créer de situations où les islamistes peuvent se victimiser et étendre leur influence. 
C’est à mes yeux, être français et républicain.

 

20 août 2016

DE FATIHA BOUDJAHLAT

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 13 h 05 min

Ma tribune publiée sur Marianne.net sur les nouveaux racistes. De Plenel aux identitaires.

« La critique du colonialisme et du colonisateur, sans cesse mis en cause, entraîne paradoxalement les Indigénistes et les gauchistes islamophiles dans un rejeu colonial permanent. Mme Bouteldja du Parti des Indigènes de la République (PIR) condamne les mariages mixtes parce qu’une race doit préserver sa pureté. Les voilà créant la race musulmane : la pratique religieuse permettant de se purifier de l’influence occidentale, plus elle est rigoriste, plus elle se distingue de la société, mieux elle permet d’affirmer une identité ethnique et de recouvrer fierté et authenticité. Mais ce faisant, ils prolongent eux-mêmes le processus colonisateur. »….

« Mais cette conception communautariste, l’apartheid à l’envers, c’est-à-dire à l’initiative des minorités, entre en convergence avec les identitaires selon la même volonté de différentiation, de personnalité des lois et des droits : laissons-les entre eux, leurs règles, leurs mœurs. Il n’y a qu’à lire ces propos de Jean Mabire, parus dans la revue Terre et Peuple de 2003, revue dont il était le président d’honneur, et repris dans le cadre d’un hommage posthume dans le numéro de juillet-août 2016 de la revue Eléments pour la civilisation européenne :

« Pour les [immigrés] comme pour nous, hormis une minorité de garçons et surtout de filles qui voudront changer d’âme à défaut de changer de peau, il faut leur permettre et même les encourager à cultiver leurs différences. Donc oui au voile, oui aux écoles traditionnelles, oui aux mosquées, oui au Ramadan et même à Tariq Ramadan qui a provoqué un tel scandale chez les bien-pensants de la pensée unique. Que la République ne traite pas les Arabes et les Kabyles comme elle a traité les Bretons et les Alsaciens ! Ce serait créer, au lieu du communautarisme de tolérance mutuelle, un communautarisme de refus et de haine. »
….
« D’où la crispation des gauchistes, des islamistes et des identitaires sur la laïcité, parce qu’elle est ce qu’il y a de plus républicain dans le projet politique d’égalité des droits et d’émancipation. »
…..
« Les islamo-gauchistes et les identitaires posent cette alternative : aimer la France, c’est trahir les siens et ce que l’on est. Comme Salomon, la justice réclame de se débarrasser de celui qui impose l’alternative, piège de la pensée. L’identité religieuse n’est pas l’identité première ou irréductible d’un individu. Il faut sortir de ce chantage à l’authenticité et à la fidélité. On ne trahit pas en aimant la France. »

http://www.marianne.net/agora-edwy-plenel-pir-ccif-identita…

2 mai 2016

Bleu blanc ahhh non BLEU VERT ROUGE !

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 8 h 02 min

Fatiha Boudjahlat est Enseignante en collège REP à Toulouse après 6 ans dans les quartiers difficiles de Marseille.

Elle est également Secrétaire Nationale du MRC en charge de l’Education et membre-fondateur du Printemps Républicain.

Voilà ce que Fatiha Boudjahla nous dit sur sa page Facebook à propos d’un rassemblement appelé : « Camp décolonial interdit aux blancs »

Par les organisateurs du camp décolonial interdit aux blancs. Qui persistent et signent: « On se retrouve avec des campagnes similaires à #‎TousUnisContreLaHaine‬ qui, en se focalisant uniquement sur le racisme interpersonnel et sur les sentiments haine/amour, occultent volontairement sa dimension structurelle, étatique et donc éminemment politique. » « La vraie question serait plutôt « pourquoi une formation organisée par et pour des personnes subissant le racisme d’État pose autant de problèmes ? » Ce n’est pas un projet de vie, ce sont des universités d’été de trois jours réservées aux personnes directement concernées par le sujet. ».

Toujours l’essentialisation ethnique et religieuse propre au PIR. Les poncifs habituels : racisme et islamophobie d’Etat, stigmatisation, ne pas être de couleur est un obstacle rédhibitoire…

« Dans nos bouches à nous, militants de l’antiracisme politique, le concept de race ne renvoie pas du tout à une réalité biologique mais à une réalité sociale. Il ne s’agit pas de faire des classifications entre les ethnies mais de reconnaître que les mythes autour de la race, qui ont été produits par l’esclavage et la colonisation, ont eu des effets catastrophiques, destructeurs, dont on paie aujourd’hui encore le prix fort. Oui, il n’y a qu’une seule race, la race humaine, blabla mais là n’est pas la question. Comme l’a très bien résumé Colette Guillaumin : « la race n’est certes pas ce qu’on dit qu’elle est, mais elle est néanmoins la plus tangible, réelle, brutale, des réalités.  »

L’idée de citoyenneté est la plus obscène à leurs yeux: l’autonomie du sujet vis à vis du groupe communautaire, de l’épiderme, de l’ethnie, c’est odieux ! C’est pourtant le bien précieux que nous garantit la République.

17 avril 2016

Sidérant

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 14 h 47 min

De la page FB de madame Fatiha Boudjahlat  : On m’a transmis ce mail hier soir. Qui circule entre étudiants. Lisez ce morceau de racisme certifié islamiste, féministe, homo et trans: Un charmant pique-nique se prépare aujourd’hui à Toulouse, mais sur une base de « non mixité raciséEs et féministes meuf gouines trans » dans le but s’organiser  » en juin d’un événement autour des questions de luttes anti-racistes et des questions des féminismes intersectionnels. ». Pour lutter contre le racisme, il est pertinent d’exclure les blancs du pique nique et de l’événement organisé. Et l’on comprend à la lecture de ce mail l’étrange PACS conclu entre des féministes, des homos et les racistes du PIR. L’ennemi est l’homme blanc. « Il faut créer de la visibilité racialisée ». Mais ce n’est pas raciste cela. Voila ce qui arrive quand on ne défend plus le commun républicain. Notre maison brûle. Et Hollande n’a que faire des principes républicains si encombrants. Une question: pourquoi ne pas inviter Ramadan à ce pique nique, lui, l’ami de ceux qui les tuent en Orient?

 LES BLANCS NE SONT PAS CONVIER COMPRIS PROUT

Salut à Toustes,

On vous propose une rencontre le Dimanche 17 avril à Toulouse pour envisager un projet trop la classe!!
Attention, alors là on recherche activement des motivéEs dans une non mixité raciséEs et féministes meuf gouines trans pour nous rejoindre dans l’organisation en juin d’un événement autour des questions de luttes anti-racistes et des questions des féminismes intersectionnels.

En bref on aurait l’envie de faire un petit festival d’un week-end ou quelques jours avec des moments de réflexions, des ateliers et aussi des moments plus festifs avec des concerts et des performances d’artistes trop trop swaggy baby..

On a vraiment envie de se retrouver en non mixité pour prendre GRAVE de force et d’échanger entre personnes qui vivent des oppressions et des vécus similaires.
Parce que des fois on peut se sentir toutE seulE dans nos milieux alors qu’en fait on est pleins suffit d’ouvrir les yeux!!
On a la rage, toi même tu sais, on est véner et fièrEs, on est grave motivéEs et on veut absolument créer de la visibilité raciséE parce que c’est TROP nécessaire que dans nos luttes, nos vies et nos histoires prennent la place sur les scènes politiques, que nos revendications prennent de l’ampleur et s’arment afin de résister aux attaques permanentes que l’on subit quotidiennement dans toutes les sphères de la vie!

On veut se créer des espaces sans oppresseureuses pour discuter des questions des féminismes et d’intersectionnalité, de nos perspectives de luttes anti-racistes, et de comment on arrive à s’inscrire (ou pas) à porter une voix raciséE (ou pas) dans les luttes actuelles…

Cet appel part d’une gouine et d’un trans raciséEs, on habite à Toulouse, on est plutôt anarkao-tpg-
féministe prout prout paillettes…
On est solidaires des putes et des meufs voilées (pour les solidarités qui pourrait fâcher), et on a plutôt envie de laisser la porte ouverte à celles qui s’interrogent sur ces luttes là et d’en discuter. C’est cool aussi de se confronter à différents vécus politiques, donc l’idée c’est de faire tourner cet appel pour que le plus de personnes possibles se reconnaissant dans la non mixité proposée arrivent à nous rencontrer donc n’hésitez pas à relayer dans vos réseaux!!
On veut plus rester Seules on veut s’organiser et on va tout DECHIRER !!!

On vous attends DIMANCHE 17 AVRIL pour partager un repas à partir de 11h30 au Jardin de Compans Cafarelli. On vous propose de manger ensemble et de réflechir à ce qu’on peut faire collectivement. Et ensuite pour celles qui veulent, aller passer le reste de l’après midi à la Chapelle pour la journée internationale des prisonnier-es palestinien-nes dans le cadre des 10 jours d’Autodéfense populaire organisé par la CREA.

RaciséEs: personnes qui VIVENT les produits des racismes issus des systèmes de dominations blanches.

 

27 mars 2016

IGNORANT DE SON IGNORANCE ?

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 12 h 00 min

FATIHA BOUDJAHLAT FB

Un exemple caricatural de ces islamogauchistes : Edwy Plenel, à propos de qui Mme Bouteldja a créé la catégorie des blancs déclassés. Soumis. Dociles. Le fils de recteur de la Réunion viré de son poste a connu le déclassement et l’injustice, il en a conçu une haine inextinguible envers la France et la République. Excommunication politicienne? comme ses amis islamistes, M. Plenel mélange religion et politique. Mélange d’ignorance et de préjugés? Les citoyens ont fait le travail que M.Plenel refuse de faire en tant que journaliste: étudier les textes, suivre M.Ramadan qui adapte son discours à son auditoire. Et Mediapart qui est si prompt à débusquer les financements interlopes, est bien silencieux et aveugle quant à la provenance de l’argent qui finance le train de vie de M.Ramadan, qui lui a permis d’acheter un poste temporaire à Oxford. M.Plenel hait la France, il se pique dans son tweet de regretter son déshonneur? M.Plenel déshonore la gauche, déshonore le métier de journaliste, déshonore la République. Que connaissez vous de l’honneur de la France? Puisque l’honneur n’est pas à votre portée, essayez au moins la décence. Envers les victimes des terroristes. Ce n’est pas la peur, l’ignorance, les préjugés qui ont tué nos amis de Charlie, nos compatriotes Parisiens, nos voisins belges, nos voisins plus lointains africains. Ce sont les amis de votre ami Ramadan.

a edwy plenel

 

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