Victoryne Moqkeuz Eructeuse

Inspiration expulsion

29 août 2018

Gare aux tendinites ça va coûter un pognon de dingue à la sécu !

Classé dans : pour le meilleur et pour le rire — eructeuse @ 3 h 32 min

Chaunu

27 août 2018

CANICULE POLITIQUE

Classé dans : pour le meilleur et pour le rire — eructeuse @ 0 h 53 min

canicule politique

22 août 2018

Comme le temps passe !

Classé dans : élection érection piège à con — eructeuse @ 13 h 42 min

POLONY

14 août 2018

A l’école du chiffre

Classé dans : élection érection piège à con — eructeuse @ 6 h 30 min

macron44

Dessin de GLEZ

10 août 2018

QUI RIT QUI RIT ?

Classé dans : élection érection piège à con — eructeuse @ 7 h 26 min

Bernard Arnault, dont la fortune a grimpé de 71% pour atteindre 58,6 milliards d’euros, voit son ISF supprimé.
Nos retraités, avec 1200€/mois, sont « une génération dorée » à qui on augmente la CSG.
L’indécence du gouvernement n’a plus aucune limite !Texte pris sur la vraie démocratie

J’ajoute indécence et mépris !

Allez les gueux en marche vers l’urne !

Et dans la paix du saigneur compris !

rire sourire

 

7 août 2018

RAYONS « PRESSE »

Classé dans : l'empalement médiatique — eructeuse @ 8 h 23 min

Radio Macron : « Les élites parlent aux élites » ! Ben quoi ils sont français aussi !

rire sourire

 

1 août 2018

Et l’autre il pianote sur son portable pendant la motion de censure !

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 12 h 59 min

Image de prévisualisation YouTube Mélenchon la motion de censure

Droite méprisante à l’image de son Dieu !

31 juillet 2018

Allô quoi

Classé dans : élection érection piège à con — eructeuse @ 6 h 34 min

Debout les damnés de la terre !

coq

Image prise sur FB Colors for You

Mais de quoi je me mêle ! Hein !

Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui quand on se bat pour soi, les autres, on s’en branle, diviser pour régner est une table de loi du libéralisme forcené qui gouverne la France, quand on voit qu’on fait passer les syndicalistes pour des terroristes et que Benalla passe à la télé alors qu’il devrait être en taule ! Va toi modeste citoyen te faire passer pour un policier…

Quand vous voyez que Rober Hue qui a été secrétaire général du parti communiste français et qu’il a appelé à voter Macron, on saisit fortement que la vague du changement ne risque pas de pointer d’autant plus qu’il y en a une de vague qui va déferler sur nous c’est celle du réchauffement climatique ! 

Comme diraient les gourous de la pensée perverse  : voyons le bon côté des choses on mourra bronzés avec la mer à domicile !

Elle est pas belle la vie !

21 juillet 2018

Méthode de Mafieux

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 8 h 25 min

Quand j’ai vu qu’un voire deux, collaborateurs du président de la république se comportaient comme des mafieux cela m’a fait penser au SAC cette officine fasciste au service du patronat ! Merde c’est grave !

Si derrière ça, il n’y a pas une réaction républicaine, une sanction contre ce qu’à fait Macron avec ses quinze petits jours de mise à pieds ! Bah beaucoup vont s’époumoner mais on restera dans les clous de la cinquième république et ses dérives !

Quand on a été capable de ne rien faire face à Sarkozy qui a violé le vote des français  le 4 février 2008, il faut s’attendre à ce que les ténors de la contestation crient leur outrage et passent à autre chose !

Ben quoi il y a des élections en 2019 !

gros mots

Les nervis du patronat

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 7 h 58 min

Mémoire devoir de mémoire je me souviens bien j’y étais avec tous les camarades devant l’usine… Oui je me souviens… L’ histoire c’est sortir sa tête du sac !

pmaitre

L’assassin était chez Citröen

Lundi, 4 Juin, 2007

Mémoire . Il y a trente ans dans la nuit du 4 au 5 juin 1977, l’ouvrier verrier Pierre Maître était assassiné à Reims par des nervis du patronat. Journées d’hommage et de débats organisées par la CGT.

Une rue déserte longeant une voie ferrée et des usines qui se succèdent dans la banlieue nord de Reims. À l’entrée des Verreries mécaniques champenoises, les VMC, un groupe d’ouvriers tient le piquet de grève. Dimanche 5 juin 1977 vient à peine de poindre. Les épouses et les enfants des grévistes qui ont passé la soirée autour du brasero ont regagné depuis longtemps la maison. Puis il y eut vers minuit ce premier incident : cinq hommes, venus de l’usine Citröen qui jouxte les VMC, ont tenté en vain d’arracher la banderole de la CGT. Peu après 1 heure du matin, une voiture approche, ralentit devant l’usine. Les vitres sont abaissées. Deux occupants. Les coups de feu claquent. Trois hommes s’effondrent. Deux gravement blessés : Serge Vermeulen et Raymond Richard. Le troisième, Pierre Maître, trente-sept ans, reçoit une balle en pleine tête. Il décédera quelques heures plus tard. La volonté de tuer était manifeste. On retrouvera 17 impacts de balles…

un syndicat « jaune », cerbère du patronat

Les membres du commando, arrêtés peu après, sont tous des membres de l’encadrement de Citroën et de la CFT (Confédération française du travail), faux syndicat et vrai outil de répression antisyndicale, que le grand patronat et la droite ont tenté d’implanter dans les entreprises dans les années soixante et soixante-dix. L’industrie automobile – à l’exception de Renault, alors Régie nationale – a réussi à créer des réseaux CFT, se confondant souvent avec l’encadrement. Pressions, flicages, mouchardages, provocations, menaces, tabassages de militants syndicaux (en 1975 à Aulnay-sous-Bois, en 1976 à Levallois)… Les nervis sévissent chez Citröen, Peugeot, Simca-Chrystler, Berliet, Ford… Le pouvoir giscardien soutient l’organisation, au point de lui accorder une place au Conseil économique et social… Les hommes de la CFT sont en effet souvent les mêmes qui assurent les missions musclées pour le compte des partis de droite. Le chef du commando et auteur des coups de feu, Claude Leconte, est membre du SAC (Service d’action civique) fondé par Charles Pasqua. Leconte a été envoyé à Reims en 1973 pour briser une grève dans l’usine Citroën. Lui et ses sbires allaient chercher des travailleurs immigrés dans leurs foyers et les emmenaient au travail sous la menace. Depuis, il dirige un groupe d’hommes de main, opérant non seulement chez Citroën mais prêtant main-forte aux patrons d’autres entreprises rémoises. Le dirigeant de la CGT Marcel Caille, dans ses deux livres les Truands du patronat puis l’Assassin était chez Citröen (Éditions sociales), a décrypté le fonctionnement de ce syndicat « jaune », cerbère du patronat contre la CGT principalement. L’activité du groupe, avait démontré Marcel Caille, était directement pilotée depuis le quai de Javel, la direction parisienne de Citröen. La voiture, une GS verte métallisée, que conduisait Henri Mangematin, le principal complice de Leconte, était immatriculée à Paris. Le tueur avait une voiture de fonction.

le maire solidaire des grévistes

Quant aux revendications des salariés des VMC, celles-ci portaient sur les salaires et le treizième mois. La direction de la société, dont le membre du conseil d’administration le plus influent était un certain… Maurice Papon, fait preuve d’une brutalité inouïe, clairement provocatrice et appuyée par le préfet. Elle annonce le licenciement de deux délégués syndicaux CGT pour avoir provoqué « des cessations de travail inopportunes ». Les gardes mobiles sont envoyés contre les grévistes. La police charge un meeting au cours duquel le nouveau maire de Reims, Claude Lamblin, vient d’exprimer la solidarité de la municipalité avec les salariés. Deux mois plus tôt en effet, aux élections municipales, la cité des sacres avait choisi la gauche et un maire communiste. La pilule était dure à avaler pour la bourgeoisie rémoise, au terme de près de deux décennies de règne de Jean Taittinger. Alors, beaucoup sont tentés de faire croire qu’un communiste à l’hôtel de ville serait source de désordre. L’Union patronale rémoise s’en prend aux « méthodes contraignantes de certains syndicats » et accuse « les municipalités à dominante communiste d’avoir entretenu un climat d’agressivité dans la région ». C’est un total renversement des rôles, auquel réplique René Andrieu dans l’Humanité : « Autrement dit, si un jeune ouvrier est mort abattu de sang-froid par une équipe d’hommes de main, c’est moins la faute des tueurs que la sienne propre d’avoir commis le crime d’adhérer au syndicat CGT. C’est aussi – il suffisait d’y penser – la faute du suffrage universel, coupable d’avoir élu une majorité de gauche dirigée par notre camarade Claude Lamblin. (…) La vérité, c’est que les coups viennent toujours du même côté. (…) Les tueurs se situent à l’autre bord. »

fin de la violence patronale

La riposte la plus cinglante vint de la population elle-même, défilant par dizaines de milliers au lendemain de la mort de Pierre Maître et lors de ses obsèques, en présence d’Henri Krasucki, secrétaire général de la CGT. Des arrêts de travail ont lieu dans toute la France. La direction des VMC s’est vue contrainte d’accepter les revendications et de réintégrer les deux délégués. Le crime de Reims entraîna la fin de la CFT, qui pour se faire oublier se mua en CSL (Confédération des syndicats libres), elle-même dissoute en 2001. Leconte fut condamné à vingt ans de réclusion criminelle, Mangematin à sept ans. Aujourd’hui, l’adresse des VMC, c’est rue Pierre-Maître, la municipalité de gauche de l’époque ayant décidé que la rue porterait désormais le nom de l’ouvrier assassiné. Une époque prenait fin, celle de la violence patronale assumée par des milices déguisées en syndicats. Trente ans après, les pressions « managériales », selon la novlangue patronale, et les exigences des actionnaires ont pris d’autres formes. Les dangers qui menacent le droit de grève et le droit syndical prennent avec l’actualité politique une nouvelle acuité.

Jean-Paul Piérot dans L’HUMANITE

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