Victoryne Moqkeuz Eructeuse

Inspiration expulsion

13 janvier 2018

Pas un jour sans formatage

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 8 h 24 min

de la pensée, c’est ça un monde de merde, monsieur le président de la première puissance mondiale

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Avec la bonne pensée

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 la bonne religion

religions

rumeur

 la bonne odeur

rumeur

 

le bon genre

a boniche

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Bien effacé

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la bonne sécurisé

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la bonne conformité

A embauche

 la bonne domestication

a cokbulan coskun2

etc excèterriennes, qui font des cerveaux gelés ou en gelée et comble du comble, la cerise sur le gâteau, les bonnes pollutions, flexibilités, les bons pesticides !

Sourions c’est la nouvelle année et c’est pour un long long temps ! Jusqu’au jour où vous serez tous virés les politiciens véreux !

télé

23 septembre 2017

LA LUTTE N’EST PAS MON POINT FINAL

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 8 h 26 min

Victoryne Moqkeuz mon anagramme Caroline Bordczyk mon pseudo d’auteure… parce que mes mots sont du parti de mes luttes !

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6 septembre 2017

Mes romans

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 11 h 19 min

J’ai créé un nouveau blog où je présente mes livres… Six, le septième est à l’impression, bonne journée à tous et toutes !

L’ auteure  votre dévouée Victoryne Moqkeuz alias Caroline Bordczyk,

malgré un tassement général

 vous présente :

 « Irréveren…chieuse ! C’est grave docteur ? » un journal de bord écrit en 2008 où je retrace mes maladies auto-immunes au gré de l’actualité, édité en 2008, suivi de « Crime de lèse majesté et vous trouvez ça drôle ? » un conte politique sombre sur le règne de L’Empereur NILKOLEHUS DE HYAKA BOSSET, écrit en 2009 et édité en juin 2009, puis vint « BOUQUET DE FEMMES » un polar, édité en juillet 2009, réédité en mai 2017.

Longtemps sans publier mais pas sans écrire, voici deux romans sortis en décembre 2014 : « Allô La Bougresse, quelles nouvelles ? et « Brame au dessus d’un nid de cocottes » féministe !

Puis j’ai fait ce roman d’anticipation « LE COMMERCE DES MOTS », ça se déroule en 2050, le dérèglement climatique saccage la planète et pas que lui… édité en janvier 2017.

 A l’impression : « Adouceline L’Ogresse Enchanteresse », genre Fantasy.

 A suivre…

 mesromanscarolinebordczyk.unblog.fr, le lien est sur la droite de la page…

a bonjour

6 juillet 2017

L’EUROPE 120 MILLIONS DE PAUVRES

Classé dans : rien ne sert de mot dire il faut crier à temps,tout est politique — eructeuse @ 8 h 43 min

Et combien de cons ?

Tu la sens là profond profond la molécule ?

molécule

 

9 septembre 2016

Blandine Barret Kriegel

Classé dans : Art et culture, la vie des avis,tout est politique — eructeuse @ 11 h 40 min

sur la page Facebook de Céline Pina

Une tribune magistrale de Blandine Barret Kriegel (merci à Renée Fregosi pour le partage). 
Le coeur de la tribune:

« Si, à la différence de leurs compagnons qui n’hésitent pas à montrer leur nudité, certaines femmes ne peuvent le faire et sont tenues de se couvrir des pieds à la tête dans la chaleur estivale, c’est qu’elles sont non seulement réputées impudiques, mais surtout que le statut juridique qui leur est attribué par une loi privée les a mises sous la tutelle de leur mari, de leur père ou de la communauté.

La République ne peut l’accepter, car cela est contraire à ses lois et à ses valeurs. L’inégalité des femmes ne peut être défendue au motif de la liberté religieuse et pas davantage, comme l’avait fait imprudemment le Conseil d’État dans sa décision sur la burqa, au motif de la liberté de conscience. Car le débat a déjà été tranché il y a trois siècles en Europe par nos philosophes, Pères fondateurs de la République moderne. À ceux qui légitimaient l’oppression, la servitude, l’inégalité par la libre volonté, ils ont répliqué que «ces deux mots, servitude et droit, étaient contradictoires» non seulement parce que «Les esclaves perdent tout dans les fers, même le désir d’en sortir» (La Boétie, Spinoza), mais surtout, parce que comme l’a raisonné si magnifiquement Rousseau, inspirant notre Déclaration de 1789, parce que la vie, la liberté et l’égalité sont inaliénables.

D’autres libertés individuelles, la libre circulation, l’expression, le libre couloir peuvent être limitées, non celles-ci. Aucun homme n’a le droit d’être esclave, aucune femme n’a le droit d’être asservie.
Admettrons-nous qu’une femme, au nom de ses croyances, se fasse incinérer dans le bûcher de son mari décédé, comme le demandent certaines sectes? Sous la pression des idées du tueur Coulibaly, justifiant son geste parce que notre société «dévoile les femmes», allons-nous abandonner la promesse d’égalité faite à toutes les femmes et d’abord aux plus menacées?

Aujourd’hui comme hier, face à un Conseil d’État, insensible et indifférent à la mise en cause et à la souffrance de la République, il reste l’espoir qu’au-delà des clivages partisans nos élus le reprennent et défendent une fois encore l’égalité des femmes, non pour quelques-unes, mais pour toutes. La République ne peut se soumettre et y renoncer. »

……………………………………..

Article sur le Fiagovox

TRIBUNE – La philosophe Blandine Kriegel montre en quoi la décision du Conseil d’État ne prend pas en compte le principe d’égalité entre les hommes et les femmes.

Blandine Kriegel, ancienne présidente du Haut Conseil à l’intégration.

Forte de sa tradition d’accueil et d’asile, de son État laïque qui garantit la coexistence pacifique et des religions, la France, dans ces dernières décennies, s’est construite dans une diversité renouvelée, sanctionnée par de nombreuses lois et de nouvelles institutions.

Par un effort d’intégration qui a demandé à tous nos concitoyens des ajustements réciproques, l’islam est devenu en France la seconde religion en nombre. Plus récemment hélas (!), le développement des idées du djihad, auréolées du renouveau fondamentaliste, a contraint la République et ses citoyens à réfléchir et à ressaisir les principes, qui, au fondement de notre vie commune, ne doivent pas être déracinés.
C’est ainsi que nos élus au Parlement ont voté l’interdiction du voile à l’école, au nom de la laïcité dans les espaces publics, puis l’interdiction de la burqa, au nom du principe d’égalité des femmes.

Mais «quand c’est fini, ça recommence», le débat resurgit avec le burkini et la décision du Conseil d’État.

Après avoir naguère, en effet, affirmé successivement son opposition à l’interdiction du voile à l’école et à l’interdiction de la burqa, le Conseil d’État a suspendu, le 26 août 2016, l’interdiction du burkini, prise par le maire de Villeneuve-Loubet et validée par le tribunal administratif de Nice.A-t-il définitivement dit le droit ou pressenti la légitimité constitutionnelle, comme certains le répètent (innocemment?) à l’envi? Sans doute pas.

Il n’a énoncé en effet que la jurisprudence administrative, partie certes, mais partie seulement de la hiérarchie des normes de la République où la loi et la Constitution l’emportent sur le droit administratif. Il est d’ailleurs remarquable que, se référant à la jurisprudence de 1909 sur le port de la soutane (!), l’ordonnance rendue par le Conseil d’État n’ait pas tenu compte de lois plus récentes votées par le peuple souverain, l’interdiction du voile à l’école et l’interdiction de la burqa dans l’espace civil. 

Pas davantage ne s’est-il senti inspiré par la promesse républicaine faite aux femmes par le préambule de notre Constitution: «La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme.» Un préambule, faut-il le rappeler, que le Conseil constitutionnel a inclus dans le bloc de constitutionnalité.

Dans son ordonnance, le Conseil d’État s’est uniquement penché sur la proportion qui doit exister entre la mission d’ordre public du maire et le respect des libertés fondamentales, jugeant alors que le burkini ne constituait pas un véritable trouble à l’ordre public. 

Cependant, si le trouble à l’ordre public est une notion relative, laissée justement aux appréciations des instances administratives, il n’en va pas de même des libertés dont chaque citoyen est attributaire et défenseur. 

Or, dans l’évocation de celles-ci, l’ordonnance s’est contentée de valider l’argument, pourtant lacunaire, du défenseur de la Ligue des droits de l’homme, qui a estimé que l’interdiction du burkini était contraire aux libertés de circulation, de religion et de conscience, sans évoquer aucunement la question de l’égalité des hommes et des femmes sur quoi repose l’indignation de nombre de nos concitoyens.
Dans l’affaire du burkini en effet, ce n’est ni la laïcité ni les libertés individuelles qui sont en cause, mais, fondamentalement et ouvertement, le principe d’égalité entre les hommes et les femmes.

L’émotion soulevée en effet dans le contexte «d’attentats terroristes» (dont on aurait pu ne pas oublier qu’ils ont débouché sur une tuerie effroyable à Nice et sur l’égorgement d’un vieux prêtre dans l’Ouest) tient à la nature même du burkini. Ce terme, burkini, reprend intentionnellement le nom de burqa, et il n’exprime pas seulement le désir d’aller à la plage (rien n’interdit d’y aller), l’affirmation d’une liberté religieuse (aucun maire n’a remis en cause la religion musulmane), mais le manifeste d’une inégalité essentielle dévolue aux femmes. 

Si, à la différence de leurs compagnons qui n’hésitent pas à montrer leur nudité, certaines femmes ne peuvent le faire et sont tenues de se couvrir des pieds à la tête dans la chaleur estivale, c’est qu’elles sont non seulement réputées impudiques, mais surtout que le statut juridique qui leur est attribué par une loi privée les a mises sous la tutelle de leur mari, de leur père ou de la communauté. 

La République ne peut l’accepter, car cela est contraire à ses lois et à ses valeurs.L’inégalité des femmes ne peut être défendue au motif de la liberté religieuse et pas davantage, comme l’avait fait imprudemment le Conseil d’État dans sa décision sur la burqa, au motif de la liberté de conscience. Car le débat a déjà été tranché il y a trois siècles en Europe par nos philosophes, Pères fondateurs de la République moderne. À ceux qui légitimaient l’oppression, la servitude, l’inégalité par la libre volonté, ils ont répliqué que «ces deux mots, servitude et droit, étaient contradictoires» non seulement parce que «Les esclaves perdent tout dans les fers, même le désir d’en sortir» (La Boétie, Spinoza), mais surtout, parce que comme l’a raisonné si magnifiquement Rousseau, inspirant notre Déclaration de 1789, parce que la vie, la liberté et l’égalité sont inaliénables. 

D’autres libertés individuelles, la libre circulation, l’expression, le libre couloir peuvent être limitées, non celles-ci. Aucun homme n’a le droit d’être esclave, aucune femme n’a le droit d’être asservie.
Admettrons-nous qu’une femme, au nom de ses croyances, se fasse incinérer dans le bûcher de son mari décédé, comme le demandent certaines sectes? Sous la pression des idées du tueur Coulibaly, justifiant son geste parce que notre société «dévoile les femmes», allons-nous abandonner la promesse d’égalité faite à toutes les femmes et d’abord aux plus menacées?

Aujourd’hui comme hier, face à un Conseil d’État, insensible et indifférent à la mise en cause et à la souffrance de la République, il reste l’espoir qu’au-delà des clivages partisans nos élus le reprennent et défendent une fois encore l’égalité des femmes, non pour quelques-unes, mais pour toutes. La République ne peut se soumettre et y renoncer.

6 septembre 2016

LES DESSINATEURS DES BIENFAITEURS DE L’HUMANITE

Classé dans : Rose morose,tout est politique — eructeuse @ 14 h 52 min

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Vous m’êtes très très précieux !

1 septembre 2016

CAROLINE FOUREST

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 4 h 36 min

Communiqué de CAROLINE FOUREST

La Cour d’appel de Paris vient de confirmer ce que je disais sur le plateau d’On n’est pas couché en mai 2015. Elle a constaté que depuis janvier 2015, soit plusieurs mois avant l’enregistrement de cette émission, la plainte que me reprochait Aymeric Caron était bien prescrite. J’ai donc bien gagné le procès intenté par Madame Rabia Bentot, condamnée à me verser 4000 euros pour frais de procédure.

Cette plainte visait l’une de mes chroniques de France culture de 2013, où je dénonçais les agressions survenues contre des femmes voilées comme « odieuses et clairement racistes ». Elle invitait toutefois à ne pas s’emballer dans deux affaires, où tout incitait à la prudence. A commencer par les déclarations flottantes et contradictoires des plaignantes. L’une d’elle disait avoir été attaquée par deux hommes rasés puis un « skin à crète », ce qui est rare. Aucune trace de coups n’a été constatée. Aucune image de l’agression n’a été retrouvée sur les caméras de surveillance. Trois de mes sources, sur le terrain et proches de l’enquête, ont émis des doutes… L’avocat de ces deux femmes voilées, Maître Hosni Maati, lui-même, a expliqué à la presse qu’il n’avait pas pu parler à l’une de ses clientes, seulement à son mari.

C’est sur la base de ces incohérences que j’ai invité à la prudence, comme d’autres confrères.[1] Bizarrement, j’ai été la seule à être poursuivie par maître Hosni Maati… Qui est aussi l’avocat des Indivisibles (les fameux « Y a bon Awards »), du Collectif contre l’Islamophobie, dont la capacacité à la manipulation n’est plus à démontrer, et plus récemment d’une jeune fille ayant agressé une femme dans un tramway parce qu’elle portait une jupe.

C’est donc cette fameuse plainte, dérisoire et destinée à me faire payer mes positions sur la laïcité, que brandissait Aymeric Caron — devenu l’auteur de livres passionants sur les vers de terre — comme une infâmie digne de me retirer ma carte de presse. Sur le moment, lassée de subir cette inquisition déplacée et souhaitant parler de sujet plus sérieux comme l’attentat contre mes amis de Charlie, j’ai répété ce que m’avait dit mon avocat, maître Richard Malka. A savoir que la partie adverse n’ayant pas « interrompu le délai de prescription », l’appel était donc prescrit et que j’avais gagné.

La Cour d’appel aurait pu le confirmer bien plus tôt, quelques semaines seulement après l’émission On n’est pas couché…. Si maître Hosni Maati n’avait pas tout tenté pour repousser l’échéance. Nous avons eu droit à tout : demandes de procédures subsidiaires au dernier moment pour différer le verdict, l’invocation de « calculs rénaux » pour ne pas venir à l’audience et puis finalement, de guerre lasse, sa grande absence le jour venu… La constatation de la prescription, effective au moment de l’émission, a ainsi été différée de plusieurs mois.

Pendant tout ce temps, on a pu tranquillement pourrir ma réputation, sur les réseaux sociaux et auprès de mes confrères, jusqu’à convaincre Laurent Ruquier que j’avais menti, jusqu’à obtenir même qu’on me banisse d’une émission de Service public sous prétexte d’un faux mensonge. Depuis, pas un forum, pas un billet, pas une prise de position, même juste, prouvée et mesurée, sans qu’on me traite de « menteuse ».

Ce refrain a une histoire. Il a commencé en 2004, lorsque Tariq Ramadan m’a accusé de mentir pour avoir démontré…. Ses mensonges ! Un procès repris par son ami Pascal Boniface, condamné pour contrefaçon, puis par Marine Le Pen…. Qui a cité Pascal Boniface, un compagnon de route des islamistes, pour tenter de discréditer le livre que je lui consacrais.

Ainsi va le monde quand on fait métier d’informer sur des propagandistes. Si vous démontrez leurs mensonges, un peu comme dans une cour de récré, c’est vous qu’ils accusent de mentir. Que ce petit jeu amuse les extrémistes est une chose. Qu’une émission de service public s’y prête en est une autre.

Maintenant que les faits sont établis, je ne doute pas un seul instant que Laurent Ruquier et son équipe auront à coeur de rectifier auprès de leurs spectateurs. De mon côté, je me réserve le droit de poursuivre les sites et journaux qui continueraient à me diffamer sans rétablir la vérité.

Caroline Fourest, 31 août 2016.

31 août 2016

Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République.

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 9 h 47 min

Éditorial de Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République.

⏸ Le feuilleton de l’été « burkini-beach » a illustré une nouvelle fois l’ampleur de la confusion qui s’est installée dans les têtes. La vivacité des réactions montre qu’on touche désormais au dur et que les tensions sociales sont de plus en plus fortes.

Certains se sont insurgés que des mairies interdisent sur certaines plages, le port du « burkini », version estivale du tchador. Ne soyons pas dupes. On imagine qu’à quelques coudées de l’élection présidentielle, les arrière-pensées politiciennes ne sont pas absentes, en particulier chez ceux qui n’ont guère témoigné d’intérêt pour la laïcité dans le passé ! Voire qui l’ont combattue. Ou qui cherchent à l’instrumentaliser. On peut se dire qu’en d’autres temps, cette provocation, traitée comme un fait divers, comme l’affaire des seins nus sur la plage de Saint Tropez, aurait pu être accueillie avec un sourire ironique.

Pour autant, si le burkini n’était qu’un simple signe de religiosité, il ne poserait pas plus de problème que le port d’une petite croix au bout d’une chaine. Mais dès lors qu’il s’exhibe en signe ostentatoire d’appartenance communautaire, en affichage militant, en manifestation de prosélytisme d’un système d’asservissement de la femme, au risque de susciter provocation et trouble à l’ordre public, il sort de la liberté religieuse pour entrer dans la provocation politique…

Provocation nouvelle qui s’inscrit dans la liste déjà longue (piscines, crèches, hôpitaux, écoles, universités, prisons…) des dégâts occasionnés par des revendications communautaristes. La véritable dimension politique du burkini apparaît clairement lorsque dans le même temps, des images font le tour du monde montrant des femmes musulmanes tout juste libérées de la barbarie islamiste en Syrie, brûler de joie la burqa dans laquelle on les enfermait de force. C’est pourquoi, il n’est pas acceptable de laisser se banaliser des pratiques dont les femmes sont encore et toujours les victimes et qui, de concessions en concessions affaiblissent les principes mêmes du vivre ensemble républicain.

Pour autant, la laïcité que certains découvraient pour l’occasion, a été bien à tort convoquée dans la polémique. En fait, ce n’est pas de laïcité, au moins dans sa dimension juridique actuelle, qu’il s’agit mais, comme dans l’affaire de l’interdiction du voile intégral dans l’espace public, de la dignité de la femme et du danger que ces dérives font peser sur l’ordre public et la paix sociale.

Ceux qui croient pouvoir dénoncer une atteinte aux libertés font semblant de croire qu’il est interdit d’interdire et que tout vaut tout. Sont-ils favorables à la liberté pour chacun d’exhiber sa nudité sur toutes les plages ? Et pourquoi pas dans la rue ? Faudra-t-il accepter demain, au nom de la liberté des communautés, la ségrégation des garçons et des filles à l’école, l’instauration de plages réservées en fonction de la religion, la mise en place de wagons réservés dans les transports en commun, de tables dans les restaurants… ? En fait, il ne s’agit pas de libertés mais d’une guérilla livrée pour tester la capacité de résistance de la République. Et pour ce qui concerne les activistes du communautarisme islamiste, d’instrumentaliser les musulmans dont l’immense majorité veut vivre en citoyens comme et avec les autres. Leur objectif n’est pas de promouvoir des libertés nouvelles mais bien d’empêcher toute sécularisation de l’Islam en France.

Mais, ceux qui, une nouvelle fois pratiquent le déni face à ces inquiétantes dérives, prennent la lourde responsabilité de laisser s’installer un climat de tension menaçant pour la paix sociale. Le risque est sérieux de voir des communautés chauffées à blanc passer de la provocation à la violence. Le danger est réel de voir l’extrême-droite profiter de ces provocations et gober le fruit mûr lorsqu’il tombera de l’arbre.

L’opinion attend que soit tracée une limite à la tyrannie montante des différencialismes. Attention à ce que le besoin d’autorité de l’Etat qu’elle exprime de plus en plus fortement pour faire respecter la loi commune ne bascule en faveur d’une irrationnelle soif d’Ordre.

L’ordonnance du Conseil d’Etat marque une étape mais pas la fin d’un processus marqué par l’exacerbation croissante des crispations. Il devient urgent d’apporter des réponses politiques responsables en faveur de la loi commune, à défaut de quoi, prise en tenailles entre islamistes et xénophobes, c’est la République et ses fondements universalistes, au premier rang desquels la laïcité, qui se trouveront menacés.⏸

30 août 2016

CAROLINE FOUREST

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 3 h 51 min

CE QUE LAURENT WAUQUIEZ NE VEUT PAS QU’ON RAPPELLE

Laurent Wauquiez n’a pas du tout apprécié, et je le comprends, que je pointe du doigt les incohérences entre le discours qu’il tient, les actes posés par Nicolas Sarkozy, et ce qu’il propose concrètement.

C’est pourtant le rôle des observateurs engagés dans la lutte contre le radicalisme. Ne pas laisser les hommes politiques s’en tirer par des formules creuses, de les ramener aux faits, et à leurs conséquences.

On ne peut pas prétendre défendre soudainement les droits des femmes, se réclamer de la laïcité de combat, quand on a été le principal soutien politique de La Manif pour tous, l’un des opposants aux ABCD de l’égalité, qu’on soutient les associations catholiques et musulmanes intégristes  refusant qu’on enseigne  l’égalité des sexes et des genres à l’école laïque. Eduquer contre le sexisme, c’est quand même le meilleur moyen d’éviter le burkini sur les plages !

On ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le radicalisme sans reconnaître, d’abord, qu’on a institutionnalisé l’UOIF et ses écoles, facilité l’emprise du Qatar, saigné les effectifs de la police, démantelé les Renseignements Généraux (qui nous manquent aujourd’hui cruellement dans la lutte contre le terrorisme) et affaibli l’école publique laïque  (en baissant le nombre d’enseignants et en supprimant leur formation).

On ne peut pas prétendre vouloir refuser le modèle anglo-saxon quand on a voulu « toiletter » la laïcité pour financer des Mosquées, importer une laïcité plus « positive » à l’américaine, ainsi que les statistiques ethniques et la discrimination positive.

On ne peut commencer cette émission en refusant — à juste titre — les procès d’intention en « islamophobie » et  m’accuser, à la première occasion, d’être catholicophobe… Simplement parce je défends, contrairement à Laurent Wauquiez, une laïcité de combat contre TOUS les intégrismes.

On ne peut accuser de « démission » ceux qui veulent justement gagner la bataille culturelle contre l’islamisme, de façon efficace… Simplement parce qu’ils refusent d’applaudir à ce que François Fillon lui-même qualifie de « concours Lépine des solutions les plus stupides contre le terrorisme ».

Je souhaite que nous ayons des débats calmes, plus constructifs et plus approfondis, sur ces sujets, trop sérieux pour être survolés ou caricaturés. Cela demande beaucoup de patience, j’en ai conscience, mais surtout que la démagogie baisse pas d’un cran.

La période que nous traversons est trop grave pour accepter que les mots n’aient plus aucun sens et qu’on méprise à ce point la vérité des faits, les libertés fondamentales et la Constitution. Ce n’est pas de la naïveté ni de la démission. C’est tout le contraire.

Caroline Fourest

29 août 2016

Fatiha Boudjahlat

Classé dans : Pour vous les femmes !,tout est politique — eructeuse @ 14 h 50 min

A propos des deux cas de femmes voilées expulsées de la plage et d’un restaurant : je ne conteste pas le fait qu’il peut y avoir discrimination. Voici juste quelques réflexions sur certaines réactions qui sont dangereuses.

Ce qu’il y a de fascinant, c’est la construction méthodique de la figure raciale de l’opprimée. Accès à la plage et aux loisirs refusés à la femme voilée? C’est le rappel des plages interdites aux Noirs en Afrique du Sud sous l’apartheid. Refus de servir les deux jeunes filles dans un restaurant? C’est le rappel des lois de ségrégation aux USA.

L’analogie anhistorique est créée de toute pièce, grâce aux réactions sans discernement de personnes à bout, comme ce restaurateur, dont je me demande comment il a été amené à aborder ce sujet. Certains médias, la sénatrice Benbassa, le CCIF, Plenel etc, ne cessent de comparer la situation actuelle au sort réservé aux Juifs dans les années Trente. C’est terriblement habile.

1) La « race » musulmane est créée et comparée à la « race » noire ou juive. Il y a là une essentialisation qui piège les musulmans qui n’optent pas pour la pratique rigoriste et sont pourtant enrôlés.

2) La pratique rigoriste devient un signe de ralliement solidaire, la base de revendication de liberté et d’égalité. Elle prend une dimension identitaire. La communauté se soude donc autour de symboles qu’elle ne reconnaissait même pas.

3) Escamoter la pratique religieuse rétrograde pour en venir à un discours sur les …libertés civiles, comme dans les années 60 aux USA. C’est au nom de la liberté que les islamistes ne mobilisent et au nom de cette liberté que leurs idiots utiles les soutiennent. C’est ainsi que le féminisme est retourné contre les femmes. Les islamistes, qui haïssent les femmes, prétendent défendre leurs droits. Eux qui parlent et méprisent ce particularisme occidental que sont les droits, les libertés et la dignité des femmes, les voilà en usant et les réclamant.

4) La France serait donc un pays raciste puisqu’ « islamophobe », ce sont les USA d’avant Kennedy, c’est la France anti-dreyfusarde. Les femmes victimes sont un mélange de Dreyfus et de Rosa Parks. Les médias anglo-saxons donnent cette image. On oublie l’islam, seul existe maintenant l’islamisme, et il est une race. Persécutée par un Etat hostile, comme les Noirs le furent par les lois ségrégatives.

5) la figure attendrissante de la femme, éternelle victime… alors que le voilement est un choix qui fait d’elle l’agent et l’acteur de sa propre stigmatisation, et de son aliénation.

Les Français réagissaient avec trop de dignité, ne s’adonnaient pas à la vengeance, à des actes hostiles. Cela ne pouvait convenir au CCIF et autres, qui ont besoin de jouer les victimes pour déguiser leur prosélytisme et leur activisme politique et religieux. Il y a un testing géant en ce moment, des provocations par des militantes, et des personnes qui tombent dans leur piège.

Il faut tenir bon, ne pas inciter au racisme (c’est exactement ce que souhaiteraient les islamistes pour justifier leur propagande). Il faut rester fermes sur nos principes, garder notre liberté d’expression pour critiquer sans concession le voile ou le burkini, mais ne pas créer de situations où les islamistes peuvent se victimiser et étendre leur influence. 
C’est à mes yeux, être français et républicain.

 

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