Victoryne Moqkeuz Eructeuse

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30 juin 2018

RIRE OU PLEURER

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 6 h 41 min

rire ou pleurer

24 avril 2018

MERCI PATRON

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 5 h 59 min
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29 novembre 2017

La révolutionnaire de pacotille est auteure

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 4 h 32 min

Voici mes huit ouvrages

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Vous trouverez des informations sur mes livres, sur un de mes autres blogs : Mes romans Caroline Bordczyk

S’il vous prenait l’envie de les lire, vous pouvez les commander à anelabougresse@orange.fr, il va s’en dire qu’un prix militant est possible !

10 novembre 2017

Les dessinateurs ces bienfaiteurs de l’humanité

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 7 h 58 min

DELUCQ

Pas de bol

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Tout est dit !

29 juillet 2017

C’est clair !

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 6 h 24 min

patrice quarteron

patrice quarteron

22 décembre 2016

Prose diverse et diffuse

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 8 h 23 min

pour retrouver mes écrits : http://victorynemoqkeuzaliaslabordczyk.fr  ou carolinebordczyk.un blog.fr

10 novembre 2016

Trump : les raisons de la victoire par Bruno Guigue

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 3 h 57 min

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La veille du scrutin, un grand journal américain écrivait : « Trump est dans son bunker comme Hitler la veille de sa mort ». Quel brillant pronostic ! Il résume l’aveuglement impressionnant de ces élites bien-pensantes qui croient que leur monde est le monde tout court. Provoquant un véritable séisme politique, le businessman new-yorkais vient de conquérir la Maison blanche à la hussarde. Il a transformé le camp adverse en champ de ruines. Il a ridiculisé les médias qui n’ont eu de cesse de le vilipender.

Enfin, et ce n’est pas rien, il frappe de stupeur une classe politique européenne qui s’était amourachée d’Hillary Clinton parce qu’elle lui ressemblait. A l’image d’un président Hollande qui bredouille des platitudes faute d’avoir quelque chose d’intelligent à dire sur la déculottée qu’il vient de recevoir, cette classe politique ne sait plus à quel saint se vouer. Elle croyait au mythe de l’Amérique « leader du monde libre », et ce mythe ridicule s’évanouit sous les vivats qui saluent le discours de victoire de ce nouvel élu qu’elle abhorrait. Il va falloir qu’elle s’en accommode.

Pourquoi Donald Trump a-t-il gagné ?

On peut formuler trois hypothèses.

Premièrement, de larges couches de la population ont vu dans le candidat républicain un recours contre des politiques libre-échangistes qui les ont appauvries. Les mêmes analystes qui fulminent contre Donald Trump oublient généralement de rappeler qu’aux USA il y a 20 à 25% de pauvres. Les classes moyennes ont encaissé le choc en retour de la crise de 2008 et les travailleurs ont fait les frais de la mondialisation libérale encensée par les démocrates. Après huit années de présidence Obama, ce délabrement de la société américaine peut difficilement être porté au crédit du président sortant. Première leçon de cette élection : quand ceux qui se disent progressistes ne le sont qu’en paroles, le peuple essaie autre chose.

Deuxièmement, Donald Trump a gagné parce qu’il est apparu à tort ou à raison comme un électron libre, sans allégeance particulière, voire étranger au système politique traditionnel. Le milliardaire qui pavoise les gratte-ciel de son nom en lettres géantes, bien sûr, est un pur produit du système capitaliste. Il aime se présenter comme un self-made man qui s’est taillé un empire immobilier dans la jungle new-yorkaise. Evidemment ce n’est qu’une belle histoire enjolivée pour les besoins de la cause, mais peu importe puisque les Américains qui votent pour lui ont follement envie d’y croire.

Représentatif d’une couche de managers chevillée au marché intérieur, il a fait fortune dans l’immobilier, la télé-réalité et les élections de miss. Trump, c’est l’homme qui vend du rêve aux Américains, de préférence « blancs, masculins et peu éduqués », comme disent aimablement les sociologues. Il a choisi son cœur de cible et il s’y est tenu, quitte à caresser dans le sens du poil les tendances xénophobes et islamophobes de l’Amérique profonde, avivées par le climat international et les problèmes liés à l’immigration clandestine.

Du coup, il a pu tenir un discours contre le système oligarchique tout en étant lui-même un parfait oligarque. Contrairement à Hillary Clinton, il n’a pas sollicité le soutien des lobbies qui font et défont les carrières politiques aux USA. Les magnats de l’armement, les financiers de Wall Street et les prête-nom d’Israël lui ont préféré son adversaire. N’étant pas leur débiteur, rien ne le retenait de faire le procès de « l’establishment » comme s’il n’en faisait pas partie. Capitaliste sans complexe, mais franc-tireur, il a su détourner à son profit la vindicte populaire contre les vautours de la finance qui se sont enrichis pendant la crise sur le dos des classes moyennes. Deuxième leçon de cette élection : quand le peuple en veut à l’oligarchie, il vaut mieux montrer qu’on ne dépend pas d’elle, même si on en fait partie.

Troisièmement, Donald Trump doit aussi son succès massif, bien sûr, au climat pestilentiel qui régnait autour de la candidate démocrate. Experte en double langage, Hillary Clinton s’est pris les pieds dans le tapis à force de multiplier les mensonges. Elle s’est mouillée jusqu’au cou avec Wall Street, allant jusqu’à confesser qu’elle se sentait « plus proche des financiers que de la classe moyenne depuis qu’elle et Bill avaient gagné des dizaines de millions de dollars ». Le trucage éhonté des primaires démocrates et l’affaire rocambolesque des emails ont fait le reste. Les ploucs qui se lèvent tôt le matin pour aller nourrir leur famille ou payer les études de leurs enfants viennent de renvoyer l’ascenseur à celle dont ils ne supportaient plus la duplicité. Direction le sous-sol.

On va beaucoup dire, à gauche, que la victoire de Trump est surtout la défaite de Clinton parce que c’était une mauvaise candidate. Mais peu d’observateurs iront jusqu’à admettre que c’était une mauvaise candidate parce que le parti démocrate lui-même est une véritable planche pourrie. C’est pourtant vrai. Et si ce parti est en putréfaction, c’est parce qu’il s’est livré au clan Clinton, cheval de Troie des intérêts capitalistes les plus rapaces au sein du système politique américain.

Pourtant, pour la première fois, le parti démocrate avait un candidat honorable. Bernie Sanders n’était ni menteur, ni corrompu. Il avait des idées sur la société américaine qui séduisaient cette partie de la jeunesse qui ne voulait pas passer sa vie à se prosterner aux pieds du dieu-dollar. Mais il n’avait aucune chance parce que le système n’en voulait pas. Avides de pouvoir, les Clinton l’ont cyniquement descendu en plein vol pour le compte d’une oligarchie cupide. Le symbole des Clinton, c’est la fondation du même nom. Cette pompe à fric financée par les Saoudiens fut l’instrument d’une effroyable corruption et d’une compromission éhontée avec les sponsors du terrorisme. Vaincue, Hillary Clinton ira donc rejoindre le club des conférenciers à 300 000 dollars. Bon débarras.

Bruno Guigue | 9 novembre 2016

 

Bruno Guigue, est un ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de la Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

 

Source: http://arretsurinfo.ch/trump-les-raisons-de-la-victoire-par-bruno-guigue/

 


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9 septembre 2016

Blandine Barret Kriegel

Classé dans : Art et culture, la vie des avis,tout est politique — eructeuse @ 11 h 40 min

sur la page Facebook de Céline Pina

Une tribune magistrale de Blandine Barret Kriegel (merci à Renée Fregosi pour le partage). 
Le coeur de la tribune:

« Si, à la différence de leurs compagnons qui n’hésitent pas à montrer leur nudité, certaines femmes ne peuvent le faire et sont tenues de se couvrir des pieds à la tête dans la chaleur estivale, c’est qu’elles sont non seulement réputées impudiques, mais surtout que le statut juridique qui leur est attribué par une loi privée les a mises sous la tutelle de leur mari, de leur père ou de la communauté.

La République ne peut l’accepter, car cela est contraire à ses lois et à ses valeurs. L’inégalité des femmes ne peut être défendue au motif de la liberté religieuse et pas davantage, comme l’avait fait imprudemment le Conseil d’État dans sa décision sur la burqa, au motif de la liberté de conscience. Car le débat a déjà été tranché il y a trois siècles en Europe par nos philosophes, Pères fondateurs de la République moderne. À ceux qui légitimaient l’oppression, la servitude, l’inégalité par la libre volonté, ils ont répliqué que «ces deux mots, servitude et droit, étaient contradictoires» non seulement parce que «Les esclaves perdent tout dans les fers, même le désir d’en sortir» (La Boétie, Spinoza), mais surtout, parce que comme l’a raisonné si magnifiquement Rousseau, inspirant notre Déclaration de 1789, parce que la vie, la liberté et l’égalité sont inaliénables.

D’autres libertés individuelles, la libre circulation, l’expression, le libre couloir peuvent être limitées, non celles-ci. Aucun homme n’a le droit d’être esclave, aucune femme n’a le droit d’être asservie.
Admettrons-nous qu’une femme, au nom de ses croyances, se fasse incinérer dans le bûcher de son mari décédé, comme le demandent certaines sectes? Sous la pression des idées du tueur Coulibaly, justifiant son geste parce que notre société «dévoile les femmes», allons-nous abandonner la promesse d’égalité faite à toutes les femmes et d’abord aux plus menacées?

Aujourd’hui comme hier, face à un Conseil d’État, insensible et indifférent à la mise en cause et à la souffrance de la République, il reste l’espoir qu’au-delà des clivages partisans nos élus le reprennent et défendent une fois encore l’égalité des femmes, non pour quelques-unes, mais pour toutes. La République ne peut se soumettre et y renoncer. »

……………………………………..

Article sur le Fiagovox

TRIBUNE – La philosophe Blandine Kriegel montre en quoi la décision du Conseil d’État ne prend pas en compte le principe d’égalité entre les hommes et les femmes.

Blandine Kriegel, ancienne présidente du Haut Conseil à l’intégration.

Forte de sa tradition d’accueil et d’asile, de son État laïque qui garantit la coexistence pacifique et des religions, la France, dans ces dernières décennies, s’est construite dans une diversité renouvelée, sanctionnée par de nombreuses lois et de nouvelles institutions.

Par un effort d’intégration qui a demandé à tous nos concitoyens des ajustements réciproques, l’islam est devenu en France la seconde religion en nombre. Plus récemment hélas (!), le développement des idées du djihad, auréolées du renouveau fondamentaliste, a contraint la République et ses citoyens à réfléchir et à ressaisir les principes, qui, au fondement de notre vie commune, ne doivent pas être déracinés.
C’est ainsi que nos élus au Parlement ont voté l’interdiction du voile à l’école, au nom de la laïcité dans les espaces publics, puis l’interdiction de la burqa, au nom du principe d’égalité des femmes.

Mais «quand c’est fini, ça recommence», le débat resurgit avec le burkini et la décision du Conseil d’État.

Après avoir naguère, en effet, affirmé successivement son opposition à l’interdiction du voile à l’école et à l’interdiction de la burqa, le Conseil d’État a suspendu, le 26 août 2016, l’interdiction du burkini, prise par le maire de Villeneuve-Loubet et validée par le tribunal administratif de Nice.A-t-il définitivement dit le droit ou pressenti la légitimité constitutionnelle, comme certains le répètent (innocemment?) à l’envi? Sans doute pas.

Il n’a énoncé en effet que la jurisprudence administrative, partie certes, mais partie seulement de la hiérarchie des normes de la République où la loi et la Constitution l’emportent sur le droit administratif. Il est d’ailleurs remarquable que, se référant à la jurisprudence de 1909 sur le port de la soutane (!), l’ordonnance rendue par le Conseil d’État n’ait pas tenu compte de lois plus récentes votées par le peuple souverain, l’interdiction du voile à l’école et l’interdiction de la burqa dans l’espace civil. 

Pas davantage ne s’est-il senti inspiré par la promesse républicaine faite aux femmes par le préambule de notre Constitution: «La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme.» Un préambule, faut-il le rappeler, que le Conseil constitutionnel a inclus dans le bloc de constitutionnalité.

Dans son ordonnance, le Conseil d’État s’est uniquement penché sur la proportion qui doit exister entre la mission d’ordre public du maire et le respect des libertés fondamentales, jugeant alors que le burkini ne constituait pas un véritable trouble à l’ordre public. 

Cependant, si le trouble à l’ordre public est une notion relative, laissée justement aux appréciations des instances administratives, il n’en va pas de même des libertés dont chaque citoyen est attributaire et défenseur. 

Or, dans l’évocation de celles-ci, l’ordonnance s’est contentée de valider l’argument, pourtant lacunaire, du défenseur de la Ligue des droits de l’homme, qui a estimé que l’interdiction du burkini était contraire aux libertés de circulation, de religion et de conscience, sans évoquer aucunement la question de l’égalité des hommes et des femmes sur quoi repose l’indignation de nombre de nos concitoyens.
Dans l’affaire du burkini en effet, ce n’est ni la laïcité ni les libertés individuelles qui sont en cause, mais, fondamentalement et ouvertement, le principe d’égalité entre les hommes et les femmes.

L’émotion soulevée en effet dans le contexte «d’attentats terroristes» (dont on aurait pu ne pas oublier qu’ils ont débouché sur une tuerie effroyable à Nice et sur l’égorgement d’un vieux prêtre dans l’Ouest) tient à la nature même du burkini. Ce terme, burkini, reprend intentionnellement le nom de burqa, et il n’exprime pas seulement le désir d’aller à la plage (rien n’interdit d’y aller), l’affirmation d’une liberté religieuse (aucun maire n’a remis en cause la religion musulmane), mais le manifeste d’une inégalité essentielle dévolue aux femmes. 

Si, à la différence de leurs compagnons qui n’hésitent pas à montrer leur nudité, certaines femmes ne peuvent le faire et sont tenues de se couvrir des pieds à la tête dans la chaleur estivale, c’est qu’elles sont non seulement réputées impudiques, mais surtout que le statut juridique qui leur est attribué par une loi privée les a mises sous la tutelle de leur mari, de leur père ou de la communauté. 

La République ne peut l’accepter, car cela est contraire à ses lois et à ses valeurs.L’inégalité des femmes ne peut être défendue au motif de la liberté religieuse et pas davantage, comme l’avait fait imprudemment le Conseil d’État dans sa décision sur la burqa, au motif de la liberté de conscience. Car le débat a déjà été tranché il y a trois siècles en Europe par nos philosophes, Pères fondateurs de la République moderne. À ceux qui légitimaient l’oppression, la servitude, l’inégalité par la libre volonté, ils ont répliqué que «ces deux mots, servitude et droit, étaient contradictoires» non seulement parce que «Les esclaves perdent tout dans les fers, même le désir d’en sortir» (La Boétie, Spinoza), mais surtout, parce que comme l’a raisonné si magnifiquement Rousseau, inspirant notre Déclaration de 1789, parce que la vie, la liberté et l’égalité sont inaliénables. 

D’autres libertés individuelles, la libre circulation, l’expression, le libre couloir peuvent être limitées, non celles-ci. Aucun homme n’a le droit d’être esclave, aucune femme n’a le droit d’être asservie.
Admettrons-nous qu’une femme, au nom de ses croyances, se fasse incinérer dans le bûcher de son mari décédé, comme le demandent certaines sectes? Sous la pression des idées du tueur Coulibaly, justifiant son geste parce que notre société «dévoile les femmes», allons-nous abandonner la promesse d’égalité faite à toutes les femmes et d’abord aux plus menacées?

Aujourd’hui comme hier, face à un Conseil d’État, insensible et indifférent à la mise en cause et à la souffrance de la République, il reste l’espoir qu’au-delà des clivages partisans nos élus le reprennent et défendent une fois encore l’égalité des femmes, non pour quelques-unes, mais pour toutes. La République ne peut se soumettre et y renoncer.

29 août 2016

ARTICLE DE SERENADE CHAFIK ECRIVAINE FEMINISTE

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 6 h 32 min

 

Combattre l’islamisme sur tous les fronts

Dans une lettre ouverte, des personnalités militantes exhortent les dirigeants politiques français à mener une guerre éminemment politique et économique contre l’islamisme radical.

Combattre l’islamisme sur tous les fronts
Alors que depuis 2012 notre pays connaît une vague d’attentats sans précédent, pas un jour ne passe sans que l’un d’entre vous ne clame que «nous sommes en guerre». Pour répondre à l’inquiétude des citoyens, vous proposez des actions et des mesures souvent pertinentes, dont chacun peut légitimement se demander pourquoi elles n’ont pas été mises en œuvre plus tôt.

D’autres de vos idées sont plus contestables, si nous voulons conserver un cadre démocratique à notre République. Quelques-uns d’entre vous font même référence à Churchill («Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur») ou à Clemenceau («Politique intérieure ? Je fais la guerre. Politique étrangère ? Je fais la guerre. Je fais toujours la guerre»), mais peu semblent avoir la lucidité de l’analyse, la cohérence de l’action et la persistance du courage de ces illustres prédécesseurs.

Les «territoires perdus de la République»
Le prétendu Etat islamique et le jihadisme dans leurs formes actuelles seront militairement vaincus : c’est une question de temps et de moyens. Mais l’islamisme, qui est le terreau et le sas naturels du jihadisme, semble voué à prospérer. Refusant de séparer la religion de la politique, il travaille notre pays depuis des décennies, aboutissant à de véritables «territoires perdus de la République». Bien sûr, nous ne parlons pas ici de l’immense majorité de nos compatriotes musulmans vivant paisiblement leur foi (ou leur indifférence) dans leur sphère privée, mais d’un islam militant poursuivant un objectif politique.

L’islamisme, qu’il soit d’obédience wahhabite ou associé aux Frères musulmans, a le même projet stratégique de conquête que le jihadisme. Il n’en diffère que par la méthode pour gagner les esprits et les cœurs et implanter dans notre pays et d’autres en Europe un modèle politique et social à l’inverse absolu de notre démocratie occidentale. L’égalité hommes-femmes, la liberté d’expression (incluant le droit au blasphème), la laïcité, la protection des minorités, y compris sexuelles, une politique étrangère indépendante… voilà quelques-uns des marqueurs de notre modèle français et européen que veulent abattre les islamistes.

Les attentats terroristes sont certes condamnés par la plupart des institutions ou personnalités islamistes, d’abord parce qu’ils gênent leur stratégie «entriste» dans le tissu sociétal français, en créant la suspicion ou la répulsion envers l’islam. Mais depuis l’avènement des réseaux sociaux, le double discours de certains imams ou maîtres à penser médiatiques ne laisse plus place à l’illusion.

Pour arriver à ses fins, l’islamisme en France bénéficie de subsides et d’appuis matériels significatifs de l’Arabie saoudite et du Qatar. Ce soutien transite par des aides officielles, mais aussi par des fonds privés pour la construction de mosquées salafistes, des lieux d’enseignement, des organisations et des réseaux islamistes dans les universités comme dans les banlieues.

De la diffusion de la propagande islamiste
La prise de contrôle ou la participation dans de nombreuses entreprises françaises par des fonds issus de ces pays génèrent des bénéfices, contribuant à alimenter la diffusion de la propagande islamiste et les flux d’aide à leurs réseaux sur notre territoire. Ces contrôles d’entreprises françaises permettent aussi à ces Etats diffuseurs du salafisme d’augmenter leur visibilité et leur assise, comme l’a démontré le Qatar avec sa prise de contrôle économique et médiatique du PSG.

Le Qatar n’a cessé depuis quinze ans d’appeler au jihad. Son principal prêcheur, Youssef al-Qardaoui, est le fondateur et doyen de la première Université des études et sciences islamiques, établie au Qatar en 1977. Considéré comme le guide spirituel des Frères musulmans, il a été condamné à mort en Egypte. Son programme « Al-charia wa al-hayat » (la voie vers dieu et la vie), diffusé sur Al Jazeera, connaît une audience importante dans le monde. Voilà ce qu’il dit : «L’islam est entré deux fois en Europe, et deux fois l’a quittée… Peut-être que la prochaine conquête, avec la volonté d’Allah, se fera par la prédication et l’idéologie. Toute terre n’est pas obligatoirement conquise par l’épée… Nous voulons qu’une armée de prédicateurs et d’enseignants présente l’islam dans toutes les langues et tous les dialectes…»

Le Consortium Against Terrorist Finance nous apprend qu’en 2010, Al-Qardaoui était président du Conseil de surveillance de la charia de la Banque islamique du Qatar, l’un des plus importants établissements islamiques, qui entretient des relations controversées avec des organisations soupçonnées de financer le terrorisme au Moyen-Orient. Et Al-Qardaoui a coopté au sein de l’Union mondiale des savants musulmans le Suisse Tariq Ramadan, qui a demandé la naturalisation française pour jouer un rôle politique dans notre pays. Rappelons que Ramadan, petit-fils et adepte du fondateur des Frères musulmans, se vante de ne pas «être Charlie» et d’être «perquisitionnable»…

De son côté, l’Arabie saoudite est en passe de constituer le plus grand fond d’investissement dans le monde, après avoir cédé une partie de sa société d’exploitation pétrolière. Nul doute que de nombreuses entreprises en difficulté ou en quête de capitaux pour se développer seront tentées par cette nouvelle manne financière. Il n’est pas sûr que cela soit une bonne nouvelle pour notre pays.

Des niches fiscales accordées au Qatar
Au plus haut sommet de l’État, vous avez encouragé ces investissements, voire ces prises de contrôle. Vous avez même créé des niches fiscales pour les dispenser d’impôts, telle l’exonération des plus-values immobilières accordée en 2009 au Qatar, alors même que les institutions régaliennes du pays pour se défendre contre le terrorisme sont en mal de financement. Il serait fastidieux d’égrener la longue liste des sociétés françaises ainsi concernées, dans les médias, l’immobilier, le commerce ou le sport… Le Qatar n’a même pas caché sa volonté d’entrer dans le capital de deux sociétés stratégiques pour la défense nationale, EADS et Areva, sans succès heureusement. Pour le moment.

Dans toute guerre, la maîtrise de tous les attributs de la puissance est nécessaire pour vaincre un ennemi structuré. Vous pouvez frapper en Syrie, en Irak, au Mali, en République centrafricaine et en Libye. Vous pouvez renforcer nos services de renseignement et de sécurité intérieure. Mais vous devez aussi combattre politiquement l’islamisme en France. Vous devez fermer ses mosquées, expulser ses imams radicaux étrangers, tarir ses relais dans les quartiers, sanctionner ses réseaux sociaux et ses chaînes satellitaires, couper les sources de financement de l’islam politique. Sans quoi vous ne vous serez attaqués qu’à l’écume du terrorisme.

Investir dans les banlieues
Des efforts considérables seront nécessaires pour investir dans les banlieues et dans les quartiers en difficulté et reconquérir les zones abandonnées aux pègres et aux islamistes, où prospère aussi le Front national. Nul doute que se passer des «services» de puissances opulentes mais néfastes à la démocratie française impliquera des choix douloureux en matière économique…

Aurez-vous le courage de le dire aux Français, de désigner l’ennemi sous toutes ses facettes et surtout de mener cette guerre longue sur tous les fronts, y compris politique et économique ? Alors, et alors seulement, vous pourrez légitimement vous référer à Churchill ou à Clemenceau.

Par François Heilbronn, professeur associé à Sciences Po , Jacky Mamou, médecin, président du collectif Urgence Darfou , Jean-Michel Boisset, journaliste et Sérénade Chafik, militante féministe, co-porte-parole de l’association les Dorine

Paris sur le site de Libération le 26 août 2016

26 août 2016

FEMINISME

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 18 h 51 min

CÉLINE PINA

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