Victoryne Moqkeuz Eructeuse

Inspiration expulsion

2 juillet 2022

Céline Pina

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 15 h 28 min
Mon nouvel article dans @Causeur sur le verdict du procès des attentats du 13 novembre.
Alors que celui-ci a été présenté comme un procès historique, force est de constater qu’il n’a guère été relayé et n’a fait l’objet que de peu d’intérêt eu égard à la lourdeur de ce qui était jugé. Il n’a occupé ni les journaux, encore moins les télévisions, a fait l’objet de peu de débats, a peu alimenté les conversations des dîners amicaux ou familiaux. Son retentissement dans la société française a été très limité alors même que les questions que ces attentats posent sont toujours d’actualité, que la menace terroriste est toujours présente et que l’influence des islamistes est toujours aussi forte.
Est-ce-que la Belgique et Molenbeek sont toujours des plaques tournantes du jihadisme en Europe? Quelles sont les réseaux de solidarité qui relient islamistes belges et français, Saint-Denis et Molenbeek? On a beaucoup parlé du soi-disant changement d’attitude de Salah Abdeslam, pourtant les extraits de ses déclarations montrent essentiellement un refus d’assumer ses responsabilité et une victimisation éhontée: l’homme se dit victime de l’Etat français, victime d’erreur judiciaire, il se prétend persécuté par ses gardiens et en appelle à l’injustice quand il évoque son sort. Rien qui ne montre autre chose qu’un narcissisme délirant et aucune prise de conscience de ses actes.
De par sa longueur, la tenue des débats et certains verdicts, ce procès a été exceptionnel. Il n’a néanmoins pas eu le rôle de catharsis qu’il eut pu avoir. En ce sens il n’est pas historique: il est peu probable qu’il y ait un avant et un après ce procès en matière de lutte contre le terrorisme ou de prise de conscience de l’Etat de la nécessité de lutter contre la menace islamiste. Celle-ci continue donc tranquillement son travail dans les banlieues, relayé par le soutien de la majorité islamogauchiste qui est au pouvoir à LFI et chez EELV notamment.
La situation de Molenbeek par exemple aurait pu nous apprendre à quel point l’alliance des politiciens de gauche et des islamistes peut faire des ravages sur un territoire et livrer de jeunes esprits à la propagande. Mais non, ce débat n’aura pas lieu, faute de résonance entre le procès et le réel. Pendant ce temps, les islamistes continuent leur travail d’influence auprès de la commission européenne, laquelle reprend leurs codes et leurs arguments et fait même leur travail de promotion du voile. De ce fait, se sentant à la fois impuissants et peu protégés face à l’idéologie islamiste, le pays a préféré faire comme si cette violence appartenait à son passé, alors qu’elle se conjugue encore au présent et appartient également au futur. A cette réalité-là le procès n’aura rien changé. Il ne répare pas le passé et ne dit rien de l’avenir. Il n’ouvre ni ne clôt rien.
Extrait:
« À bien des égards, ce procès en première instance n’est donc pas historique. Il le deviendra peut-être quand l’ouverture des archives ou le travail des historiens permettront d’aller au bout de certaines questions. Aujourd’hui, elles embarrassent trop une société qui refuse de sortir du confort. Le procès n’a pu jouer son rôle de catharsis au sein de la société, car le pouvoir ne sait toujours pas quelle attitude adopter face à la violence terroriste et à la barbarie islamiste.
Derrière la perpétuité incompressible de Salah Abdeslam, on peut remarquer une relative indulgence pour ceux qui sont cependant les chevilles ouvrières ou les petites mains de la violence terroriste. Ceux-là ont obtenu des peines moins lourdes que les réquisitions du Parquet. On peut noter aussi que les accusés n’ont jamais explicitement renié l’idéologie et la vision du monde des islamistes, il y a là un grand trou noir dans ce procès.
Dernier point, le culcul-la-pralinisme érigé en symbole de l’idéal démocratique continue ses ravages :
On y a eu droit avec le « droit à l’espoir » brandi par Matthieu Quinquis, président de l’Observatoire international des prisons qui réagissait à la condamnation à la perpétuité incompressible dans Libération. Ou encore avec l’avocate de Salah Abdeslam parlant de « mort blanche » au sujet du verdict. Comme si un procès ne devrait être qu’une démonstration de clémence et de confiance en la possibilité de rédemption de l’accusé ! Comme si la protection de la société et la réparation – impossible – des victimes devaient forcément être balayées d’un revers de main, au bénéfice d’un prêchi-prêcha culpabilisateur ! Les internautes lui ont vertement répondu en le mettant en regard de la masse des morts et des blessés des attentats du 13 novembre, expliquant que le pardon n’était pas un dû, ni l’espoir un droit.
Enfin, on a le sentiment que la durée du procès, et les peines lourdes infligées à quelques accusés valent effacement du traumatisme national. L’impression que cela donne est que l’on est loin d’être en face de ce procès historique qui nous est présenté un peu partout par les journalistes, qui marquerait soit la victoire de la démocratie sur la violence politique, soit un tournant dans la connaissance de la logique des islamistes et des réseaux terroristes… « 

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