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30 janvier 2022

Céline Pina

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 18 h 47 min

FRONTPOPULAIRE

Nation
Melenchon
Mélenchon chez Hanouna, un suicide politique en direct

OPINION. C’était jeudi 27 janvier, en direct sur C8, sur le plateau de Cyril Hanouna dans « Face à Baba ». Candidat de la soirée, Jean-Luc Mélenchon regrette aujourd’hui sa participation et dit avoir été « lésé ». Pour Céline Pina, qui a regardé l’émission, le leader de la France insoumise s’est lésé tout seul.

Le suicide politique en direct de Jean-Luc Mélenchon
Les choses avaient pourtant bien commencé pour le candidat Mélenchon, Cyril Hanouna a en effet accueilli son invité avec une pluie de remerciements et de flatteries, le caressant dans le sens de l’ego en lui affirmant qu’il aurait dû aller au second tour de la Présidentielle. Alors que le leader de la France insoumise ronronne comme un gros chat que l’on gratte sous le menton, la suite de la soirée va être une véritable descente aux enfers. Une descente dont il aura construit l’escalier et ciré lui-même les marches.
Cela commence dès le premier adversaire qui va lui être opposé. Eric Zemmour, puisqu’il s’agit du seul qui ait accepté de débattre avec lui, va d’emblée être considéré par le leader de la France insoumise non comme un débatteur mais comme un homme à abattre. Incapable de sortir de la rhétorique de l’ennemi qui nie l’humanité de la personne en face pour en faire une simple cible, la première partie de la séquence va donner l’impression de se retrouver dans une cour d’école. On en est encore à se demander comment Jean-Luc Mélenchon n’a pas fini en tirant la langue à son adversaire vu qu’il ne nous aura épargné aucune insulte jusqu’à finir par entonner des gnagnagna ou par faire des gestes invitant l’autre à fermer son clapet, faute d’arguments. On a assisté à la prestation d’un gamin mal élevé, préférant la censure par la violence verbale plutôt que l’argumentation éclairée. Cela commence dès le début avec un « j’ai bien l’intention de vous hacher menu », manière de faire redescendre le débat au niveau du combat de coq. Jean-Luc Mélenchon s’en prend alors aussitôt à la personne de son contradicteur, dressant une liste d’accusations infamantes, Eric Zemmour a beau jeu de lui reprocher de sortir « la cage aux phobes », le ton est donné et durera tout l’échange. Un échange d’un total inintérêt, les vociférations et les provocations de Jean-Luc Mélenchon et la hausse du ton que cela entraîne chez son interlocuteur rendant tout dialogue à la fois impossible et inaudible.
Visage déformé par l’aigreur, menton et doigt accusateur, crise de rage qui dégénère en voix de fausset, incapacité à ne pas couper en permanence la parole, la première heure de ce débat est pénible à écouter tant l’agressivité du leader de la France insoumise est difficile à gérer. En face, Eric Zemmour réussit à garder son calme, voire au moment du débat sur les retraites à acquiescer à certains arguments de son adversaire. Ce que Jean-Luc Mélenchon, à sa hargne tout entier attelé, est incapable de faire. Le débat ne vole pas très haut entre un candidat de la gauche qui défend les islamistes en les appelant musulmans et nie la réalité de l’emprise de l’islam politique et un Eric Zemmour qui a du mal à en placer une et se retrouve acculé en position défensive. Pendant tout cet échange, c’est la bave symbolique aux lèvres que le candidat des insoumis va se livrer à des attaques de plus en plus basses. Il insulte ou rabaisse son adversaire, lui dénie la qualité de Français, va l’appeler « mon p’tit gars », « mon bonhomme », « ce type », le « traîne-patin de la réaction » pour finir par le traiter de « chien », lui ordonner de « rentrer à la niche ». Le plus drôle reste le réquisitoire qu’il dresse à la fin « vous êtes grossier, vulgaire, vous détestez tout le monde », Le problème c’est que celui qui a le mieux illustré cette sentence sans appel, c’est lui bien plus que son contradicteur.
La suite, qui voit intervenir un soutien de Valérie Pécresse, Charles Consigny, un militant de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, Aymeric Caron, Eugénie Bastié, Sophia Chouviat et Annick Landurain, policier de la bac 93, ne va pas élever le débat. La volonté de Jean-Luc Mélenchon d’écraser son adversaire, de lui ôter toute légitimité et de lui fermer la bouche va continuer à se retourner contre lui. La violence gestuelle et verbale dont il a fait preuve dans la séquence contre Eric Zemmour a marqué tous les invités présents sur le plateau et le candidat s’est déjà déconsidéré. Le problème est qu’il a amené sa claque avec lui. C’est de bonne guerre mais cela peut avoir un effet pervers : vous faire oublier que le plus important n’est pas de séduire la quinzaine de militants aveuglés par leur allégeance qui applaudira à vos plus piètres prestations, mais de montrer aux centaines de milliers de personnes qui regardent l’émission que vous êtes dignes d’accéder à la fonction suprême. Or Jean-Luc Mélenchon va s’enivrer des applaudissements de ses supporters, et continuer à s’enfoncer dans une attitude qui souligne son inadaptation à toute fonction nécessitant un peu de maîtrise de soi et de respect de l’autre.
Bien sûr avec Aymeric Caron venu lui cirer les chaussures, l’échange sera moins tendu. L’ancien journaliste et récent soutien de la candidature Mélenchon explique son ralliement en faisant l’hagiographie de l’homme et de sa hauteur de vue. Le problème c’est que ce qu’il dit est en total opposition avec l’attitude de son leader qui n’a eu de cesse de montrer sa face sombre. Même en face de Sophia Chouviat, dont l’histoire dramatique amène enfin un peu de calme sur le plateau, il finira en hurlant que le père de la jeune femme a été assassiné, mettant en cause la police sans guère de recul. Passé en mode « j’accuse », c’est une fois de plus les yeux exorbités qu’il terminera la séquence. C’est comme si Jean-Luc Mélenchon ne pouvait s’extraire du personnage vociférant qui s’est emparé de lui et qui va donner sa pleine puissance dans la séquence la plus choquante de cette émission, celle où il se retrouve en face d’un policier de la BAC.
On ne peut qu’être admiratif de la tenue dont fera preuve le policier, Yannick Landurain pourtant mis en cause personnellement par Jean-Luc Mélenchon, lequel finira par se ridiculiser totalement, expliquant que la police républicaine doit être une police non armée, ne maitrisant aucune technique de défense ou de contention puisque le respect qu’elle devrait inspirer devrait naturellement désarmer les délinquants. Lors de cet échange plus que tendu on voit un Jean-Luc Mélenchon incapable de la moindre courtoisie alors que le policier qui lui fait face refuse d’être dans la caricature et montre des points d’accord avec le leader de la France insoumise, sur la question de la formation notamment ou sur la politique de maintien de l’ordre. Pourtant il sera mis en cause personnellement et accusé sur le plateau de bavure par un candidat déchaîné, à la limite de l’hystérie. Il faut le voir, le visage déformé par l’aigreur, glapissant que la police est aux ordres et qu’ils ont tous à obéir, devant un policier qui lui dit que oui, il obéira aux politiques car justement il est républicain. Or juste après cet épisode qui ne grandit pas le candidat de la France insoumise, la façon dont va lui répondre le policier, pourtant violemment et personnellement pris à partie, va donner toute la mesure de la différence qu’il y a entre un homme qui sait se tenir et un autre qui s’exonère de toute obligation envers ses semblables. En effet, après que Jean-Luc Mélenchon ait traîné dans la boue la police et après qu’il menace le policier de le révoquer et de lancer une enquête contre lui, quand la parole est redonnée à Yannick Landurain, celui-ci préfère réagir sur le fond au sujet de la politique de maintien de l’ordre, au lieu de répondre à l’humiliation qu’a tenté de lui infliger Jean-Luc Mélenchon en essayant de le salir publiquement. On voit là toute la différence entre un homme qui se contrôle et un autre dominé par sa violence et son cerveau reptilien. Le problème est que celui qui aspire à nous diriger est celui qui vient de montrer qu’il est incapable de se contrôler et de respecter une autre opinion et une autre expression que la sienne. J’ai éteint mon téléviseur après cet échange parce que tout était dit. Se servir de toute la puissance de son pouvoir pour menacer un simple citoyen n’est pas acceptable en démocratie, c’est l’attitude d’un homme qui confond pouvoir d’agir et volonté de bâillonner autrui, un homme qui n’a pas peur d’abuser de ses avantages pour imposer ses obsessions.
Suite à cette émission dont les retombées ont été très négatives, Jean-Luc Mélenchon a trouvé encore le moyen de se victimiser et de se donner des coups d’encensoir dans le même temps. Il aurait été piégé par l’émission et son format, mais aurait su tenir bon face à l’adversité. Sauf que c’est faux, l’homme a simplement donné à voir ce qu’il est dans le fond. Un petit chef hargneux, mesquin et agressif, un homme dominé par sa propre violence au point que celle-ci déforme son visage ou le recouvre d’un masque d’aigreur. Jean-Luc Mélenchon n’a pas été piégé, il s’est trahi lui-même et a révélé ce qu’il est. Si son véritable visage s’est avéré un repoussoir, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même.

FRONTPOPULAIRE

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 5 h 09 min
Analyses
Ecologie
L’écologie politique contre l’écologisme

OPINION. Les discours déconstructivistes ont tellement infiltré l’écologie politique qu’il est désormais extrêmement difficile d’appréhender les problèmes environnementaux avec raison et sans idéologie. Comment en est-on arrivé là ?

Article de Quentin Béard publié le 29 janvier 2022

 Les saillies de Sandrine Rousseau provoquent régulièrement incrédulité, consternation ou hilarité, au point que l’on s’est réjoui de voir promu l’insipide Yannick Jadot incarner l’écologie « de gouvernement » — c’est-à-dire impuissante. Mais il faudrait prendre au sérieux la puissance du mouvement dit « woke » dans la mouvance écologiste : faire pièce à ces discours délirants exige surtout de comprendre comment nous en sommes arrivés là.

Entrisme islamo-indigéniste

En réalité, ce n’est pas seulement l’appareil EELV qui défile et fricote avec des islamo-gauchistes comme Esther Benbassa, Fatima Ouassak ou Ali Rahni, ou les municipalités « vertes » (Grenoble, Bordeaux, Lyon…) à l’avant-garde du « néo-féminisme » ou des idéologues végans. Il y a la plupart des milieux universitaires, éditoriaux et médiatiques qui diffusent massivement les discours de l’« écologie décoloniale », mais aussi les journaux de référence comme Reporterre qui promeuvent le gang Traoré ou Nabil Ennaseri, proche du Qatar. Ce sont encore nombre de groupuscules comme « Pour une Écologie Populaire et Sociale » qui se mettent à l’école de Danielle Obono ou de Rokhaya Diallo, mais aussi les revues militantes historiques comme Silence ! qui se convertissent à ce nouveau catéchisme ou les milieux de la permaculture, du bio et des écolieux peu à peu infiltrés par le halal, l’écriture inclusive et l’éco-Jihad. Et il n’a fallu qu’un passage aux USA pour que Greta Thunberg déclare la lutte « pour le climat » lutte contre les « systèmes d’oppression coloniaux, racistes et patriarcaux ».

Les quelques rares opposants comme la revue La Décroissance ou Pièces et Main d’Œuvre récoltent les anathèmes convenus, les menaces voire des actions violentes. Il ne s’agit pas là de la simple conséquence d’un entrisme conjoncturel : cette lame de fond constitue la dernière étape en date d’une longue trajectoire qui mobilise les fondements mêmes de l’écologie politique.

Remise en cause des fondements de l’écologie politique

Celle-ci s’est instituée progressivement dans l’après-guerre, nouant les fils épars des décennies et des siècles précédents, à l’intersection du féminisme et des sciences exactes, des luttes populaires et de l’hygiénisme, de l’économie des ressources et des sentiments religieux. Cette hétérogénéité a été emportée dans les mouvements des années 60 puis évincée au fil de la domination idéologique de la gauche progressiste. Depuis, et malgré quelques tentatives, l’écologie politique ne s’est jamais émancipée de cet univers mental, et n’a pu qu’être entraînée par la lente dégénérescence de la gauche jusqu’à aujourd’hui, dont le « wokisme » est à la fois le symptôme éclatant et la phase terminale.

De même que les surenchères continues des islamo-gauchistes obligent la gauche et ses extrémités à une profonde mais tacite introspection, les écologistes devraient se demander, eux aussi, comment ils ont bien pu en arriver là. La critique écologique du monde moderne étant une radicalisation de la critique portée par les gauches historiques envers les sociétés modernes. Elle en reprend les pires travers en les radicalisant elle aussi.

Absence des travailleurs de la nature

Ainsi, à rebours de ses racines historiques, la gauche a progressivement abandonné les « classes ouvrières », trop désobéissantes, leur préférant peu à peu les fellagas, le Viêt Cong et les masses chinoises, puis les immigrés, de préférence musulmans et aujourd’hui « racisés »… L’écologie politique, telle qu’elle s’est instituée à la fin des Trente Glorieuses, s’est presque immédiatement coupée des « campagnes », de tous ceux qui travaillaient, concrètement et quotidiennement, cette nature avec laquelle il s’agissait pourtant de renouer : chasseurs, agriculteurs, marins-pêcheurs, jardiniers, éleveurs ou forestiers, avec leurs savoirs millénaires et leurs pratiques, leurs interrogations et leurs désirs. Les écologistes, pourtant si alertes et précautionneux pour la sauvegarde des « peuples autochtones » partout dans le monde, n’ont pas su, pu ou voulu s’adjoindre les derniers représentants à l’agonie d’une civilisation en lien direct avec la biosphère aux prises avec les bureaucraties étatiques et les trusts.

Les conséquences de ce décalage béant sont incalculables : c’est toute la dimension proprement et profondément conservatrice de l’écologie politique qui est demeurée impensée, mais aussi, et conséquemment, tout lien tangible avec une nature concrète et vécue comme avec tout peuple réel… Plus encore que les électeurs de la « gauche », la clientèle des partis écologistes est caricaturalement urbaine, aisée, diplômée, organiquement intégrée dans la mégamachine économique. Ces bonnes âmes espèrent ainsi ne pas avoir à trancher entre les forces oligarchiques/progressistes et les révoltes populistes/nationalistes. Les écologistes en mal de soutien populaire rencontrent logiquement dans leur errance les idéologues indigénistes, islamistes, communautaires et racialistes se présentant comme les « damnés de la Terre » et leur promettant, non sans calculs, un peuple de substitution.

Anti-occidentalisme obsessionnel

Ce mépris pour les classes populaires autochtones est largement partagé par la gauche, qui a depuis longtemps délaissé l’analyse du capitalisme pour charger les sociétés occidentales de tous les maux — fussent-ils antédiluviens — puis, aujourd’hui, transformer le « mâle blanc » en bouc émissaire planétaire. La posture est reproduite par la majorité des courants de l’écologie politique qui, ici encore, l’amplifient. Si dans une perspective d’une autotransformation de la société, les critiques du consumérisme, du productivisme ou de la réification sont des éléments essentiels, elles sont devenues, au fil du temps, les supports d’une condamnation sans appel de la civilisation occidentale dans sa totalité — en continuité avec la philosophie heideggerienne, mère de tous les déconstructionnismes contemporains.

Parallèlement, l’intérêt porté pour les sociétés traditionnelles, les savoirs locaux et la diversité indissolublement biologique et culturelle s’est mué en primitivisme caricatural érigeant la globalité du monde non occidental (voire prénéolithique) en modèle d’« harmonie avec la nature ». Deux positions complémentaires aussi fausses l’une que l’autre, et de multiples façons, qui dénient à l’écologie politique son essence éminemment occidentale. Car la science écologique n’est pas une cosmogonie religieuse, mais bien une recherche ouverte et rationnelle sur les processus naturels, directement issue de la grande aventure scientifique débutée en Europe au XIIIe siècle. De même, la politique telle que nous l’entendons n’est pas le fait du prince, du sultan, du pharaon ou du chef de tribu, mais bien une délibération explicite sur l’auto-organisation des adultes formant société, création éminemment gréco-occidentale en voie de disparition. Le postmodernisme qui traverse à grand bruit l’écologie politique nous ramène bien plutôt à une prémodernité, dont le fantasme infantile se dissipe rapidement au contact brutal de réalités désagréables qu’il est facile d’éprouver, par exemple, dans les « territoires perdus » des métropoles et de leurs marges.

Millénarisme laïco-religieux

Issue des courants matérialistes et rationalistes, la gauche marxiste a engendré une vulgate et des régimes totalitaires dont on a tardé à comprendre le caractère profondément religieux. L’écologie n’est pas en reste et, ici encore, elle réactive avec d’autant plus de radicalité un imaginaire proprement mythologique. Il ne s’agit plus ici d’un nouveau monothéisme avec livre sacré, prophètes et apôtres, peuple élu et Parousie, mais plutôt d’un syncrétisme qui tend vers un authentique millénarisme : la grande réconciliation cosmique par l’établissement d’une communion avec une Nature sacralisée.

On y trouve pêle-mêle des relents apocalyptiques et des bons sauvages, des jardins d’Éden et des Golems, un Homme pécheur devant réintégrer une Création divine modelée pour lui, le retour des catégories du pur et de l’impur, de la contrition et du dénuement, la Mère-Nature et les sorcières, la pensée magique et la croisade des enfants (« pour le climat »). Cela se traduit, dans le respectable langage universitaire et militant qui prolifère, par la « remise en cause de l’ontologie naturaliste de l’Occident », soit l’abandon de la distinction nature/culture, sur le modèle de l’animisme des Achuars d’Amazonie popularisé par Philippe Descola. Cet intellectualisme anti-Lumières cherche ainsi à « dépasser » les distinctions entre la société humaine et les déterminations naturelles, la politique et la science, l’opinion et le savoir, la croyance et la rationalité, l’humain et le non-humain… On comprend ainsi que les élucubrations loufoques aujourd’hui enseignées dans les amphithéâtres sous couvert d’« études » dites « de genre » ou « décoloniale » trouvent écho chez nombre d’écologistes. Ceux-là semblent incapables de saisir les relents totalitaires qui se dégage de cette confusion induite par la volonté de faire de la politique une science et de la science une politique — ce que tend très précisément à réaliser ceux qui se réclament de l’écologie politique.

Ce sont là, on le voit, des tendances lourdes : les « dérives radicales » de l’écologie politique ne sont en réalité que le déroulement logique de ses axiomes gauchisants hérités de l’histoire. Ils expliquent également la nullité presque totale de l’écologie dite « raisonnable », « gestionnaire » ou « réaliste » dont Yannick Jadot est le dernier avatar et qui permet d’éviter tout questionnement sur l’organisation sociale, ses moyens et ses finalités ou le rôle de la technoscience contemporaine derrière le verdissement généralisé. Radicalisme abstrait et caution réformiste se renvoient l’un l’autre leur absence de projet de société consistant — ils ne sont pas de l’écologie politique, mais forment un conglomérat idéologique qu’il faut bien appeler l’écologisme, en cours d’hybridation avec les courants les plus régressifs qui obscurcissent encore davantage notre époque déjà bien sombre.

Les dissidents de ce prêt-à-penser sont nombreux — ils forment même la majorité de ceux qui se soucient plus de l’avenir de la civilisation humaine sur la planète que de leur reflet dans le miroir de la bien-pensance. Ce sont eux qui, silencieusement, sans même le savoir, toujours loin des « effets de langages » écologistes ou gauchistes de ces minorités bruyantes, travaillent à faire émerger une véritable écologie politique, qui reste toujours à naître.

Dérouler le programme

Classé dans : il faut savoir humour garder — eructeuse @ 3 h 53 min

Se mettre au vert

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28 janvier 2022

Faut rigoler faut rigoler pour empêcher le ciel de tomber

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 21 h 21 min

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TWITTER.COM Rick Deckard https://t.co/CLbIFn5seh

 

27 janvier 2022

Vue raccourcie

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Comme mon article a été censuré

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 17 h 38 min

je recommence autrement : suite à l’affiche ( j’ai voulu la mettre mais pschitt ) faite par le parti de monsieur Macron qui dit : avec vous, je mets la mienne d’affiche en réponse :

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Céline Pina

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 4 h 40 min
EHPAD ORPEA: LA MALTRAITANCE DES PERSONNES ÂGÉES, FACE SOMBRE DE LA SILVER ÉCONOMIE
« On parle d’une maison de retraite où le loyer est de 6 500 euros par mois minimum, jusqu’à 12 000 euros. C’est bien cela ?
Oui, tout à fait. Le matin, c’était une soignante jusqu’à 9h30 sur un étage, avec 33 résidents, qui devait s’occuper jusqu’à 9h30 des levers, de l’aide au repas, au petit-déjeuner… Avec une soignante pour 33 résidents jusqu’à 9h30 du matin, la maltraitance existe encore plus que dans les autres Ehpad où l’on manque de personnel. »
Parfois en trempant la plume dans la plaie on peut faire œuvre de justice. Avec « Les fossoyeurs », un livre dénonce la maltraitance que subissent les personnes âgées dans des EHPAD privés aux prix prohibitifs. L’occasion de faire le bilan de la Silver économie, qui sous couvert de faire de la vieillesse, une opportunité en a fait un marché d’où l’exploitation n’est pas exclue.
La Silver économie est un bien joli mot inventé lorsque certains entrepreneurs se sont rendus compte que les personnes âgées issues du baby boom représentaient un petit pactole.
Elles allient souvent retraites confortables et besoins importants de prise en charge du fait de l’allongement de la durée de la vie. C’est tout un marché lucratif qui s’offre à des fonds de pension qui voient très vite qu’il y a un moyen de faire de la silver économie une cash machine, à fort retour sur investissement. Le capitalisme a malheureusement du mal à prendre en compte l’humain quand il en fait une source de profit. C’est ainsi que les exigences d’un rendement élevé pour les actionnaires se sont réalisées au détriment des pensionnaires. Résultat un système qui organise la maltraitance en toute impunité car elle réside dans le modèle économique et dans l’organisation même.
Pourtant l’Etat en a fait écrire des rapports dégoulinant de bons sentiments sur la question du vieillissement, et ce par des promoteurs du réseau de cette silver économie où sont représentés les représentants des Ehpad privés. Mais il ne fallait pas songer à créer des instances chargées de contrôler ce marché très lucratif. Pourtant, la question des mauvais traitements au sein des Ehpad n’est pas neuve… Elle est juste soigneusement contournée.
ORPEA cette chaîne qui crée et administre ces EHPAD où paraît régner l’esprit Thénardier avait pourtant fait parler d’elle lors du premier confinement. Et bien au lieu de s’interroger sur ce type d’abus, la gouvernement avait préféré lancer une mission flash sur l’adaptation des logements des personnes âgées dans le cadre du maintien à domicile plutôt que de se demander comment garantir la simple humanité de l’accueil au sein des Ehpad.
Le pire est que cette maltraitance n’est pas liée au personnel mais à une organisation qui conduit de fait des acteurs du soin à devenir maltraitants. Dans l’exemple tiré de cette interview et qui ouvre mon post, croit-on vraiment qu’une personne seule peut gérer 33 personnes très âgées en accomplissant son devoir d’humanité, fut-elle la meilleure personne au monde ? La réponse est dans la question.
Ces organisations maltraitent leurs pensionnaires et abîment leurs employés, mais elles sont très lucratives. Sans doute moins maintenant que ces révélations viennent de montrer la face sombre de la Silver économie, mais aussi la réalité d’un état qui n’ignore pas que les personnes âgées peuvent être vues comme des vaches à lait et qui n’a jamais mis en place les structures de contrôle nécessaires.
Le scandale ORPEA mérite que l’on s’intéresse à la réalité d’une Silver économie dont on vient de découvrir la Silver exploitation et le Silver cynisme…

25 janvier 2022

QUI RIT QUI RIT ?

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 11 h 26 min

hi france

PRIS SUR LA PAGE FB DE REMI RICHELET

23 janvier 2022

REMI RICHELET

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 10 h 55 min
Où l’on parle de fraternité.
Quelques jours après le terrible attentat islamique de Trèbes, nous sommes dans l’attente d’une prise de parole sur l’islamisme souterrain, de l’Hydre islamiste, ennemi insidieux de la France. En fait nous sommes habitué à attendre, comme le discours sur la vision de la laïcité de Macron.
Bon le réformateur réformiste,ou le contraire, pense que cet islamisme la est invisible. Bien caché dans l’ombre des mouvements sociaux ,dans les souterrains des universités ou derrière les panneaux d’information de la SNCF. Peut être même dans une cave d’un quartier de banlieue!
Mais….non! Il est là sous nos yeux, sur internet, partout, chez act’up où les indigènistes viennent de prendre le pouvoir, sous les drapeaux palestiniens qui se baladent dans les manifs syndicales . Bon ça c’est l’islamisme rampant!
A force de chercher petit, on ne voit plus le gros! Et pourtant, l’Hydre est bien visible. Le weekend , il réunit ces têtes et ses enfants dans une magnifique démonstration , la grande fraternité des musulmans faisait son gala avec tout ce qu’il faut de matériel pour équiper le militant en uniformes de travail.
Y compris pour les enfants de militants, les femmes de militants. Matériels spirituels, idéologiques, méthodes de visibilité, de non mixité, capes d’invisibilité pour les dames, qamis en lin bio , ours en peluche sans œil, poupées qui débitent de la sourate, livres en tout genre anti républicain, propalestine, antisioniste, et ouvrages validant l’islamophobie d’état.
Le problème de l’Hydre , c est si on coupe pas les têtes ensemble, elles repoussent. Alors moi ,militant laïque, je pose la question suivante:
 » Comment une association peut constater tranquillement que l’islamisme rampant prend la forme d’un hydre dans le rassemblement annuel des musulmans de France ,alors que l’état cherche encore? »
Ne me dites pas que c’est la faute des grèves ! C est la 35eme édition de la chose ! Et la plus aboutie … La cause des attentats ,c est pas la kalachnikov, c’est ce genre de réunion où l’on prêche la séparation d’avec le monde où porter l’uniforme est déjà un radicalisme, où l’on sait que des enfants au nom des libertés vont être parés des attributs de l’allégeance aux frères, ou même un nounours te parle d’essentialisme et d’impérialisme.
Dans ce pays où tu peux avoir les services sociaux pour une baffe à ton enfant, tu peux acheter une poupée qui te bourre le crâne.Dans ce pays construit autour de la fraternité on peut acheter des livres qui expliquent que la seule fraternité est musulmane. Des livres où on explique comment corriger ta femme, et pourquoi il faut le faire. En fait l’Hydre est là et fait des petits, des têtes à couper plus tard, bien plus tard…quand les trains arriverons à l’heure!
Mais la fraternité, c est aussi de soutenir le mari volage, représentant le « dhjiadiste sur soi » , à qui on présente son allégeance en guise de bouquet final sur scène et sous vos applaudissements. Le frère des frères, le prophète emprisonné, porteur de virilité et modèle intellectuel autocrée du musulman moderne, visible et dresseur d’hydre. Frère Tariq on pense à toi!
Alors que le gouvernement affûte des épées en carton pour combattre le dragon à 7 têtes, le monstre essaime aux sus et aux vues de tous. Le cimeterre du « dhjiadiste sur soi » ,étincelant de morgue, lui est visible et déjà en action. Quand on pense qu’une simple ballade associative permet de prendre la mesure, on se demande vraiment ce que fait Macron au Touquet un weekend de Pâques ensoleillé.

22 janvier 2022

La guerre des moutons

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 4 h 00 min
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