Victoryne Moqkeuz Eructeuse

Inspiration expulsion

28 novembre 2021

CELINE PINA

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 5 h 35 min
Mon nouvel article sur Front populaire à propos de l’accusation de séquestration d’un journaliste de Livre Noir, par Yassine Belattar soutenu par 50 de ses fans. Une affaire qui ajoute une ligne de plus au CV déjà chargé en matière de menaces, d’insultes et d’accusation de harcèlement de celui qui prétendait être un frère pour Emmanuel Macron.
Avec toujours comme ligne de défense de sa part, une victimisation outrancière et des accusations de racisme. Le soi disant humoriste fait mine d’être traumatisé par cette histoire, alors qu’il reconnaît lui même avoir été entouré par 50 de ses fans lors de l’altercation avec l’équipe de journalistes, laquelle se réduisait à deux personnes. Mais la disproportion des forces en présence ne trouble pas le mis en examen pour menaces de mort, si occupé à se faire passer pour une victime qu’il en oublie que les simples faits, comme la réalité de son comportement menaçant dans trop d’affaires, mettent à mal sa posture et son récit.
Extrait:
« Si pour l’instant dans l’affaire de la séquestration et de la menace envers le journaliste de Livre noir, deux récits contradictoires nous sont proposés, force est de constater que la réputation de Yassine Belattar est pour le moins mauvaise. Son agressivité lui vaut même des ennuis judiciaires. L’homme a ainsi été mis en examen en mars 2019 pour « menaces de mort », « menaces de crimes réitérés », « envois réitérés de messages malveillants » et « harcèlement moral ». Il s’en était notamment pris au comédien et chef de file des guignols de l’info, Bruno Gaccio, mais celui-ci n’était pas le seul, au moins cinq autres personnes, dont l’animateur Kevin Razy et le producteur Kader Aoun mettent en avant son comportement pour le moins inapproprié. Il aurait aussi harcelé deux jeunes femmes selon Mediapart, l’une d’elle, Emilie Mazoyer raconte que pour avoir dénoncé les humiliations que lui faisaient subir l’« humoriste », elle a été traitée de raciste par celui-ci. Un mode de défense par l’attaque et le procès en racisme qui caractérise sa gestion des polémiques incessantes et que confirme aussi le journal Mediapart qui a enquêté sur les conflits qui émaillent la carrière médiatique de Yassine Belattar : « Il est vrai que dans sa bouche, les accusations de racisme ne tardent généralement pas ». D’ailleurs, surprise ce sont exactement celles qu’il brandit aujourd’hui pour justifier ses nouveaux débordements. Pour Yassine Belattar, l’accusation de racisme équivaut à un permis d’agresser et justifie tout, il exploite donc à outrance cette martingale.
L’ami du président incapable de se contrôler
Et c’est cet homme qu’Emmanuel Macron avait nommé au Conseil National des Villes et n’a pas su débarquer alors que celui-ci accumulait les polémiques. Le président aura même subi l’humiliation de voir l’humoriste démissionner de cette instance alors qu’il eut mérité d’en être renvoyé. Yassine Belattar se payant au passage le luxe de traiter à mot couvert le mari de Brigitte Macron de … raciste, évoquant la haine envers les musulmans et écrivant :« Sachez M. le Président, qu’il faudra légaliser les musulmans dans ce pays avant de légaliser la marijuana ». Ivre de son lien avec le plus haut représentant de la République, il avait aussi démontré son incapacité à se contrôler en générant un scandale en marge d’un déplacement présidentiel. Il avait alors passé quelques heures en garde à vue pour outrage à agent. Et on peut ainsi accumuler les anecdotes démontrant la violence du personnage. Il a accusé un journaliste connu de battre sa compagne, celle-ci démentant et rappelant au contraire que le « comique » aurait menacé de les égorger. On se souvient également de ses insultes à l’égard de Thierry Ardisson, traité de « chemise brune », de ses menaces à l’encontre de Jean-Michel Blanquer : « Si j’étais lui, j’éviterais de mettre les pieds dans le 93 ». Une menace qui rappelle celle qui aurait été faite au journaliste de Livre noir : « T’es un putain de suicidaire, t’es recherché par tout le 93, tout Aulnay cherche ton prénom, t’es la prochaine Mila ». »
Pris sur la page FB de Céline Pina

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