Victoryne Moqkeuz Eructeuse

Inspiration expulsion

29 août 2021

Paillettes confettis et sortilèges

Classé dans : il faut savoir humour garder — eructeuse @ 6 h 24 min

Demandons des marmites à la place des urnes !

Lançons des sorts aux enfumeurs politiques !

Protégeons la planète avec la magie écologique et les petits cochons ne seront plus grillés et les poussins sacrifiés  !  Les œufs au bacon ça suffit !

Votons pour la pieuse sorcière qui nous réjouit de ses flambées rhétoriques !

A faire pleurer d’envie toutes les bourriques !

Et mettons au ban de la société sciences et ingénieurs, serviteurs zélés de cette saleté de progrès…

Évidemment pas la science politique magique hic !

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28 août 2021

Partir un jour sans retour

Classé dans : il faut savoir humour garder — eructeuse @ 9 h 34 min

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Allô Sissi, dis tu me ressuscites ?

Sissi la fée colmateuse de fissures abyssales bien sales ?

Ben quoi le clientélisme c’est du propre hein ?

27 août 2021

Allô quoi souris

Classé dans : Quelques uns de mes dessins,Qui rit qui rit ? — eructeuse @ 10 h 52 min

Quand le bonhomme sourit hi on sait hè que l’air est respirable !

Et toi ma poule t’as ton purificateur d’air ?

Pourquoi tu tousses ?

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26 août 2021

LIBERTE EGALITE FRATERNITE

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 6 h 42 min

LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

 

Sur les braises de la monarchie, la jeune république se construisit…

Les « sans-partage » gouvernent toujours…

Les « sans-dent » n’ont toujours pas accès au pouvoir…

Le goupillon les a modelés, fouet de la soumission des peuples, peuples muselés cadenassés, employés aussi sous les ordres des généraux aux temps des guerres où il en a coulé du sang d’innocents… La paix s’habille de rouge…

La matraque républicaine a remplacé le fusil baïonnette de la monarchie, le bâillon toujours de mise…

La loi de la séparation de l’Église et de l’État est une vraie révolution sortie des tripes de courageux comme la loi de l’abolition de la peine de mort et celle du droit à la contraception et de l’avortement…Autres temps…

Il y a eu les rois faignants on a maintenant les élus feignant de faire des lois pour le peuple…

Aujourd’hui on nique le vote des Français (4 février 2008) ainsi que la souveraineté de la France qui est aux ordres de Bruxelles, on affirme haut et fort que la rue ne gouverne pas et on sort les chars à eaux pour refroidir les Gilets Jaunes, on formate l’opinion par médias interposés, tu parles d’une liberté d’expression, on te fait goûter à l’égalité salariale avec tes énormes 1 400 euros quand les actionnaires touchent le pactole et on te fait croire à la fraternité quand on choisit lors d’une pandémie qui sera soigné ! Qui vivra verra ?

Quant à l’islamisme qui a pignon sur rue, chut !…

Qui est Charlie ? Samuel Paty ?Jacques Hamel ?

Mila, tu connais pas ?

Diviser pour mieux régner a toujours cours ! C’est la devise des « sans-partage » qui font en ce moment leur cinéma pour le grand soir des élections présidentielles de 2022… Croyez croyez cher citoyen en moi messie sans ballon de votre lendemain tout beau tout rond !

Je me souviens d’une dame disant que la pauvreté n’existait pas en France… Mais c’est bien sûr, pourquoi tu te plains, t’as un frigo que tu rembourses en 30 mensualités… Dans 4 mois c’est Noël, souriez !

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La faim a toujours des goûts d’injustice !

25 août 2021

En panne de salariés

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 6 h 45 min

Paraît que dans l’hôtellerie, la restauration, le bâtiment et les transports etc le recrutement est difficile !

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recru recru cru cru ben oui faudrait songer à bien assaisonner les salaires !

Ah ces conditions de travail où le salarié est exploité sans vergogne n’est pas une découverte ! 

 Va falloir sortir l’oseille !

Le retour du bâton ?

24 août 2021

La traite négrière : un crime contre l’humanité

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 10 h 03 min
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TV5 monde info

À l’occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, retour sur l’histoire de l’esclavage avec Rachel Khan.

RACHEL KHAN

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 4 h 33 min

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22 août 2021

AMINE EL KHATMI

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 16 h 47 min

« Ceux qui défilent avec Assa Traoré et se taisent dur Mila ne sont plus de gauche »

ENTRETIEN. Amine El Khatmi, le président du Printemps républicain, s’engage dans le débat présidentiel en publiant un livre-programme de 77 propositions.

Le Point politique, propos recueillis par Jérôme Cordelier

La gauche déboussolée serait bien inspirée de se jeter sur ce petit livre rouge. Printemps républicain, qui paraît le 25 août aux éditions de l’Observatoire et dont Le Point révèle en exclusivité la substantifique moelle, recèle une foultitude de propositions : 77 au total, dans tous les domaines. Sécurité, intégration, éducation, santé, banlieues, écologie… Cofondateur et actuel président du Printemps républicain, mouvement lancé à l’origine en mars 2016 pour défendre la laïcité, lutter contre l’extrême droite et l’islamisme politique et dont l’aura n’a cessé de s’étendre depuis dans la sphère politico-médiatique, Amine El Khatmi dessine le contour de ce qui pourrait devenir un projet présidentiel, en tout cas une République idéale, en avançant des mesures très concrètes, et sans œillères.

Le jeune homme reste solidement ancré à gauche mais, à l’écoute d’une France qu’il sillonne, garde l’esprit ouvert aux idées venues de toutes parts. Cet intellectuel brillant n’a pas mis son idéalisme dans la poche mais fait preuve d’une lucidité et d’un pragmatisme remarquables. Son franc-parler lui vaut – bien sûr – des détracteurs, mais c’est justement pour cela qu’on l’apprécie au Point, pour ses analyses aiguisées et ses prises de position souvent courageuses, comme l’on pourra à nouveau s’en apercevoir dans cet entretien sans concession.

Le Point : La question qui vient immédiatement en refermant votre livre programmatique : êtes-vous candidat à l’élection présidentielle ?

Amine El Khatmi : À ce stade, une chose est certaine : le Printemps républicain sera présent d’une manière ou d’une autre dans le débat présidentiel. D’où ce livre qui contient 77 propositions, dont de nombreuses sur des sujets sur lesquels nous ne nous étions pas exprimés jusqu’alors. On nous prête souvent un rôle obscur, faisant de nous des visiteurs du soir qui murmurent à l’oreille des gens de pouvoir. Mais le Printemps républicain n’est pas une officine secrète. Nous faisons de la politique de manière ouverte, assumée, publique. Depuis cinq ans, nous enchaînons les interventions dans les médias, les tribunes, les livres… Sauf que ce rôle d’observateur critique a ses limites et que nous faisons de la politique pour changer les choses. Mettre les mains dans le cambouis pour représenter une gauche républicaine et populaire, c’est un défi qui m’intéresse. Désormais, notre objectif est de faire élire des députés Printemps républicain dans la prochaine Assemblée nationale. C’est cet objectif qui va me mobiliser dans les prochains mois.

 

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Votre livre est le produit d’un tour de France des sous-préfectures que vous avez mené pendant deux ans. Que tirez-vous comme constat sur l’état de notre pays ?

J’ai choisi les sous-préfectures parce qu’elles représentent une synthèse parfaite de cette France périurbaine et rurale qui fut le moteur de la révolte des Gilets jaunes du début. Ces Français de Carpentras, de Dreux, de Montluçon qui veulent vivre dignement des fruits de leur travail, et qui se sentent méprisés. On me dit que beaucoup d’entre eux votent Rassemblement national, et qu’à ce titre il ne faudrait pas leur parler. Au nom de quoi ? J’ai grandi à Avignon où le RN attire 30 à 35 % de l’électorat, et parmi ces électeurs, je fais une différence nette entre d’authentiques racistes et ceux qui ne le sont pas mais qui sont exaspérés et en colère, qui ressentent cette insécurité culturelle si bien décrite par mon ami Laurent Bouvet. La posture morale de la gauche antiraciste qui répète à coups de pin’s et de slogans creux « F comme facho, N comme nazi » a démontré son inefficacité ! Et je le sais bien, puisque j’ai crié moi-même ces slogans.

En plongeant dans cette France des sous-préfectures, j’ai touché du doigt l’ampleur que prenait dans le peuple la défiance vis-à-vis des élites, politiques et médias compris. Le constat n’est pas nouveau, Jérôme Fourquet l’a très bien établi dans son livre L’Archipel français, décrivant ces multiples France ne se comprenant plus, ne se parlant plus, signe d’une rupture de plus en plus criante. Vous n’imaginez pas le nombre de gens qui m’ont dit : « Vous nous parlez de commun, de République, d’État, mais notre réalité à nous c’est que les services publics ferment, que près de chez nous, il n’y a plus de bureau de Poste, plus de gare, plus d’hôpital… Nous sommes de plus en plus isolés, et en plus on nous traite de pollueurs parce que l’on se sert de notre voiture pour aller travailler ou faire nos courses. Mais nous, on ne prend jamais l’avion pour aller à Ibiza ou en Grèce ! »

À vous lire, le modèle d’intégration français est complètement bloqué…

Vous avez raison et notre pays doit faire un effort pour mieux intégrer, tant ceux qui naissent sur notre sol que ceux qui aspirent à le rejoindre en venant d’ailleurs. Sur ce sujet, je crois à la fermeté et à l’humanité. Expulser les étrangers qui ont été déboutés du droit d’asile, ceux qui ont épuisé tous les recours possibles me semble relever du bon sens. Les Français ne comprennent pas que des obligations de quitter le territoire français (OQTF) ne soient pas exécutées. J’ai été très marqué par le féminicide d’Hayange : Stéphanie, 22 ans, meurt le 23 mai 2021 sous les coups de son compagnon, un réfugié politique serbe, porteur d’un bracelet électronique au moment des faits, et qui en était à sa dixième condamnation judiciaire… Il y a bien longtemps qu’il aurait dû être renvoyé en Serbie. Pourquoi ne l’a-t-on pas fait plus tôt ? Je plaide pour la fermeté, mais en même temps je pense qu’il faut être plus humain avec ceux qui remplissent les conditions pour rejoindre notre communauté nationale. On ne peut pas se borner à leur donner un papier et se considérer comme quitte. Il faut davantage mettre l’accent sur l’apprentissage de la langue. L’Allemagne propose à ces nouveaux citoyens 600 heures de cours de langue ; la France, seulement 200 heures. Il faut y remédier. Je propose aussi la création de tuteurs républicains bénévoles, fonctionnaires, avocats, médecins, chefs d’entreprise, etc., qui accompagneraient ces nouveaux citoyens dans les premiers mois de leur découverte de la France et du français.

Au fond, vous dites, mais vous ne l’écrivez pas : « Être français, ça se mérite »… Reprendriez-vous à votre compte ce slogan qui est d’abord un héritage de l’extrême droite et qu’une partie de la droite a intégré ?

Je ne dirais pas : « Être français, ça se mérite. » Je préfère parler de fierté. Cette fierté qui fut celle de mes parents quand ils sont devenus citoyens français. Et cette fierté, je la ressens quand je vois tous ces étrangers qui rêvent d’intégrer notre pays. Cette fierté, elle est plus belle que ce sentiment que tentent d’infuser ces indigénistes ou décoloniaux qui passent leur temps à dénigrer la France.

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La France a accueilli 358 005 étudiants étrangers en 2020, un chiffre en augmentation de 30 %, relevez-vous. Est-ce bien ou est-ce mal ?

C’est l’honneur de la France. Je suis fier que mon pays accueille dans ses facultés des Maliens, des Tunisiens, des Géorgiens pour qu’ils soient formés comme ingénieurs, médecins, avocats. Pour moi, cela fait partie du rayonnement de la France.

Valérie Pécresse propose que l’accès aux prestations sociales soit soumis à un séjour régulier en France d’au moins cinq ans. Qu’en pensez-vous ?

L’idée ne me choque pas, mais je trouve la durée trop longue. Si une famille a envie de s’intégrer dans notre pays, on ne va pas la mettre à l’épreuve pendant cinq ans. Plutôt que de conditionner les aides sociales à une si longue durée, je préfère les lier au parcours d’apprentissage de la langue. Je propose en outre l’interdiction de l’attribution d’un logement social à un étranger dans un quartier dans lequel la proportion d’étrangers dépasserait 25 % pour lutter contre la ghettoïsation. Charge à la puissance publique de lui proposer un logement ailleurs.

 

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En parlant de « flux migratoires irréguliers » à propos des Afghans qui fuient les talibans, Emmanuel Macron a fait polémique. Qu’en pensez-vous ?

J’ai trouvé cette polémique injuste. Quand on écoute les onze minutes du discours, Emmanuel Macron dit bien que la France a vocation à accueillir ceux qui ont travaillé avec nous et ceux qui rempliraient les conditions, au cas par cas. Peut-être aurait-il pu attendre que l’émotion retombe, et/ou choisir d’autres mots. Mais d’une manière générale, je ne comprends pas bien ce qu’on lui reproche. De manquer d’humanité ? De vouloir accueillir les réfugiés politiques tout en refusant l’immigration irrégulière ? Les cris d’orfraie d’une partie de la gauche me semblent bien excessifs…

Les images de ces Afghans qui s’agrippent aux trains d’atterrissage des avions pour fuir leur pays ont marqué tous les esprits. Mais en même temps, on entend déjà monter aussi la petite musique qu’a exprimé Emmanuel Macron du « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde »…

… En omettant comme toujours de citer la deuxième partie de cette fameuse phrase de Michel Rocard : « Mais on doit prendre notre part… » Je ne crois pas que des millions d’Afghans vont déferler sur l’Europe. Et nous devons agir au cas par cas. Désormais, en Afghanistan, les magistrates risquent leur vie car les talibans considèrent qu’en aucun cas une femme peut rendre la justice, puisque celle-ci émane de Dieu : ne doit-on pas les accueillir ? Et ces présentatrices de télévision qui ont disparu des écrans et sont remplacées par des barbus, ne doit-on pas les accueillir ? Et ces musiciennes membres des orchestres afghans, ne doit-on pas les accueillir ?

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Comment réagissez-vous aux propos du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, dont le phrase sur le gouvernement « inclusif » a fait polémique - il a depuis précisé sa pensée ?

Monsieur Le Drian a tenu des propos incompréhensibles. Croit-il que les talibans vont mettre en œuvre la parité, adopter l’écriture inclusive et rassembler une marche des fiertés, une Gay Pride, dans Kaboul ? Certains aujourd’hui en sont à se réjouir que les talibans ne renvoient pas les élèves filles chez elles. Mais quelle naïveté ! Il y a quelques jours, ils ont assassiné un humoriste parce qu’il se moquait d’eux. La seule position tranchée sur ce sujet émane de quelqu’un qui m’a surpris puisqu’il a bâti toute sa carrière sur l’inclusion justement : Justin Trudeau, le Premier ministre canadien. Lui a dit fermement qu’il ne voulait pas parler à ces gens-là, et il a refusé de reconnaître leur gouvernement.
 

Ceux qui traitent Élisabeth Badinter d’islamophobe ne sont plus de gauche.

Vous êtes, comme souvent, sévère avec vos amis de gauche. Que leur reprochez-vous ? Leurs œillères idéologiques ? Leur irréalisme ?

Je suis sévère avec la gauche car j’en viens ! Et, pour moi, une partie de ceux qui se revendiquent de la gauche ne le sont plus. Ceux qui défendent avec plus de verve Barakacity que Charlie Hebdo ne sont plus de gauche. Ceux qui défilent avec Assa Traoré et se taisent lorsque Mila est menacée ne sont plus de gauche. Ceux qui traitent Élisabeth Badinter d’islamophobe ne sont plus de gauche. Ceux qui ont remplacé la lutte des classes par la lutte des races ne sont plus de gauche. Ils ont trahi le peuple ! Cet abandon a d’ailleurs été théorisé dans une note du think tank Terra Nova en 2012, suggérant au Parti socialiste de s’adresser à une coalition électorale regroupant des minorités plutôt que de s’adresser au peuple dans son ensemble et aux catégories populaires en particulier. Moi, je n’ai pas l’impression d’avoir changé. En défendant l’ordre, l’autorité de l’État, la sécurité, je suis toujours de gauche. J’ai grandi dans des quartiers populaires, et je sais que l’insécurité frappe d’abord les populations les plus fragiles. « Les racailles ont fait de notre vie un enfer », m’a confié Samira, une mère de famille à Nîmes. Est-ce être d’extrême droite que de vouloir protéger des personnes qui sont victimes de rodéos urbains, qui sont confrontées à des rixes entre bandes comme en Île-de-France, ou qui doivent se soumettre à des « checkpoints » de voyous pour regagner leur domicile comme à Marseille ?

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Dans ce livre, vous abordez des sujets sur lesquels vous ne vous étiez pas encore prononcé pour dessiner le portrait d’une République idéale. Comment la voyez-vous ?

C’est une République qui garantit le respect des libertés, qui assure la sécurité, qui défend les services publics, qui se mobilise pour l’éducation et la culture. Pour moi, c’est avant tout cela que doit défendre une gauche républicaine et populaire. Une République qui n’oublie pas que l’âme de la France est l’égalité. C’est pourquoi, je propose le dédoublement des classes jusqu’au lycée dans les quartiers défavorisés, dits « politique de la ville ». Ou encore la création d’internats sur la base du volontariat pour les jeunes de ces quartiers pour les éloigner dans un environnement plus favorable, pour que leur horizon ne se limite pas aux barres HLM et aux dalles de béton. Tant pis si l’on doit faire exploser la carte scolaire ! Je suis également favorable à un doublement des salaires des enseignants qui interviennent dans les REP, « réseaux d’éducation prioritaire ». Et pour le stage de troisième, qui représente souvent pour les élèves la première incursion dans un monde professionnel, je crois que l’État devrait réserver des places dans les préfectures, les mairies, les organismes subventionnés pour ceux dont les parents n’ont pas de carnet d’adresses. Enfin, je plaide pour l’instauration d’un mentorat, qui serait un parrainage républicain proposé aux jeunes qui n’ont pas les bons codes et les bons réseaux, pour qu’ils soient accompagnés par un parrain. Cela ne concerne d’ailleurs pas que les jeunes de nos banlieues. Des milliers de jeunes vivant dans nos campagnes, loin des villes, se sentent abandonnés. La République idéale, elle est ferme et humaine, faite d’ordre et de justice sociale.

Vous évoquez aussi le problème de la fin de vie. Pourquoi ?

Parce que je considère que c’est une question éminemment laïque. Il faut permettre à chacun de choisir sa fin. Je prône un débat national et un référendum sur cette question. Il ne s’agit pas de légaliser l’euthanasie, mais de permettre l’aide active à mourir pour des patients majeurs, atteints d’une maladie incurable et qui auraient réitéré leur volonté à plusieurs reprises. Je n’ai pas peur de donner la parole aux Français sur ce sujet.

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Vous faites aussi un plaidoyer pour le nucléaire…

Comme je suis un vrai écologiste, je suis pour un mix énergétique dans lequel le nucléaire garderait une part importante. On ne peut pas vouloir aller vers une société de mobilités douces et de développement des transports électriques en sortant du nucléaire. Comment pourrait-on produire une énergie aussi propre et sûre ? Je rejoins le communiste Fabien Roussel qui défend l’avenir de notre filière nucléaire, et qui sur ce point est bien plus écologiste que les dirigeants d’Europe Écologie-Les Verts.

Vous avancez aussi dans votre livre une proposition-choc qui est l’allongement d’un mandat présidentiel à 8 ou 10 ans… Dans quel but ?

Cette proposition part du constat que le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral qui fait passer les législatives après la présidentielle conduisent à une paralysie du travail parlementaire. L’Assemblée nationale n’est plus qu’une chambre d’enregistrement. D’autant qu’en instaurant le non-cumul des mandats, on a créé des élus hors-sol. Quand on est à la fois parlementaire et maire, on est en phase avec le quotidien des Français. Un mandat présidentiel dans le temps long permettrait de définir les grandes orientations pour le pays et donnerait du souffle. Et, en abrogeant le non-cumul des mandats, on mettrait en place une assemblée de députés élus avec une dose de 25 % de proportionnelle, qui serait en lien avec le terrain et avec l’état du pays.

Bon allez, dites-nous, allez-vous vous présenter à l’élection présidentielle ?

Je mets ces propositions sur la table et je suis ouvert à tous les candidats républicains qui voudront en discuter. Je vais partir à la rencontre des Français, des élus, notamment des maires, des acteurs de notre vie économique, sociale, culturelle. De tous ceux qui peuvent se reconnaître dans ce projet et qui pensent que la République n’est pas un vieux bouquin posé dans un rayonnage de bibliothèque, mais un projet d’avenir enthousiasmant. C’est à eux que je souhaite m’adresser. La question de la candidature viendra dans la foulée et il faudra compter avec le Printemps républicain quoiqu’il arrive.

 

21 août 2021

Vindiou…

Classé dans : l'empalement médiatique — eructeuse @ 4 h 23 min

PeCRESSE 21 08

Pour une présidentielle avec vous je n’serai pas avec n’importe qui pour une présidentielle avec vous !

C’est pô gagné !

Olé et au pain sec !

Il chantait quoi déjà Renaud sur cette s… de Thatcher ?

20 août 2021

CHARLIE HEBDO

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 2 h 38 min

NATACHA DEVANDA

mis en ligne le 19 08

AFGHANISTAN : découvrez le charme (discret) des talibans

C’est l’opération de com’ la plus osée du moment : les talibans ont changé. Les talibans sont inclusifs et bienveillants. Défense de rire. C’est puni de 100 coups de fouet.

Ils ont changé. C’est en tout cas ce que les talibans affirment et ce que Jean-Yves Le Drian voudrait croire. Interrogé par France Info au lendemain de la prise de Kaboul par les barbus, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a recommandé que les talibans forment en Afghanistan « un gouvernement qui soit vraiment inclusif et représentatif ». « Ce n’est pas la même génération » que ceux qui contrôlaient le pays entre 1996 et 2001, a-t-il dit mardi 17 août à nos confrères avant de poursuivre : « Ils déclarent vouloir acquérir respectabilité et honorabilité, c’est à eux d’en faire la preuve. Ils ont annoncé qu’ils respecteraient les droits acquis au cours des vingt dernières années en Afghanistan, il faut qu’ils le démontrent. Et la meilleure preuve serait de faire en sorte qu’il y ait un gouvernement de transition qui soit vraiment inclusif et représentatif. Cela montrerait que les talibans ont changé, qu’ils veulent respecter le droit, qu’ils veulent mettre fin aux violences et faire en sorte que les populations civiles se sentent en sécurité. »

C’est quoi des talibans inclusifs ? Des taliban.e.s peut-être ? Après réflexion, on pourrait se dire que le ministre parlait des différentes factions qui irriguent le courant de pensée pachtoune. Mais, il est trop tard pour éteindre la polémique. De gauche à droite, Le Drian s’est fait étriller pour ces propos « naïfs », « inquiétants », « sidérants ». Pour le moins.

Ces propos identiques, au mot près, à ceux des représentants US sont très inquiétants. Ils nous préparent à une reconnaissance diplomatique du pouvoir Taliban au prétexte de vagues engagements. La realpolitik, comme toujours, sur le dos des femmes. https://t.co/puMi3wPntE

— Laurence Rossignol (@laurossignol) August 18, 2021

Glaces, trampoline et barbes à papa ?

Et à chaque jour son lot de surprise. Depuis mercredi 18 août, certains de ces talibans, grands enfants à la pilosité abondante, font des selfies, mangent des glaces, rigolent et s’éclatent. Cette insouciance va de pair avec la nouvelle stratégie politique des talibans : maquiller les loups en agneau. « Afghanistan : l ‘offensive de charme des talibans », titrait jeudi 19 août une dépêche AFP.

S’ensuivait la description des premières prises de paroles des barbus. « Souriant aux journalistes, posant pour des selfies et même s’asseyant pour une interview télévisée avec une femme journaliste, les talibans semblent lancés dans une vaste opération de séduction médiatique, pour convaincre les Afghans et le monde qu’ils ont changé. »

Pour rester crédibles, ils relativisaient eux-mêmes leur évolution, histoire que personne ne se fasse trop d’illusions. « Sur l’idéologie, et les croyances, il n’y a pas de différence », expliquait Zabihullah Mujahid, l’un des porte-parole talibans lors de sa première conférence de presse à Kaboul. Mais en terme « d’expérience, de maturité et de perspicacité, sans aucun doute, il y a de nombreuses différences », a-t-il repris.

Paroles, paroles, paroles…

Il a ensuite énuméré une longue liste de promesses alléchantes : une amnistie pour tous, des droits pour les femmes, dont la possibilité de travailler ou d’aller à l’école, des médias indépendants et libres et la formation d’un gouvernement inclusif.

Les talibans ont aussi dit vouloir faire partie de la communauté internationale et promis que le sol afghan ne serait plus utilisé pour des attentats à l’étranger. Ouf ! Nous voici rassurés. Vivement les tour-opérateurs et les séjours « all inclusive ».

Tous ces engagements s’accompagnent cependant d’un avertissement à la sauce talibane : tout devra se faire « en conformité avec (leur) interprétation de la loi islamique ». De quoi donner des sueurs froides à pas mal de monde : les femmes en premier, mais aussi les journalistes, les intellectuels, les artistes, les minorités religieuses…

Car, de 1996 à 2001, période durant laquelle ces fondamentalistes cinglés ont régné en maître dans le pays, les Afghans ont subi leur barbarie. Et personne n’a oublié leur interprétation ultra-rigoriste de la charia. Interdiction de toutes formes de divertissement (musique, télévision…), amputation pour les voleurs, exécution publique des meurtriers, interdiction du travail et des études pour les femmes, fouet et lapidation pour celles qui commettaient des actes contraires aux règles débiles des nouveaux maîtres des lieux…

Déjà, à l’époque, ils menaient le monde en bateau en promettant tout et n’importe quoi. « Aucune forme de vengeance », affirmait alors le mollah Omar, cet humaniste fondateur des talibans. Deux jours plus tard, ces sbires exécutaient l’ancien président Najibullah et pendaient son corps à un lampadaire. Chassez le naturel…

Les mêmes, en pire !

« Ils sont meilleurs en relations publiques maintenant (…) Ils parlent anglais, s’adressent aux médias internationaux », a relevé Pashtana Durrani, qui gère une ONG dédiée à l’éducation des femmes à Kandahar (sud), dans une interview à la chaîne britannique Channel Four. « Ce qu’ils disent en conférence de presse et ce qu’ils font sur le terrain (…) sont deux choses différentes », a-t-elle souligné. « La grave réalité, c’est qu’ils n’ont pas changé. Ce sont les mêmes.  »

Des propos que confirme Chékéba Hachemi, la présidente de l’association Afghanistan libre, une ONG qui scolarise notamment fillettes et jeunes filles afghanes, à Libération du mercredi 18 août : « Ce sont exactement les mêmes, en plus hargneux, plus revanchards ».

Lundi, Charlie a pu être en contact avec une salariée de l’ONG qui a son siège à Paris. Seule à tenir la maison, presque tous les membres de l’association étaient mobilisés pour tenter de faire sortir de l’enfer qui s’annonce, les collaborateurs afghans. Nous devions nous recontacter aujourd’hui, jeudi, pour une interview. Mais le téléphone d’Afghanistan Libre renvoie désormais sans cesse vers un portable qui bascule immédiatement en messagerie. Pas rassurant. •

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