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31 mars 2021

AU LIT ! QUELS LITS !

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lits supprimés

PLACE PLACERA

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placide 31 03

30 mars 2021

FAUX ET MARTEAU

Classé dans : élection érection piège à con — eructeuse @ 9 h 29 min

Si vous voulez que les gens aillent voter donnez des sous parce que vu la rétention que vous faites du pognon, sont pas prêts de se bouger ! Ah oui vous avez peur qu’ils votent pas pour vous ? Pas faux !

Comment les Sciences Sociales ont fait le lit des nouvelles idéologies totalitaires

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 9 h 14 min

par Michel MESSU, Professeur honoraire de sociologie

Cela a commencé avec les disciplines relevant de l’anthropo-sociologie et des sciences politiques, cela s’est poursuivi avec l’histoire et les sciences du langage, ce sont désormais toutes les disciplines enseignées dans les ex-facultés de Lettres qui se trouvent contaminées. La pensée « décoloniale », le point de vue du « genre », le « racialisme » et autres néologismes importés des campus américains dans les années 1990-2000 fournissent aujourd’hui les cadres obligés de l’enseignement dans nos universités. Ce ne sont pas là seulement des notions que l’on glisse, à titre de pensée alternative, dans un enseignement « classique », ce sont de véritables cadres de pensée dans lesquels il devient impératif d’exercer son esprit pour comprendre le monde contemporain. Au besoin, les adeptes les plus convaincus et les plus virulents de ces courants de pensée, vont agir directement pour interdire l’expression d’une pensée qui n’a pas l’heur de leur plaire ou pour inscrire dans les programmes d’enseignement leurs délires idéologiques. Et, les autorités universitaires de reculer.

Comme bien des idéologies à vocation totalitaire, elles se sont d’abord diffusées à bas bruit, apportant ici ou là des « points de vue » nouveaux censés recomposer le panorama des perceptions des phénomènes sociaux étudiés, souvent d’ailleurs parce que des lacunes pouvaient apparaître dans le traitement de ces sujets – dans une société où l’égalisation des conditions civique, politique et sociale était devenue la règle, il y avait place pour décrire, tenter d’expliquer et de théoriser les écarts entre la règle et les constats empiriques effectués, même chose pour les rapports entre les nations, les cultures voire les civilisations après la phase de décolonisation inaugurée au mitan du XXe siècle. Mais bientôt, ce qui était le plus souvent un point à débattre, c’est-à-dire qui demande d’envisager ses conséquences théoriques – comme le fait un astrophysicien lorsqu’il débat d’une proposition explicative relative à une énigme théorique ou observationnelle –, est devenu une conviction, une « posture », partageant la réflexion entre pensée progressiste et pensée réactionnaire. Ce qui n’était pas sans rappeler les temps où la ligne de partage se faisait entre « science prolétarienne » et « science bourgeoise ». 

C’est qu’entre temps, les timides et fragiles « points de vue » de départ avaient séduit l’ensemble des sciences sociales, reçu le sacre des médias et obtenu une transcription politico-administrative sous forme d’instances ministérielles chargées de réformer, à coup de lois, décrets et autres règlements, une société dépeinte comme récalcitrante au « progrès social ». Il fallait donc, ultime étape, s’attaquer à ce qui pouvait encore résister et porter ombrage à ces idéologies et « révolutionner » la pensée occidentale, celle de « l’homme blanc », « masculiniste », porteur d’une « culture du viol » et d’un « racisme systémique », etc. L’arène tout indiquée pour mener l’offensive n’est autre que l’enseignement supérieur, là où des prérogatives critiques sont largement revendiquées, notamment du côté des sciences sociales. Aujourd’hui, dans toutes les universités, même les moins prestigieuses, la confrontation a lieu et atteint les instances régulatrices des établissements, une manière d’inquisition permanente s’est installée dans la vie intellectuelle et scientifique des universités. Les oukases de l’idéologie « décoloniale » – dans son sens générique et dans ses formules chic et choc telle « décoloniser les esprits » – opèrent quotidiennement, bien au-delà des affaires retentissantes de la Sorbonne, de l’université de Bordeaux, de celle de Lille ou de Sciences-po.

La situation est à ce point alarmante qu’un collectif d’universitaires a cru devoir mettre sur pied un « Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires » afin de déconstruire les constructions délirantes des tenants de cette idéologie qui entend s’imposer urbi et orbi. Car, ce qui est aussi en jeu dans cette affaire, est la liberté académique dans laquelle doivent opérer les enseignants-chercheurs des universités et des établissements de la recherche, laquelle ne consiste pas à livrer en pâture des « opinions », mais à satisfaire à des impératifs de méthode, de raisonnement et de débat interne, ce qui bannit les oukases idéologiques, fussent-ils les mieux intentionnés.

Comment est-ce arrivé ?

 On le sait, et nous venons de le répéter, bien des universitaires des sciences sociales ont cru faire preuve de novation théorique en important, ne varietur, certains des « points de vue » débattus sur les campus américains dans les années 1980-1990. On le sait aussi, ces « points de vue » auraient trouvé leur source dans la diffusion de la prétendue French Theory dont on aurait retenu que toute réalité n’était qu’une construction socialement orientée à des fins de domination. Proposition perverse puisque si l’exercice scientifique est régulièrement une entreprise de déconstruction des représentations qui ont cours, ce n’est pas pour révéler des intentions cachées à mettre au compte d’un dominant, mais pour proposer une nouvelle représentation plus satisfaisante au plan épistémique.

En important sans autre forme de procès ces propositions, ainsi que leurs auteurs présentés comme apportant une « révolution » de la pensée traditionnelle, ont été importé les dérives idéologiques que l’on faisait subir à la démarche scientifique. Le « point de vue » du genre que l’on imposait à toute étude du fonctionnement social n’avait pas plus de fondement épistémologique et théorique avéré que le « point de vue » du prolétariat quelques décennies plus tôt. Le « point de vue » du genre, qui allait susciter bien des débats publics et diviser les propagandistes et activistes du féminisme, montrait bien vite sa faiblesse heuristique mais aussi sa force politique et militante. La pensée communautariste radicale qui pouvait fleurir aux États-Unis sur le terreau de sa tradition communautaire (associative), déjà analysée par Tocqueville, a reçu pour sa part quelques réticences à son importation sans contrôle – en témoigne encore aujourd’hui les propositions législatives anti-séparatisme. Quant aux, d’abord discrètes, propositions d’un Stuart Hall sur le renversement du lieu d’appréciation des cultures, elles reviendront en Europe amplifiées de leurs caricatures américaines et sud-américaines, relayées par les déclinaisons indiennes des subaltern studies et enveloppées dans un emballage censé résister à toute tentative de relativisation : l’analyse intersectionnelle. Tout cela va fournir la base de l’offensive idéologique et politique du « décolonialisme » actuel et la matrice d’une imposture épistémologique dans les sciences sociales.

Une imposture épistémologique : l’ « épistémologie du Sud »

Très en vogue dans les pays d’Amérique latine et popularisée par quelques reconvertis du tiers-mondisme au sein des sciences sociales européennes et nord-américaines, ces dernières ont pensé réaliser un saut épistémologique décisif en imposant que les sciences sociales abandonnent leur socle épistémologique construit au cours des XVIIIe et XIXe siècles dans les pays occidentaux. Celui-ci réclamait que seuls les instruments construits par la raison et discutés par cette même raison prévalent dans l’explication des œuvres et de l’action humaines, quel qu’en soit le domaine. Il convenait donc de l’abandonner au profit d’une démarche qui ne se développerait qu’à partir du capital – réel ou supposé – de croyances des peuples victimes de l’histoire de la domination occidentale. Autrement dit, substituer à l’empire de la raison universelle le règne des croyances ancestrales locales – le plus souvent recueillies et cultivées en laboratoire par les adeptes de ladite épistémologie. L’argument que l’on retrouve chez ces derniers, comme chez tous les tenants des idéologies décolonialistes, est que la raison universelle est une vision purement occidentale du savoir qui invisibilise les savoirs alternatifs dont sont titulaires (par nature ?) les opprimés de la terre. Confondant dans un même jet la raison régulatrice du raisonnement rationnel et la raison justificatrice de l’action politique lato sensu, les tenants du grand bond en avant épistémologique ont ramené toute compréhension anthropologique et sociologique à n’être qu’une exhibition des malheurs infligés par l’ « homme blanc » et des vertus refoulées, méprisées, massacrées, de la culture du natif que l’on pourra se mettre sous la main. L’épistémologie du Sud, produite depuis les universités des pays européens, anciennement colonisateurs (Portugal, Belgique, France…), a conquis le continent sud-américain et revient en Europe grossir la vague de la pensée déconstructionniste des Studies. L’arnaque intellectuelle tient à ce qu’elle entend se situer d’abord sur le plan des principes de la démarche scientifique, de proposer rien moins qu’une nouvelle « rupture épistémologique », un tournant dans l’approche de sciences sociales, quand il s’agit tout simplement de vénérer l’insolite, de magnifier l’exotique et de disqualifier la science de l’ « homme blanc », l’occidental, l’ancien colonialiste. Sa nature, forgée par l’histoire, lui interdit de prétendre à la connaissance objective, sa science est subordonnée à son essence, sa science est coloniale. Un Scientific turn s’impose, fût-il concocté par quelques grands prêtres des universités de Coimbra, de Louvain ou d’ailleurs.

Les sciences sociales solubles dans l’idéologie vs l’idéologie soluble dans les sciences sociales

Plus que jamais les sciences sociales voient leur crédibilité scientifique menacée par leurs égarements idéologiques. Ce n’est pas nouveau, leur histoire est aussi un long combat contre l’air du temps et, finalement, cette fragilité leur est peut-être consubstantielle.  Aussi, la « vigilance épistémologique » s’est-elle imposée comme un garde-fou indispensable, ce qui, dans le cours ordinaire des choses, est assuré par les bonnes pratiques méthodologiques et critiques. La réception d’une analyse de science sociale est donc à la fois le point d’aboutissement d’une démarche soumise au contrôle des pairs et le point de départ de controverses possibles entre les pairs. Accessoirement, elle obtiendra quelques commentaires dans l’espace public et médiatique, ce qui reste une utilité dérivée et non première. Son utilité première relève du domaine de la connaissance.

La dérive primordiale, régulièrement constatée, est de confondre les deux ordres d’utilité, voire de subordonner la première au second car à terme cela revient à abandonner la quête de connaissance nouvelle au profit d’une instrumentation des sciences sociales en idéologies au service d’une cause portée par l’air du temps. C’est exactement ce que deviennent les sciences sociales qui adoptent le « point de vue » du décolonialisme, du genre et de leurs avatars intersectionnels. Elles mutent en idéologies d’un combat qui, comme il a été montré ailleurs, poursuit un but totalitaire en censurant toute autre forme de pensée au nom d’un « progressisme » imaginaire.

Mais ce qui semble plus inquiétant dans la situation actuelle est que les sciences sociales revendiquent massivement leur dévoiement idéologique, l’épistémologie du Sud et les Studies de tout acabit, le proclame haut et fort. Nombre d’enseignants-chercheurs y trouvent leur graal spirituel en même temps que leur kit théorique et, pour les plus pugnaces d’entre eux, le mobile de leurs actions d’intimidation à l’endroit de ceux qu’ils ont érigés en adversaires à terrasser. Ce qui transforme, à l’instar de certains campus nord-américains, l’université en arène où doit faire rage la chasse aux « anti-progressistes », désormais repérables à leur flagrante « blanchité ». Et, ce qui en d’autres temps aurait ému les autorités académiques, les amène aujourd’hui à redoubler de servilité en faveur des idéologues de la décolonisation de la pensée. On annule la conférence qui déplaît, on s’emploie à prévenir les micro-agressions dont se disent victimes certains, on satisfait à toutes les demandes d’introduire la propagande dans les programmes, au besoin on châtie l’enseignant-chercheur récalcitrant. L’université est donc devenue un des hauts-lieux du combat de ces « progressistes » d’un nouveau genre.

Quand la quête médiatique se retourne contre les sciences sociales

L’idéologie décolonialiste a gagné tellement de terrain du côté des sciences sociales que certains enseignants-chercheurs chantres, hier, des gender studies, des cultural studies, etc., se voient parfois incriminés d’illégitimité à poursuivre dans la voie intersectionnelle du fait de leur « blanchité » ou de leur position sociale dominante par les étudiants-mêmes qu’ils avaient formatés au décolonialisme. De quoi les chagriner probablement, mais surtout de mettre au jour la fragilité théorique de la posture. Tout déconstructionisme excessif est voué à être déconstruit, partant à voir son édifice théorique de départ réduit à devenir une rhétorique de sens commun, ce qui ne veut pas dire une rhétorique inoffensive.

La trivialité du propos des sciences sociales engagées dans le « décolonialisme » se mesure, entre autres, par leur audience médiatique. Sur ce plan, leur combat est déjà gagné, les médias nous inondent dudit propos, parfois tenu par des représentants de ces sciences sociales, généralement adoubés par les médias, d’autres fois, tenu ès qualités par des journalistes, des vedettes de la culture ou du show biz, des émanations de la société civile, bref, de quiconque se voit tendre un micro. Par contre, ce succès médiatique se retourne contre ceux qui avaient fait bon marché des exigences de la science, puisqu’ils se trouvent contraints de venir concurrencer et donc de s’aligner sur la pensée d’un footballeur, d’une chanteuse à la mode ou d’un comédien en mal de renommée. De ce point de vue, les maisons d’édition jouent un rôle particulièrement délétère quand, pour atteindre les succès de librairie d’ouvrages phares, elles contraignent à produire une pensée et une écriture « grand public », ce à quoi la pensée décolonialiste se prête à merveille. Ce faisant, la contribution à valeur scientifique des sciences sociales s’estompe encore plus.

Désormais, avec la diffusion tous azimuts de la pensée décolonialiste, les sciences sociales ne semblent participer qu’au bruit de fond dont elles ont composé la trame musicale mais qu’elles n’arrivent déjà plus à orchestrer. Une fois encore, les sciences sociales sont devant l’alternative du savant et du politique et ne trouveront de salut qu’en récusant le second. D’autant que dans sa forme contemporaine ce politique décolonialiste exhale tous les parfums du totalitarisme.

28 mars 2021

PERMIS DE…

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24 mars 2021

Valérie Toranian

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 4 h 57 min
Faut-il dissoudre l’Unef ? Ce syndicat de gauche, autrefois féministe et laïque, a opéré depuis plusieurs années une lente dérive radicale pour coller à la mode islamo-gauchiste, racialiste et néo-féministe qui sévit à l’université. La confirmation, par sa présidente Mélanie Luce au micro de Sonia Mabrouk, qu’existaient des réunions « non-mixtes racisées » (interdites aux Blancs), braque de nouveau les projecteurs sur les turpitudes post-modernes du syndicat étudiant.
Séparer les Noirs des Blancs, c’était le programme du Ku-Klux-Klan et de l’État apartheid d’Afrique du Sud, voilà qu’il nous revient par la gauche, au nom du bien et du progrès. On crie, on s’indigne, à juste titre. Mais que faut-il encore attendre de l’Unef, le syndicat qui a porté à sa vice-présidence une militante du voile islamique, Maryam Pougetoux et qui vient de désigner nommément à la haine publique deux professeurs de Sciences-Po Grenoble accusés, selon la section locale du syndicat, d’être fascistes car « islamophobes » ? Il n’en a pas fallu beaucoup plus à Samuel Paty pour se faire décapiter…
Pire qu’une dérive, l’histoire de l’Unef est celle d’un naufrage. Les positions laïques du syndicat, qui s’était prononcé contre le port du voile à l’université en 2013, sont enterrées depuis belle lurette. Aujourd’hui, l’organisation est à la pointe du combat pour les droits des minorités qu’elle a substitué aux luttes pour les droits des étudiants. Lutte des races, nouvelle lutte des classes, nouvelle lutte des femmes.
Rétablir en France le délit de blasphème via la lutte contre « l’islamophobie », voilà le nouveau combat ! L’Unef était au premier rang de la manifestation contre « l’islamophobie » en novembre 2019, au cours de laquelle on avait scandé « Allahu akbar ». La même année, le syndicat étudiant s’était associé aux militants « antiracistes » de la Sorbonne qui demandaient l’annulation de la représentation des Suppliantes d’Eschyle parce que le metteur en scène utilisait des masques de couleur cuivre pour représenter les Danaïdes. Rétablir la censure, voilà un autre des nouveaux objectifs de l’Unef !
« Ce n’est plus un syndicat », déplore Jean-Christophe Cambadélis qui a présidé l’Unef-ID de 1980 à 1984. « Ces militants sont devenus les gardes rouges du woke ». La dérive de l’Unef a une cause. Son nombre d’adhérents est en chute libre. Cette fuite en avant idéologique est censée les remettre en selle. Depuis 2017, la Fage a ravi la première place à l’Unef. Les deux syndicats de gauche se sont lancés dans une surenchère pour ravir les voix des racialistes, des promoteurs de l’identité de genre et de l’écriture inclusive.
Pour protéger son business syndical, l’Unef n’hésite pas à se rallier à la cause de l’islam politique. Ces dernières années, l’Unef s’est rapprochée des Étudiants musulmans de France (Emf), organisation proche des Frères musulmans, implantée dans 26 universités. À Lyon 3, les deux organisations ont fait liste commune pour les élections étudiantes. À Orléans, l’Emf interdite de locaux et de subventions, car ne respectant pas le principe de laïcité, a été abritée pendant plusieurs mois au sein des locaux de l’Unef. De vraies affinités progressistes ! Comme l’explique Mohamed Louizi, ex-membre des Frères musulmans, et ancien cadre de l’Emf : « Tous les débats que l’on voit aujourd’hui au sujet de la laïcité, du voile, toutes les revendications communautaristes prônées par les Frères musulmans ont déjà été abordés dans leurs congrès étudiants dès les années 1991-1992 ».
Tandis que Jean-Luc Mélenchon, converti au ségrégationnisme après son reniement laïc, témoigne à l’Assemblée nationale de sa solidarité avec l’Unef, certains, à l’instar d’Éric Ciotti (LR) demandent la dissolution de l’organisation. Jean-Michel Blanquer dénonce une dérive qui « ressemble au fascisme ». Le ministre de l’Éducation veut rendre illégal le fait d’organiser des réunions « en réalité racistes ». Christophe Castaner, patron de LREM, réclame aussi des moyens judiciaires. Bruno Retailleau (LR) dénonce une « provocation à la haine raciale » qui doit être sanctionnée par la loi.
Mais plutôt que de dissoudre une organisation syndicale, ce qui n’est ni facile, ni souhaitable, mieux vaut s’en prendre au nerf de la guerre. L’Unef reçoit chaque année des subventions de l’État, proportionnellement aux sièges obtenus lors des élections étudiantes du Cnous (Centre national des œuvres universitaires et scolaires) et du Cneser (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche). 458 850 euros en 2019. Cette somme est officiellement utilisée à la formation des étudiants élus dans ces instances. Et sert dans la pratique au fonctionnement de l’organisation.
Si le syndicat n’est plus un syndicat mais un groupement politique racialiste, n’est-il pas logique de réfléchir à ces allocations ? Imaginons un syndicat qui refuserait d’organiser des réunions avec les Noirs. Accepterions-nous que nos impôts le subventionnent ? Si l’État ne finance aucun culte, pourquoi diable irait-il financer l’idéologie ségrégationniste ? Doit-on financer avec nos impôts les réunions en non-mixité de l’Unef ?
Les réunions en non-mixité et non racisées existent depuis longtemps. Au sein de l’Unef et ailleurs. Elles étaient au départ l’apanage d’associations radicales féministes excluant la présence des hommes, de groupes antiracistes revendiquant l’entre-soi pour parler de discriminations. La pratique s’est répandue et n’a plus grand-chose à voir avec l’idée d’un « safe space » pour parler librement. L’essentialisation des luttes qui passe par le refus de tout espace commun, de tout universalisme, c’est la dérive dans laquelle veut nous entraîner la radicalité racialiste. Non pas défendre ensemble les plus faibles ou les plus discriminés, mais refuser à l’autre, sur des bases raciales, le droit de s’immiscer dans un combat qui « n’est pas le sien ». Attiser copieusement les haines et le ressentiment. Et surtout empêcher chacun de se détacher de ses appartenances pour faire société.
En antidote à cette bêtise rétrograde, il faut lire le lumineux essai de Rachel Khan, Racée (Éditions de l’Observatoire). Juriste, scénariste, actrice, écrivain, femme, noire, sénégalaise et gambienne par son père, juive polonaise par sa mère (sans ordre de préséance), elle se livre avec intelligence à un saccage joyeux des idéologies racialistes et intersectionnelles. Elle croit, à l’instar d’Édouard Glissant, que c’est la relation à l’autre qui crée l’identité. Et, dans le droit fil de Romain Gary, que ne pas avoir d’identité est une identité. Contre l’assignation identitaire et le « droit à être victime », contre le terme « racisé » qui enferme dans une identité qu’on vous impose et qui stigmatise, elle se bat pour la liberté d’être soi. « Seront désaliénés Nègres et Blancs qui auront refusé de se laisser enfermer dans la Tour substantialisée du Passé. » Frantz Fanon.
Article pris sur Laïcité30

23 mars 2021

Elle avance à visage découvert

Classé dans : il est revenu le temps des cathédrales — eructeuse @ 10 h 09 min

la connerie ! Ainsi il est dit qu’un conseiller saurait bien vous entendre car il comprend même les silences ! Vindiou c’est fort de communication ! Le pire c’est que non seulement ça marche mais ça court ! Quand j’entends ça je ne dis qu’il n’y a pas d’espoir pour l’humanité et je suis guère surprise que la cancel culture est le vent en poupe ici bas !

22 mars 2021

Paroles paroles paroles

Classé dans : Art et culture, la vie des avis,élection érection piège à con — eructeuse @ 4 h 39 min
Image de prévisualisation YouTube

Les candidats à l’élection présidentielle 1988 Archives INA

21 mars 2021

CELINE PINA

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 13 h 29 min
Total soutien à

Rachel Khan

!

Un texte parfait de Isabelle Barbéris qui explique bien la nature des attaques que subit Rachel pour être simplement un être libre et singulier alors que les gauchistes racialistes voudraient la résumer à une couleur de peau.
Pour mieux comprendre l’histoire: Rachel Khan a publié un livre, « Racée », où elle dénonce le fait d’être renvoyée en permanence à sa couleur de peau et dit clairement que cette assignation à résidence ethnique n’est pas que l’œuvre de l’extrême-droite mais d’une gauche racialiste qui n’a rien à lui envier en terme d’intolérance et de clôture communautariste. Elle, elle réclame simplement l’égalité et la tenue de la promesse républicaine.
Rien de choquant à cela, non? Et bien pour la gauche racialiste et woke, ne pas être dans la dénonciation de la « France raciste », refuser de faire de sa couleur de peau l’alpha et l’oméga de son être, refuser d’être dans la haine et la dénonciation de la blanchité, c’est trahir « sa race », c’est être suspecte, c’est être une traître, se faire traiter de « Bounty » (blanc dedans, noir dehors), voire de « negresse de maison »).
C’est ainsi que « La Place », lieu hip-hop dont Rachel est une des dirigeantes, a sorti le communiqué photographié dans ce post. Le but est ici d’humilier et de rendre le travail de Rachel impossible.
Pourquoi? Parce que le milieu hip-hop est gangrené par l’idéologie racialiste et un discours de haine du Blanc. Du coup une partie des responsables de ce lieu subventionné, traitent une demande d’égalité et la quête d’une humanité capable de dépasser les apparences comme un happening fasciste; un livre fin,sensible et poétique comme un brûlot militant et réactionnaire et une parole humaniste et intelligente, comme un affront personnel.
Le procédé est minable et incompréhensible. Mais il parle de ceux qui l’emploient pas de ceux qui le subissent.
Le racisme n’est pas mort, il a même enfanté et le racialisme est sa forme moderne.
Suit le texte d’Isabelle Barberis qui démonte l’hypocrisie et la perfidie des responsables de La Place, dont Agnes B, la créatrice d’une marque chère et surestimée pour bobos à porte-feuilles joufflus.
————————————————-
« Soutien à Rachel Khan, apodioxis et métacommunication orwellienne
Les attaques d’une rare hypocrisie que subit en ce moment Rachel Khan suite à la promotion de son récent livre « Racée » (éditions de l’Observatoire) lèvent encore un peu plus le voile sur le fonctionnement des identitarismes, ainsi que sur leur académisation (je pense que c’est cette dimension institutionnelle des identitarismes pseudo-minoritaires que ma recherche a le plus contribué à démontrer).
Rappelons qu’elle est ciblée par la direction de l’institution publique qu’elle co-dirige, La Place , un établissement culturel public, dédié au Hip Hop.
Cet établissement a donc publié un tweet de dénigrement afin de se dissocier des positions de Rachel Khan – attaque qui se ménage le confort de l’argument d’autorité.
L’hypocrisie de ce tweet se décrypte aisément à travers la figure rhétorique de l’apodioxis: une méthode de dénigrement qui revient à disqualifier l’adversaire en le rejetant hors de la sphère du débat. C’est une figure d’écartement et de dissociation encore plus violente que l’ad personam, qui considère encore la personne – ici définitivement écartée car la proximité de la personne est comparée à une salissure. L’on pourrait la résumer ainsi: « je ne vous serre pas la main », et par conséquent « je ne débats pas avec vous ».
Ce procédé se répand actuellement à vive allure dans les sphères culturelles et universitaires, en cherchant insidieusement à produire de l’infréquentabilité, par effet de halo.
Une telle méthode présente plusieurs avantages pour l’hypocrite dénonciateur. J’en citerai deux:
- Le premier est de se dédouaner d’avoir à répondre sur le fond. Cela signale en général une incompétence voire une faillite rationnelle, mais masquées par la posture de pureté – un dénominateur commun des idéologies intégristes et totalitaires – et la désignation d’un bouc émissaire. Car les arguments de Rachel Khan, qu’il s’agisse de ceux qu’elle présente dans les médias ou bien dans son livre, sont tous pondérés, nuancés, pluralistes, dialectiques, ouverts. En jetant un anathème sur la subtilité, les dénonciateurs avouent certes en creux la teneur identitaire et sectaire de leur position. Mais ils capitalisent sur la sainte triade de la séduction identitaire: la pureté, le clivage, et l’hostilité à toute forme d’altérité, sous couvert de la défendre.
- Le second bénéfice faux-jeton est de faire usage d’un procédé bien identifié par la critique orwellienne: la métacommunication. Incapable d’objecter des faits, on criminalise un sujet critique en recourant au paralogisme par association ad nauseam, en le laissant en général sous-entendre. L’implicite (énorme dans le cas de ce tweet) est en effet indispensable à la métacommunication. La rétribution, c’est de se retrouver du côté de ceux qui sont censés avoir un « temps d’avance », être des « voyants surconscients » (wokes)… mais qui en fait négligent l’analyse de bon sens du présent.
Le règne de la métacommunication est le symptôme des régimes totalitaires qui fonctionnent par allégeance et injonction à la manifestation de cette allégeance, et autoproduction de leur propre paranoïa. La métacommunication est largement employée par la propagande (elle est donc compatible avec la communication au sens publicitaire, mais pas au sens rationnel). Elle joue sur nos pulsions régressives (notre désir d’identification, de fusion dans le groupe). L’un des signes les plus évidents de cette victoire de la métacommunication (pulsionnelle, identitaire) sur la communication (informative, rationnelle, objective) est par exemple la diffusion de l’expression « faire le jeu de » dans le débat médiatique.
En conclusion, je n’achèterai plus jamais une fringue même de seconde main griffée de la publiciste Agnès b. C’est mon apodioxis de meuf. Je préfère aller nue que porter les hardes vendues par ceux qui se drapent de vertu pour calomnier leur prochain.
Bon c’est pas une grosse perte. La jupette à pois vues mille fois, ou celle avec des graffitis immondes, à 200 balles, et qui ressemble à une serpillère après deux lavages, c’est assez loin de la haute idée que je me fais de la mode, qui n’a pas grand chose à voir avec la publicité.

19 mars 2021

OSER LE RANCE

Classé dans : il est revenu le temps des cathédrales,Quelques uns de mes dessins — eructeuse @ 7 h 50 min

Le nez des dix parlementaires d’Oser la France en mode inquizizitionnelle ?

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