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17 janvier 2021

FADILA MAAROUFI

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 7 h 47 min
Belgo-marocaine et diplômée en anthropologie, Fadila Maaroufi est aussi éducatrice de rue. Pendant 15 ans, elle a travaillé dans plusieurs quartiers bruxellois défavorisés. Depuis 2016, elle anime séminaires et conférences sur le thème de la radicalisation.
Une jeune femme a été tuée en Belgique probablement par son propre frère qui ne supportait pas qu’elle vive « comme une européenne ».
Elle a été retrouvée ligotée les mains dans le dos et exécutée d’une balle dans la tête.
Ce crime se nomme un « crime d’honneur ». Il faut le nommer précisément si nous voulons le comprendre, l’analyser et mener une politique de prévention auprès des familles concernées.
Nous le constatons tristement: il faut que survienne un tel drame pour que l’on commence à évoquer ces femmes qui vivent sous le joug de traditions patriarcales archaïques. Au sein de celles-ci, l’individu n’existe pas pour lui-même, il est assigné à un rôle. Pour les femmes, il s’agit souvent d’être les garantes de l’honneur du clan, de la famille.
Combien de morts faudra-t-il encore pour que nous osions nommer précisément ces crimes ? Pourquoi aucune manifestation contre ces violences faites au nom de traditions, de cultures, de religions ?
Nous avons peu entendu la parole des féministes intersectionnelles à ce sujet, sauf pour s’empresser d’enfouir le réel sous le tapis en le recouvrant d’un discours relativiste simpliste criminalisant tous les hommes.
La manière dont ce tragique événement a été traité par l’émission « Les Grenades » est significative. Légèrement gênées aux entournures, certaines n’évoquent plus ici le patriarcat blanc mais le « féminicide » comme « problème structurel international. »
Cela permet de balayer d’un revers la question de l’intégration que soulève ce crime. N’en déplaise à ces néo-féministes flagellantes, malgré tous ces défauts, l’Occident constitue un espoir et un idéal pour beaucoup d’immigrés à l’instar d’Ahlam et de sa sœur Fadia, mariée de force en Syrie et qui a pu divorcer de son mari violent en Belgique.
Oui les motivations du criminel sont importantes et spécifiques: le rejet de l’Occident et de ses valeurs par certains immigrés est problématique.
Lorsqu’une femme enferme et bat sa belle-fille mariée de force, lorsqu’un jeune homme est menacé de représailles par sa mère s’il s’obstine à sortir avec une « blanche, mécréante », ces néo-féministes vont-elles persister à évoquer « le problème structurel international du féminicide » pour ne pas avoir à regarder la réalité en face ?
Ce type d’acte n’est pas le premier en Belgique et ne sera pas le dernier tant que ce tabou sera présent, tant que le monde associatif, politique et médiatique fermera les yeux « pour ne pas stigmatiser une minorité au sein de la population ».
LA MINORITE À PROTEGER D’URGENCE SONT LES PERSONNES VICTIMES DE TRADITIONS RÉTROGRADES ET D’ACTES CRIMINELS.

Une réponse à “FADILA MAAROUFI”

  1. 010446g dit :

    pleinement d’accord!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Chante, chante, coucou

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