Victoryne Moqkeuz Eructeuse

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31 janvier 2021

COLERE

Classé dans : il est revenu le temps des cathédrales — eructeuse @ 7 h 17 min

saloperie 31

30 janvier 2021

Sourire ?

Classé dans : élection érection piège à con — eructeuse @ 8 h 23 min

peuple 30 01

Ben quoi, il est pô premier de cordée idiote !

28 janvier 2021

Moyen ressource tu sens comme tu es humain ?

Classé dans : il faut savoir humour garder — eructeuse @ 11 h 53 min

MANAGEMENT 28

26 janvier 2021

CELINE PINA

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 11 h 57 min

« Associations subventionnées : un contrôle nécessaire et légitime »  Céline Pina publié le 25-01-2021 marianne.fr

« La nécessité d’un ménage sur le front associatif s’impose », affirme l’essayiste Céline Pina, qui répond à une tribune publiée par le Mouvement associatif à propos d’un article de la loi sur le séparatisme.

D’après le mouvement associatif, qui ne craint ni l’outrance ni la malhonnêteté intellectuelle, la liberté d’association se trouverait mise en question par le projet de loi confortant le respect des principes de la République et notamment par son article 6. Et comme ce genre d’assertion brutale leur paraît encore trop empreinte de retenue, ce mouvement qui prétend représenter une association sur deux, convoque les heures sombres et le ventre encore fécond d’où est sortie la bête immonde, expliquant doctement que cette liberté est une des « premières que les régimes autoritaires cherchent en général à museler. »

Le problème est que cette affirmation a tout d’une manipulation. D’abord parce que d’emblée le cadre posé est faux : l’article 6 de la loi ainsi attaquée ne prétend pas régir la question de la liberté d’association. Il ne concerne que les associations recevant des financements publics. Et c’est justement parce que ces associations vivent de l’argent des citoyens et le réclament en arguant de leur utilité sociale, que la question de leur engagement républicain est posée. Elles sont légitimes à réclamer ce type de financement, car elles sont censées participer à la traduction dans le concret de la promesse que portent nos principes républicains : respect de l’égalité femmes/hommes, laïcité, refus de réduire les personnes à leur couleur de peau, liberté de conscience…

La nécessité d’un ménage sur le front associatif s’impose

Contrairement à ce qu’affirme la tribune, s’il est plus que temps de réagir c’est que l’entrisme islamiste et racialiste dans le mouvement associatif est déjà bien avancé, notamment dans nombre d’associations se réclamant de l’éducation populaire. S’il est plus que temps de réagir c’est parce qu’une partie du clientélisme municipal s’explique aussi par la manne que représente le subventionnement. S’il est plus que temps de réagir c’est que certaines associations bénéficient du label utilité publique, ce qui permet de défiscaliser les dons, alors qu’elles peuvent dans le même temps s’attaquer aux fondamentaux de notre contrat social. C’est le cas du CCIF, en voie de dissolution, dont les antennes locales ont pu être financées par des mairies comme celle de Grenoble.

Contrairement à ce qu’affirme le mouvement associatif, ce n’est pas parce qu’il existerait « quelques cas marginaux qui n’entrent ni dans l’esprit ni dans la lettre de la loi de 1901 » que cet article 6 de la loi a été écrit, mais parce que les exemples se multiplient d’associations reconnues voire prestigieuses, détournées de leur objet, multipliant les coups d’éclat antirépublicains et qui sont subventionnées par des mairies, des ministères, des organismes publics… Les chercheurs qui ont fait des enquêtes de terrain sur l’islamisation des territoires, que ce soit Bernard Rougier ou Hugo Micheron, attestent de surcroît de l’intérêt profond que portent les islamistes à la forme associative loi de 1901. Ce dernier note que « les frères Clain (à l’origine des attentats du 13 novembre 2015) ont ainsi monté des dizaines d’associations loi 1901. Les frères musulmans font de même. » Quand on se penche sur le réel, la nécessité d’un ménage sur le front associatif s’impose.

La méthode de Frère Tariq

Ainsi, en octobre 2020 a lieu à Poitiers, une rencontre organisée par la Fédération des centres sociaux et animée par des acteurs de l’éducation populaire. Nous sommes le lendemain de l’hommage national rendu à Samuel Paty, professeur décapité par un islamiste pour avoir donné un cours sur la liberté d’expression. Quelle ne fut pas la surprise de la ministre de la jeunesse de voir que les jeunes invités, qui étaient censés avoir travaillé sur la question de la religion et de la laïcité, encadrés par des adultes appartenant à des associations se targuant toutes de leur engagement républicain, tenaient un discours que n’auraient renié ni les associations islamistes ni les associations racialistes. Un discours à base de France raciste, de demande d’interdiction du blasphème, de mise en accusation larvée de Samuel Paty, de demande de rétablissement du voile dans les écoles, d’enseignement de l’islam à l’école, d’accusation de pro-sionisme des journalistes…

Le problème est que les encadrants de ses rencontres qui avaient accompagné les jeunes pendant des jours entiers étaient très à l’aise avec ce discours, probablement parce qu’ils en partageaient l’idéologie. Or celui-ci n’est pas compatible avec nos principes républicains. Pourtant ces associations d’éducation populaire sont non seulement lourdement subventionnées, mais sont des opérateurs du service public, certaines sont même en pointe dans l’organisation du service civique. Le problème est donc d’importance. Mais continuons. Savez-vous comment Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur de la secte islamiste des frères musulmans a obtenu le soutien et l’entregent qui lui ont permis d’être si puissant en France ? Et bien c’est notamment grâce à la Ligue de l’enseignement et à la Ligue des Droits de l’Homme. Caroline Fourest le raconte très bien dans son livre Frère Tariq : Discours, stratégie et méthode de Tariq Ramadan. Rappelons au passage que les chefs spirituels des frères musulmans en appellent au jihad, au meurtre des juifs et des kouffars, à l’infériorisation des femmes… Un programme peu compatible avec les idéaux censés être défendus par ces grandes associations. Mais visiblement cela n’est plus un problème.

Comme si la réalité de l’offensive idéologique des islamistes constatée pourtant partout dans le monde n’existait pas…

D’ailleurs de plus en plus, quand elles sont dans le viseur de la loi, les organisations islamistes évitent de monter elles-mêmes au créneau sur certains dossiers. Les idiots utiles qui le font pour elles leur sont bien plus essentiels car, outre qu’on ne leur reprochera pas de travailler pour leur propre paroisse, ceux-ci participent de l’effacement du réel en mettant la discussion uniquement sur le terrain de l’absolue liberté des associations. Tout est fait pour que les discussions ne se déroulent que sur un plan théorique. Comme si la réalité de l’offensive idéologique des islamistes constatée pourtant partout dans le monde n’existait pas ; comme si la France n’était pas la cible d’attentats et de violences récurrentes ; comme si des idéologies ne semaient pas ouvertement la haine de la France, du Blanc, du « mécréant » ; comme si un travail de radicalisation de la communauté musulmane n’était pas en cours ; comme si on ne voyait pas à travers les sondages ce travail politique porter ses fruits et aboutir à un refus d’intégration et à une haine raciale et confessionnelle sans précédent. Le procédé est grossier ? Peut-être, mais il n’en est pas moins efficace.

C’est la LDH qui a été envoyée d’abord au front contre la loi. Celle-ci a tenté de faire annuler le projet de loi sur les séparatismes en essayant de faire signer une pétition au nom de la défense des musulmans. C’est le Canard Enchaîné qui en a révélé la teneur : les excuses sociologiques y abondaient tandis que les meurtres jihadistes et la volonté séparatiste qu’affrontent nos institutions, et particulièrement l’école, étaient occultés. Un effacement du contexte qui est à la base de toutes les manipulations orchestrées par les islamistes et ceux qu’ils manipulent. À leur insu ou non. À l’époque, l’assassinat de Samuel Paty a stoppé net l’initiative, mais cette nouvelle tribune du mouvement associatif montre que l’objectif n’est pas abandonné.

D’autres exemples de la réalité de la mainmise d’idéologies anti-démocratiques sur des associations dites citoyennes ? Examinons la tentative d’imposer la burka de bain dans les piscines municipales ou le voile dans les salles de sport. L’association « Alliance citoyenne » est à la manœuvre et a fait parler d’elle car elle n’hésite pas à s’en prendre à l’ordre public et à envahir par la force les lieux où elle souhaite faire pression pour imposer sa loi. Cette association a pourtant reçu des subventions de la mairie de Grenoble. Parlons aussi de la dérive du Planning familial, laquelle association défend aujourd’hui la liberté de porter le voile et voit, selon certaines de ses antennes, un libre choix dans l’excision. Cette association peut-elle encore être financée par l’argent de nos impôts dans ces conditions ?

Nos élus et l’islam

La situation est encore pire encore quand on observe l’échelon local où l’attribution de subvention est souvent mère du clientélisme. C’est fou le nombre d’associations d’aide aux devoirs, d’associations citoyennes ou d’associations pseudo-sportives qui peuvent être le cache-nez de reprise en main religieuse et communautariste. Ancienne élue locale, j’ai été confrontée à ce type d’associations ; dans ma petite ville le problème s’est posé avec un groupe de jeunes réclamant des gymnases pour la pratique du foot en salle et qui mixaient activités sportives et groupe de parole autour d’une vision rigoriste de l’islam. Cela s’est terminé par des menaces en plein conseil municipal parce que le Maire refusait de céder à toutes leurs exigences. Erwan Seznec, dans son enquête Nos élus et l’islam raconte comment la famille Iquioussen, une des têtes d’affiche des frères musulmans en France, s’est constitué un véritable fief à Denain, grâce à la manne clientéliste reçue de la main de la maire de la ville, Anne-Lise Dufour Tonini. Le système a d’ailleurs payé, la maire a été réélue au premier tour.

Jusqu’à présent le préfet pouvait difficilement contester une subvention contrevenant aux principes républicains. Contrairement à ce qui est affirmé de façon péremptoire dans le texte du mouvement associatif, la loi laissait souvent les élus et les préfets qui voulaient lutter contre la montée de l’islamisme sans beaucoup de solutions pratiques et pragmatiques. Dissoudre une association n’est pas facile contrairement à ce qui est affirmé dans la tribune et se reposer sur le sens de la responsabilité des élus n’a pour l’instant abouti qu’à voir progresser l’emprise islamiste sur les quartiers, soit parce que le clientélisme y régnait en maître, soit parce que le Maire n’avait guère de moyens de lutter contre certaines associations.  Redonner des pouvoirs d’action aux préfets est utile dans ce cadre.

Les circuits qui ont vu fleurir le clientélisme associatif

Dernière remarque : la montée au créneau des associations confessionnelles toute religion confondue. Elle s’explique par deux points : d’abord le fait que les représentants les plus médiatiques et les plus puissants de l’œcuménisme, l’association Coexister, sont à la fois sous l’influence de la doctrine des frères musulmans et par le biais de son fondateur, très proche des médias catholiques. C’est ainsi que l’une des actions les plus remarquables de Coexister a été l’organisation d’un Hidjab Day pour que toutes les femmes se voilent en signe de respect de la religion musulmane. L’influence de l’association n’est pas pour rien dans cette proximité étonnante entre la propagande frériste et certains milieux catholiques. Le deuxième point, lui, mérite d’être entendu : pour certaines associations sincères, se cache derrière la signature de cette tribune, la crainte de ne plus pouvoir être subventionnées, au seul motif qu’elles sont confessionnelles… Ces craintes-là sont instrumentalisées par des associations clairement en lien avec l’islamisme qui ont beaucoup à perdre si on se met à contrôler à nouveau les circuits qui ont vu fleurir le clientélisme associatif.

Soyons honnête, pour qui a un peu d’expérience, créer une association ne coûte rien et engage à peu. Il suffit de mettre un objet bien-pensant pour obtenir agrément et financement quand on a quelques relations : il n’y a jamais de contrôle ni de vérification. Voilà pourquoi les islamistes créent même leurs associations cultuelles sous l’égide de la loi de 1901. Il est donc très déplaisant de voir le mouvement associatif dénoncer l’esprit de défiance du projet de loi, alors qu’il ne s’agit ici que de s’assurer du bon usage des deniers publics. Si le mouvement associatif ne veut rendre de compte à personne, alors qu’il trouve ses propres sources de financement. En tant que citoyenne je me réjouis au contraire de la montée en puissance du contrôle de l’État. Le recul du contrôle de légalité et son inexistence dans certains domaines nous ont fragilisés collectivement. Que cela change lorsque l’association est financée par nos impôts ou opère dans le champ public était urgent et nécessaire. Le contrôle est ici la condition de la garantie de l’État comme de la légitimité d’action de l’association.

25 janvier 2021

NI VU NI SENTU

Classé dans : élection érection piège à con — eructeuse @ 8 h 26 min

rien vi rien sentu

Attention j’ai pô dit les mêmes bêtes !

24 janvier 2021

LYDIA GUIROUS

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 14 h 43 min

La récente décision de la plateforme Disney+ de rendre inaccessibles aux «profils enfants» certains dessins animés, en raison de leurs stéréotypes, relève selon Lydia Guirous d’une cancel culture ciblant l’«l’homme blanc» et son supposé «privilège». La plateforme Disney+ a cédé aux nouveaux censeurs de la cancel culture. Ces gens haïssent l’humanité au point de vouloir effacer ses génies, ses chefs-d’œuvres, ses grands hommes, ceux qui ont fait sa grandeur, sa beauté et plus largement qui ont contribué au progrès de notre humanité. Au nom d’une pseudo-vertu, d’une morale et d’une justice pour les minorités oppressées jadis, ils déboulonnent, effacent, censurent, boycottent, tirent un trait à l’encre rouge, annulent le talent et l’œuvre de l’homme. Ils refusent qu’en chaque homme sommeille une part d’obscurité et plus simplement de son époque. Fini Woody Allen, fini Colbert, fini Gauguin, fini, exit, on efface. Ils veulent de l’irréprochable, du propre… Avec une intransigeance terrifiante, ils excluent, rejettent au nom des minorités, au nom de faits historiques que chacun condamnent aujourd’hui. Ils créent des problèmes, des polémiques, là où l’Histoire et le progrès humain ont apporté une condamnation sans faille. L’esclavagisme ? Le code noir ? Le colonialisme ? Qui ne condamne pas ? C’est l’Histoire et ça restera notre Histoire. Effacer, censurer, ajouter un avertissement moralisateur et infantilisant à chaque plaque de rue, chaque statue, chaque œuvre de peintre, musicien, auteur, réalisateur… n’effacera pas la réalité de notre histoire. Ce n’est pas parce que l’on censure Autant en emporte le vent que l’esclavagisme n’aura pas existé !… ou sans doute faudrait-il accepter une seule et unique lecture et représentation de l’Histoire pour satisfaire ces nouveaux tyrans du bien ? Ces gens ne sont que dans la lutte des «races» et ne voient plus des hommes mais des couleurs, des ethnies et des religions. Les fous de la «race» sont dans la revanche ethnique et c’est une évolution dramatique. Un drame pour les démocraties occidentales dont les fleurons de la soft culture baissent pavillon et cèdent aux dingues made in USA qui essaiment de plus en plus chez nous. Désormais vos enfants auront donc droit à leur part de cancel culture. Interdit donc de se détendre, de rêver et de rire devant les classiques de Disney Peter Pan, Dumbo, Les Aristochats, La Belle et le Clochard et Le livre de la jungle en utilisant un «profil enfant». Ils comporteraient des représentations trop stéréotypées et dommageables pour les minorités. J’imagine que la Belle au bois dormant, la Belle et la Bête, Blanche Neige et les sept nains et Cendrillon sont les prochains sur la liste. Avis aux néo-féministes : voici un combat bobo-déconnecté qui pourrait occuper de l’espace médiatique pour pas cher ! Pour les adultes, Disney nous offre un infantilisant et ridicule carton d’avertissement afin de prévenir que le film contient des représentations datées ou négatives de minorités et de cultures. Sous couvert de bonnes intentions, pour nous éduquer, les tenants de la cancel culture nient l’Histoire. Ils voient l’homme uniquement comme une menace pour l’Homme. Ils l’infantilisent, en niant sa capacité de recul, d’esprit critique, d’évolution et de bienveillance. Ils ne croient pas en l’intelligence. Ils sont dans une démarche de vengeance contre «l’homme blanc» et son fameux «privilège». Face à eux et la puissance de nuisance des réseaux sociaux qui peuvent détruire une image de marque, Disney se couche… comme d’autres marques de la mode se sont couchées face au potentiel marché de la mode islamique. Derrière cette pseudo-morale culpabilisatrice, le dieu argent – et un signe de plus de l’effritement de la civilisation occidentale.

22 janvier 2021

LAÏCITE 30

Classé dans : Art et culture, la vie des avis,Barbarie, il suffit — eructeuse @ 18 h 46 min
3 mois après l’assassinat de Samuel PATY, par décapitation, des menaces de mort sont proférées envers le directeur et une enseignante de l’école Jean MOULIN à Nîmes par un propos explicite : » ce qu’on a fait à Samuel Paty, ce n’est rien à côté de ce que je vais vous faire ».
Le parent d’élève, soupçonné, était jugé en comparution immédiate ce mardi matin. L’échange a dégénéré lorsque le directeur a évoqué les problèmes de comportement de son fils âgé de 7 ans.
Ces faits interviennent quelques jours après qu’un enseignant du collège Jean-Vilar de Saint-Gilles a été frappé au visage par un parent d’élève après avoir été confondu avec un professeur victime de rumeurs calomnieuses sur les réseaux sociaux.
Alors que la Justice semble avoir pris la mesure de la gravité des faits, la rectrice de l’académie, Sophie BEJEAN et Philippe Maheu, directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) du Gard, n’ont toujours pas trouvé le temps de venir sur place, 8 jours après les faits.
Ce dernier a également refusé que les enseignants exercent leur droit de retrait.
Ce n’est plus un manque de soutien, c’est de la lâcheté.
En restant sourds aux appels à l’aide des personnels en proie à la réalité du quotidien, ces fonctionnaires deviennent des complices des auteurs des faits.
Nous vous demandons de faire du bruit !
L’association Laïcité 30

19 janvier 2021

La moutarde me monte au nez ! Trop c’est trop ! Touchez pas aux petites filles ! Merci madame Fatiha Agag-Boudjahlat !

Classé dans : Art et culture, la vie des avis,La cause des Femmes — eructeuse @ 15 h 18 min

Sur marianne.fr

Un amendement déposé par des députés La République En Marche (LREM) puis jugé irrecevable a remis sur la table le débat sur le port du voile par les fillettes. Marianne en parle avec Fatiha Agag-Boudjahlat, enseignante et auteure d’un ouvrage sur cette pratique.

Aussitôt déposé, aussitôt retoqué. Quelques jours seulement après son dépôt par les députés LREM Aurore Bergé (Yvelines) et Jean-Baptiste Moreau (Creuse), l’amendement visant à interdire le voilement des fillettes dans le cadre du projet de loi visant à conforter le respect des principes républicains a été jugé irrecevable car dépassant le périmètre du texte. Mais le débat ne s’arrête pas là. Fatiha Agag-Boudjahlat, enseignante et auteure de Combattre le voilement – Entrisme islamiste et multiculturalisme (Cerf) estime que l’interdiction du voilement des fillettes relève de la protection de l’enfance. Entretien.

Marianne :Quelle signification revêt le voilement d’une fillette ?

Fatiha Agag-Boudjahlat : Le voilement, qu’il concerne des enfants ou des femmes adultes, qu’il soit imposé comme en Iran, ou non comme en Europe, ne change ni de sens ni d’effet. La femme est soumise à la sainte trinité patriarcale. Elle doit être vierge, discrète, pudique. Le voilement, que ce soit pour les adultes ou les enfants réduit la femme à un organe génital total. Sa chevelure est présentée comme susceptible d’exciter le désir des hommes.

Le voilement, que ce soit pour les adultes ou les enfants réduit la femme à un organe génital total.

Quand il s’agit d’enfants, quelles sont les conséquences sur leur développement ?

Pour les islamistes, l’enjeu du voilement des fillettes est de les formater suffisamment tôt pour qu’elles ne s’écartent jamais de cette voie. Voiler des enfants vise à les emprisonner dans une ultraorthodoxie. Peu à peu, par cette pratique, on apprend à la fille qu’elle a des obligations que les garçons n’ont pas. On lui inculque l’idée qu’en tant que fille, elle constitue une vulnérabilité pour la famille. On lui impose une situation d’invisibilité pour ne pas exciter les hommes. Le voilement relève de l’hypersexualisation du corps des enfants. Mais le voilement des fillettes produit aussi des effets sur les petits garçons : ils intègrent que les femmes sont différentes. Les garçons apprennent qu’une fille qui se respecte est une fille qui se voile.

Pour les islamistes, l’enjeu du voilement des fillettes est de les formater suffisamment tôt pour qu’elles ne s’écartent jamais de cette voie.

Pourtant, certains défendent de ne pas l’interdire au nom de la liberté religieuse ou parce qu’ils craignent qu’une telle mesure stigmatise.

Je ne supporte plus que l’accusation de stigmatisation soit un prétexte pour ne pas faire avancer les choses. Le voilement ne correspond à aucune pratique musulmane du Maghreb, cela vient d’Afghanistan. En Algérie, par exemple, ceci n’existe pas. Je ne comprends pas comment des féministes peuvent défendre le voile, il n’y a rien de plus patriarcal. Les féministes parlent de consentement, mais la religion est le mécanisme le plus efficace d’emprise sur les êtres. Un enfant ne souhaite qu’une chose : plaire à ses parents.

Sait-on à quel point le voilement des fillettes est répandu en France ? Existe-t-il des chiffres ?

Il n’y a aucun chiffre car les ministères de l’éducation, de la santé et de l’intérieur s’interdisent d’enquêter. On refuse de considérer l’islamisme comme une dérive sectaire. Néanmoins, je constate que lorsque j’étais petite, moi-même fille d’immigrés, je rencontrais très peu d’enfants voilées. Maintenant, je croise des enfants de trois ou quatre ans qui portent le foulard. Ce n’est pas anecdotique, c’est surtout symptomatique d’une normalisation de pratiques ultraorthodoxes. En Algérie, mes parents n’ont jamais vu ça. On introduit l’idée qu’un bon musulman est un islamiste.

Comment lutter contre ce phénomène ?

La mère des réformes serait de remplacer la notion d’autorité parentale par celle de responsabilité parentale. Il faut une commission parlementaire pour revoir la protection de l’enfance. Nous avons hérité d’une pratique bonapartiste qui consiste à sacraliser l’autorité parentale, comme si les parents étaient propriétaires du corps de leur enfant. Il est indispensable de clarifier le statut juridique de l’enfant. La Convention internationale des droits des enfants leur garantit la possibilité de se construire une personnalité mais garantit surtout aux parents le droit de leur transmettre leur culture. Que fait-on s’il y a une contradiction entre les deux ?

Quelle est la distinction entre autorité et responsabilité parentale ?

L’autorité parentale fait croire que le rôle des parents consiste à exercer un pouvoir sur leur enfant. La responsabilité suggère que les parents ont des devoirs vis-à-vis des enfants, et non des droits. Ils ont le devoir de prendre soin de leurs enfants. La protection de l’enfance à l’heure actuelle est un scandale d’État. Il faut réintroduire un défenseur des enfants qui ne dépende pas du Défenseur des Droits. Les enfants radicalisés disparaissent des radars. Ils ne sont pas scolarisés, ou seulement à domicile. Il est urgent de repenser la protection de l’enfance.

Il est urgent de repenser la protection de l’enfance.

Dans ce travail de réforme de la protection de l’enfance, que proposez-vous précisément pour bannir le voilement des fillettes ?

La loi a déjà intégré que la maltraitance ne se limite pas seulement à des atteintes physiques, mais inclut également des violences psychologiques. Je propose d’avancer en interdisant les « exigences éducatives disproportionnées », terme formulé dès 1988 par la commission Jacques Barrot sur la protection de l’enfance. C’est l’argument juridique qui permettrait de bannir le voilement des fillettes. Chantal Jouanno s’était déjà appuyée dessus pour interdire les concours de mini-miss. Les exigences éducatives disproportionnées permettraient également d’interdire les certificats de virginité ou la pratique du ramadan par les enfants. Il y a deux ans, je me souviens avoir envoyé à l’infirmerie un élève qui pratiquait le jeûne et se sentait mal. Quand l’infirmière a appelé les parents, ils lui ont répondu qu’elle laisse dormir leur fils car il ne devait pas casser le ramadan.

Aurore Bergé et Jean-Baptiste Moreau ont déposé leur amendement pour interdire le voilement des fillettes dans le cadre du projet de loi confortant le respect des principes républicains. Mais à vous entendre, l’enjeu relève plus de la protection de l’enfance que de la laïcité.

Oui. Je savais que ce que proposait Aurore Bergé était voué à l’échec. La question du voilement des fillettes est une question de maltraitance des enfants. Il ne faut pas convoquer la laïcité à tout bout de champ. Une commission parlementaire sur la protection de l’enfance traiterait aussi bien de l’inceste, des exigences éducatives disproportionnées que de l’accès à la pornographie.

Y a-t-il également une frilosité politique à avancer sur ce sujet ?

LREM n’avance que lorsqu’il y a un attentat. Il faut qu’une tête tombe pour qu’ils bougent. LREM défend une conception multiculturaliste, comme ces sinistres sires de la France Insoumise qui combattent le patriarcat jusque dans les toilettes d’Alain Finkielkraut mais qui n’ont aucun problème avec le voilement des fillettes. Sur la protection de l’enfance, on est en train d’avancer sur la pédophilie. Mais sur le sujet du voile, dès qu’on le mentionne, on ressort l’accusation de stigmatisation. D’autres affirment qu’il faudrait aussi interdire les croix ou les kippas. Or, une kippa ne fait pas des cheveux d’un homme un organe génital qu’il faut cacher. La loi de 1905 visait clairement l’Église. Il faut s’adapter au contexte et aux religions.

LREM n’avance que lorsqu’il y a un attentat. Il faut qu’une tête tombe pour qu’ils bougent.

Tout cela est dramatique car si les islamistes arrivent à contrôler les enfants, l’orthodoxie se banalisera complètement. Il faut agir, il n’y a rien de plus faible que les enfants.

17 janvier 2021

FADILA MAAROUFI

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 7 h 47 min
Belgo-marocaine et diplômée en anthropologie, Fadila Maaroufi est aussi éducatrice de rue. Pendant 15 ans, elle a travaillé dans plusieurs quartiers bruxellois défavorisés. Depuis 2016, elle anime séminaires et conférences sur le thème de la radicalisation.
Une jeune femme a été tuée en Belgique probablement par son propre frère qui ne supportait pas qu’elle vive « comme une européenne ».
Elle a été retrouvée ligotée les mains dans le dos et exécutée d’une balle dans la tête.
Ce crime se nomme un « crime d’honneur ». Il faut le nommer précisément si nous voulons le comprendre, l’analyser et mener une politique de prévention auprès des familles concernées.
Nous le constatons tristement: il faut que survienne un tel drame pour que l’on commence à évoquer ces femmes qui vivent sous le joug de traditions patriarcales archaïques. Au sein de celles-ci, l’individu n’existe pas pour lui-même, il est assigné à un rôle. Pour les femmes, il s’agit souvent d’être les garantes de l’honneur du clan, de la famille.
Combien de morts faudra-t-il encore pour que nous osions nommer précisément ces crimes ? Pourquoi aucune manifestation contre ces violences faites au nom de traditions, de cultures, de religions ?
Nous avons peu entendu la parole des féministes intersectionnelles à ce sujet, sauf pour s’empresser d’enfouir le réel sous le tapis en le recouvrant d’un discours relativiste simpliste criminalisant tous les hommes.
La manière dont ce tragique événement a été traité par l’émission « Les Grenades » est significative. Légèrement gênées aux entournures, certaines n’évoquent plus ici le patriarcat blanc mais le « féminicide » comme « problème structurel international. »
Cela permet de balayer d’un revers la question de l’intégration que soulève ce crime. N’en déplaise à ces néo-féministes flagellantes, malgré tous ces défauts, l’Occident constitue un espoir et un idéal pour beaucoup d’immigrés à l’instar d’Ahlam et de sa sœur Fadia, mariée de force en Syrie et qui a pu divorcer de son mari violent en Belgique.
Oui les motivations du criminel sont importantes et spécifiques: le rejet de l’Occident et de ses valeurs par certains immigrés est problématique.
Lorsqu’une femme enferme et bat sa belle-fille mariée de force, lorsqu’un jeune homme est menacé de représailles par sa mère s’il s’obstine à sortir avec une « blanche, mécréante », ces néo-féministes vont-elles persister à évoquer « le problème structurel international du féminicide » pour ne pas avoir à regarder la réalité en face ?
Ce type d’acte n’est pas le premier en Belgique et ne sera pas le dernier tant que ce tabou sera présent, tant que le monde associatif, politique et médiatique fermera les yeux « pour ne pas stigmatiser une minorité au sein de la population ».
LA MINORITE À PROTEGER D’URGENCE SONT LES PERSONNES VICTIMES DE TRADITIONS RÉTROGRADES ET D’ACTES CRIMINELS.

12 janvier 2021

PARCOURU

Classé dans : Art et culture, la vie des avis — eructeuse @ 8 h 47 min

Parcouru lu sur Charlie Hebdo.fr

Chacun croit ce qu’il veut, on est en démocratie. C’est vrai. Le problème est que « cette phrase est parfois utilisée pour contester le contenu des ensei­gnements », témoigne Guillaume Lecointre, professeur au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris. Le discours de certains élèves est le suivant : vous croyez en Darwin, mais moi, je crois dans la Bible ou le Coran, c’est kif-kif. Sauf que le raisonnement est bidon : ce n’est pas parce qu’on est en démocratie que les textes religieux ont autant de valeur que les connaissances scientifiques. On a le droit de croire que la Terre est le centre de l’Univers ou que l’homme a été créé à l’image de Dieu. Il n’empêche que la réalité, c’est que nous avons un ancêtre commun avec les babouins et que nous ne sommes qu’un grain de poussière perdu dans une immensité, n’en déplaise à un Dieu hypothétique.

Si la croyance relève du privé, et là, toute liberté est permise, l’école se doit d’enseigner des savoirs. Pour mettre en pratique ce postulat laïc, la première étape est de différencier croyance et connaissance. Ce n’est pas toujours évident pour les enseignants, parfois décontenancés. Pour les aider à répondre aux élèves – qu’il serait contre-productif de braquer en se contentant de dénigrer leurs croyances –, Guillaume Lecointre a décidé de leur apporter des outils intellectuels très concrets, dans un petit livre intitulé Savoirs, opinions, croyances. Une réponse laïque et didactique aux contestations de la science en classe (éd. Belin Éducation).

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