Victoryne Moqkeuz Eructeuse

Inspiration expulsion

19 mars 2016

Les mots d’une guerre civile

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 9 h 14 min

Article de Céline Pina :

Didier Hanne dans Respublica a eu un immense courage ! Il a lu jusqu’au bout la prose d’Houria Bouteldja, l’égérie du nouveau racisme décomplexé du Parti des indigènes de la République qui analyse tout via le prisme de la couleur de peau et de l’appartenance confessionnelle.

Avec Houria Bouteldja, bienvenue dans la régression et cela commence dès le titre: « Les blancs, les juifs et nous ». Le reste est à l’avenant. On sent chez cette femme profondément malade, les germes de ce que les islamo-serviles et autres essentialistes veulent nous imposer: une guerre civile larvée au nom de leur idéal eugéniste où certains sont bourreaux par nature et les autres d’éternelles victimes. Un essentialisme de la race où toutes nos identité privées (notre origine, nos aspirations, nos rôles sociaux, notre apparence, notre genre, nos pratiques sexuelles, notre rapport à autrui, notre rapport à la famille, à la religion, à l’histoire, à la philosophie, nos idées politiques et notre façon d’être dans la vie professionnelle…) sont réduites à une appartenance ethnico-religieuse qui doit déterminer le rapport à soi et aux autres.
L’individu n’est plus qu’une émanation de son communautarisme. Il se réduit à cela sous peine d’être traitre à sa race, complice du colonialisme et de l’esclavagisme… Un bon nappage de haine et de vengeance par dessus et on flirte avec la justification de la violence terroriste au nom des crimes du juif et de l’homme blanc.

Ça ne pisse tellement pas loin que cela souille surtout les chaussures, mais cette logique, issue d’un cerveau malade est la même que celle que défends avec plus d’hypocrisie Edwy Plenel, que celle que promeut Tariq Ramadan, que celle que prône les salafistes et les frères musulmans, que celle au nom de laquelle les jihadistes nous tuent.

Que les médias fassent leur chou gras d’une femme dont le discours est pire que celui d’une Marine le Pen, mais qui a, lui, droit de cité. Houria Bouteldja porte une idéologie plus raciste et plus meurtrière que celle du Front national. Que n’est-elle traitée avec le même mépris que le FN?

Et bien non, et des personnes comme Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité trouvent normal de s’associer à cette femme et de signer des pétitions à ses côtés, alors qu’il le refuserait si c’était aux côtés de Marine Le Pen. Or Houria Bouteldja n’a rien à lui envier. En terme de discours publique, elle est même pire…

Il est temps d’être cohérent: FN et PIR, même combat. Combattons les au même titre.

EXTRAIT:

 » « Les blancs, les juifs et nous ». Rien que le titre est un programme. Celui d’une sécession racialiste : il y a “nous”, et puis il y a, hors de ce « nous », les mal colorés et les mauvais croyants. Et tout le reste à l’avenant.

Alors, pour les curieux qui veulent bien savoir à qui nous avons affaire, nous, les Républicains de gauche, ci-après quelques extraits du doux chant d’amour entonné par Houria Bouteldja…

Pourquoi j’écris ce livre ? Parce que je partage l’angoisse de Gramsci : “le vieux monde se meurt. Le nouveau est long à apparaître et c’est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres”. Le monstre fasciste, né des entrailles de la modernité occidentale. D’où ma question : qu’offrir aux Blancs en échange de leur déclin et des guerres qu’il annonce ? Une seule réponse : la paix. Un seul moyen : l’amour révolutionnaire.
(…)
La bonne conscience blanche de Sartre… C’est elle qui l’empêche d’accomplir son œuvre : liquider le Blanc. Pour exterminer le Blanc qui le torture, il aurait fallu que Sartre écrive : « Abattre un Israélien, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre. » Se résoudre à la défaite ou à la mort de l’oppresseur, fût-il Juif. C’est le pas que Sartre n’a pas su franchir. C’est là sa faillite. Le Blanc résiste. Le philosémitisme n’est-il pas le dernier refuge de l’humanisme blanc ?
(…)
Si la gauche actuelle était à l’image de ses engagements, nous ne pourrions que nous en féliciter. Mais, on est malgré tout en droit de penser que sa blanchité en a dessiné l’inflexion.
(…)
Ce que j’aime chez Genet, c’est qu’il s’en fout d’Hitler. (…) Il y a comme une esthétique dans cette indifférence à Hitler. Elle est vision. Fallait-il être poète pour atteindre cette grâce ?
(…)
Je déteste la bonne conscience blanche. Je la maudis. Elle siège à gauche de la droite, au cœur de la social-démocratie.
(…)
C’est pourquoi je vous le dis en vous regardant droit dans les yeux : je n’irai pas à Auschwitz.
(…)
Il arrive parfois que la distance entre mon crime et moi se rétracte. Des bombes explosent dans le métro. Des tours sont percutées par des avions et s’effondrent comme des châteaux de cartes. Les journalistes d’une célèbre rédaction sont décimées. Mais immédiatement la bonne conscience fait son oeuvre. “Nous sommes tous américains!” “Nous sommes tous Charlie”. C’est le cri du coeur des démocrates. L’union sacrée. Ils sont tous Américains. Ils sont tous Charlie. Ils sont tous blancs.
(…)
Il faut en finir. “Fusillez Sartre!”. Ce ne sont plus les nostalgiques de l’Algérie Française qui le proclament. C’est moi, l’indigène.
(…)

Certains disent : « il ne faut pas lire, il ne faut pas lui faire de publicité. » Je pense le contraire. Le pire, on ne doit pas l’esquiver : on doit en prendre connaissance. Dans la période actuelle, les œufs du serpent ne sont pas logés à un endroit précis : ils sont un peu partout répandus.

Alors il faut lire. Relire. Et encore.

Petit à petit, on voit que c’est un palimpseste. Sous le texte apparent, mélange d’envolées lyriques et confuses, derrière la littérature poussive, le « regardez-moi comme je vous provoque » – qui permet de prononcer les mots inouïs d’un racialisme agressif – le sous-texte, qui est le texte maître, apparaît. Redoutable. A peine enfouis derrière l’ironique proclamation de paix : les mots de l’affrontement racial, les mots d’une guerre civile. »

 
Les mots d'une guerre civile dans tout est politique
Quoi ? Qu’est-ce ? Un livre : Les Blancs, les Juifs et nous, par Houria Bouteldja (La Fabrique, mars 2016). Avec comme sous-titre alléchant : « Vers une politique de l’amour révolutionnaire ». Le dernier opuscule du groupuscule Parti des…
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