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8 octobre 2014

QUE PENSER DE L’AFFIRMATION DE JFK

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 8 h 11 min

Dans le journal MARIANNE  sorti la semaine dernière et dans l’article  » Notre époque favorise les pseudos-rébellions », JFK revient sur l’acte de subversion et sur les figures historiques de la rébellion, loin des révolutionnaires « de profession », faux héros et vrais rentiers de la sédition. je cite « pour lui, c’est quand les modérés se révoltent que les sociétés progressent …

« Le non du rebelle , du vrai rebelle, relève d’ailleurs du mouvement, jamais de l’état : c’est son point commun avec la vérité. Cette dernière est un moment, à la différence du mensonge, qui est un état. La vraie rébellion ne peut être qu’un moment permettant de consolider les fruits du progrès. Il faut donc se méfier des rébellions qui se figent en statuts confortables. Notre époque favorise ces pseudos-rébellions qui relèvent d’un geste clownesque.

On a aujourd’hui des rebelles de profession.Ils me font penser à Auguste Blanqui. Depuis l’âge de 22 ans, le futur auteur de « l’Eternité par les astres » n’a eu qu’un métier : séditieux. Il a multiplié les coups de force et les tentatives de déstabilisation. Mais comme souvent avec les rebelles professionnels ( songeons, à la même époque, à l’exemple de Louise Michel…),c’est moi qui souligne la police finit par les circonvenir, en nouant un « deal » avec eux, ou en finançant leurs activités. Les permanents de la subversion sont toujours rattrapés par le système qu’ils prétendent mettre à bas : ils en deviennent un ingrédient. Ils finissent par faire partie du décor. Ce sont des contre-courant qui deviennent partie prenante du « courant ».

En gros ce sont les idiots utiles du capitalisme ?

QUESTION POSEE  à JFK : les rebelles font-ils l’histoire sans savoir l’histoire qu’ils font ?

JFK : Celui qui s’installe à l’enseigne de la rébellion , c’est à dire pour qui la rébellion n’est qu’une posture, ne joue aucun rôle dans l’histoire. Ni le rebelle réactionnaire ni le rebelle révolutionnaire ne font peser une véritable menace sur les pouvoirs arbitraires. Le révolutionnaire joue son rôle repéré et fiché par les pouvoirs, mais il ne change pas le monde. Les seuls acteurs à avoir provoqué de grandes ruptures dans l’histoire sont les modérés.

Dans sa préface à Miracle en Bohème de Joseph Skvorecky, Milan Kundera saluait la « révolte des modérés », vous êtes sur sa ligne ?

JFK : L’excès d’injustice, d’arbitraire et de violence finit toujours par provoquer une réaction. Par susciter un coup d’arrêt. Mais les coups d’arrêt les plus efficaces viennent des modérés. Ce sont eux les plus légitimes  ??? pour s’exclamer  :  » Ah ça non ! »

Vous avez des exemples  ?

JFK : Une foule ! C’est Mirabeau et non Robespierre qui a permis à la France de secouer le joug de l’Ancien Régime …La révolution de 1848 est associé au nom d’un autre modéré Lamartine. Et celle de 1870, au nom de Gambetta…les mouvements de contestation promis au plus bel avenir n’ont jamais été lancés que par des modérés. C’est logique : ni rébellion automatique (comme chez Blanqui) ni rébellion de classe ( comme chez beaucoup de révolutionnaires communistes) ni rébellion d’emportement ou de colère, la vraie rébellion est forcément le produit et l’occasion d’une réflexion. Aussi admirable que fût sa rébellion, Louise Michel n’a jamais pensé à son gestefaut oser écrire ça !

Ben mon cochon il va venir quand le temps des modérés là parce qu’ en ce moment les modérés regardent crever les sans rien !

Et historiquement ils se révoltent quand les modérés ?

Tant que c’est la gamelle des petits des sans rien qui est touchée, les modérés ils s’en branlent, attentistes, (ça coûte rien de souffleter un peu le pouvoir de ci de là cahin-caha, pas trop, des fois qu’ils deviennent des idiots), ah mais oui mais c’est bien sûr, les modérés vont se révolter c’est sûr,  oui mais il faudrait dans doute que les sans rien se sacrifient comme on fait les paysans  en 1789, comme ceux qui se sont fait tirer dessus en 48, 70, ou ces inutiles qui ont rempli les bagnes pour que les modérés se voient, ciel les prochains sacrifiés, et qu’ils se sentent enfin concernés, vindiou, on va s’en prendre maintenant à leur gamelle, alors ils vont remuer enfin leurs fesses qui deviennent vindiou révoltées, et ouf progressistes pas sans culotte quand même, mais ouf on est sauvé !

Ah l’histoire ma belle histoire les modérés font l’histoire ? Nous sommes tous porteurs et faiseurs d’histoire quelque soit notre rôle même celui qui est neutre agit par sa neutralité sur l’histoire …

UNE fois que les damnés de la terre ont fait le sale travail… 

Les modérés sont les collabos de toujours, un jour l’intolérable les touchent c’est le jour où leur propre devenir est menacé ! Oui alors là ils peuvent dire :  » ah ça non  » !

http:// atheisme.free.fr

Biographie de Louise Michel :

Institutrice, militante révolutionnaire et libertaire française.
Née au château de Vroncourt en Haut-Marne, Louise Michel est la fille née hors mariage du fils du châtelain, Laurent Demahis, et de la servante Marianne Michel. Elevée par ses grands-parents, elle reçoit une bonne instruction et une éducation libérale, elle lit Voltaire et Rousseau et étudie la musique. Mais en 1850, après la mort de son père et de ses grands-parents, Louise Michel est chassée du château et devient institutrice. Elle fonde une école libre où elle enseigne pendant trois ans selon les principes républicains.

Louise Michel s’installe à Paris pour enseigner dans l’institution de madame Voillier. Pour satisfaire sa soif de connaissance, elle suit les cours du soir dans les domaines les plus modernes du savoir. A Paris, Louise Michel fait la connaissance de Jules Vallès, Eugène Varlin, Rigault, Eudes, et surtout Théophile Ferré, qu’elle aime avec passion. Elle écrit pour des journaux d’opposition et rédige des poèmes qu’elle adresse à Victor Hugo. Elle entretient avec l’auteur des Misérables une longue correspondance de 1850 à 1879. Secrétaire de la Société démocratique de moralisation, dont le but est d’aider les femmes à vivre par le travail, Louise Michel mène également une activité politique, qu’elle poursuivra jusqu’à sa mort.

En 1870, elle est élue présidente du Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris. Très active pendant la Commune, Louise Michel fait partie de la frange révolutionnaire la plus radicale et se porte même volontaire pour aller seule à Versailles tuer Adolphe Thiers. Sa mère ayant été arrêtée et menacée d’être exécutée pour faire pression sur elle, Louise Michel se rend pour la faire libérer. Surnommée la Vierge Rouge, elle est condamnée à la déportation à vie et envoyée en Nouvelle Calédonie où elle reste jusqu’en 1880. C’est sans doute au contact de Nathalie Lemel, une des animatrices de la Commune, déportée avec elle, que Louise Michel devient anarchiste.

Accueillie par la foule à Paris, Louise Michel reprend son activité militante. Elle donne des conférences, intervient dans des meetings, défend l’abolition de la peine de mort, les ouvriers et les chômeurs. En 1888, Pierre Lucas, un extrémiste, attente à sa vie en la blessant à la tête, mais elle témoigne au procès de celui-ci pour qu’il n’aille pas en prison. Lassée par les calomnies et le manque de liberté d’expression, elle s’installe à Londres en 1890 où elle gère une école libertaire. A la demande de Sébastien Faure, elle revient en France en 1895. Arrêtée à plusieurs reprises lors de manifestations, elle est emprisonnée pendant trois ans avant d’être libérée sur l’intervention de Clemenceau. Elle meurt d’une pneumonie à Marseille au cours d’une tournée de conférences dans le sud de la France. Une foule de 120 000 personnes l’accompagne lors de ses funérailles jusqu’au cimetière de Levallois.

Anticléricale et antireligieuse résolue, Louise Michel a été confortée par les travaux de Darwin dans un matérialisme niant l’immortalité après la mort. Elle a appartenu à un atelier maçonnique dissident du rite écossais et fut soeur au Droit Humain (une loge porte son nom à Paris 13).

Bibliographie : Le livre du jour de l’an : historiettes, contes et légendes pour les enfants (1872), Le Gars Yvon (1882), La Misère (1882), Mémoires (1886), Les Microbes humains (1886), L’ère nouvelle – Pensée dernière – Souvenirs de Calédonie (chant des captifs) (1887), Le Monde nouveau (1888), A travers la vie (poésies, 1894), La Commune (1898).

http://increvablesanarchistes.org/articles/biographies/louise_michel.htm

 

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