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22 avril 2014

SEXISME ORDINAIRE

Classé dans : La cause des Femmes,Le sexisme se porte entre deux boules — eructeuse @ 10 h 57 min

La condition masculine

Formatée dès la sortie du ventre de sa maman, elle sera moins longtemps allaiter qu’un garçon, elle fera le lit de ses frères, les corvées ménagères, aura moins d’argent de poche qu’eux, car elle n’a pas vocation à sortir, à trop s’amuser, à mettre en danger sa virginité ! Quelle est donc cette infirmité de la vie qui amputa aux filles leur liberté d’exister ? Elle apprendra le silence, à se tenir droite, la couture, saura broder ses draps aux belles initiales de sa prison, ne saura que ce qu’elle doit savoir sur l’enfantement, que la douleur est une punition divine, qu’elle n’a pas vocation à donner son avis, ce qu’elle se doit de savoir c’est de réciter en latin son destin et qu’une fille honnête s’assoie les cuisses serrées. Le seul endroit où une femme lève la cuisse c’est le bordel et là c’est encore la damnation sur terre…

Il est intéressant de noter le bon humour patriarcal : s’asseoir en amazone c’est fermer ses cuisses, voilà une amazone bien bridée ! Souriez- vous êtes congelées !

Quelle vie que la vie de nos mamans et grand-mamans…et pour nos descendantes il y a encore péril en la demeure partout dans le monde.

La condition masculine à l’acquisition d’une épouse qu’il fut patron bourgeois où ouvrier était d’avoir avec le trousseau et la dote, l’assurance d’une bonne éducation : la virginité obligatoire avec la philosophie du socle de la soumission « sois belle et tais toi ! ». Le père donnant sa fille au futur marié toute de blanche vêtue symbole de la transmission de sa mission patriarcale. Elle donnait sa dote, car c’était elle la charge. Pensez-donc ! Elle avait la charge de la maison, de la descendance, de la vidange des burnes, de la bonne éducation, de la réputation. Comme c’était lourd à porter pour le marié. Pauvre homme ! Le mariage était pour la femme une prison merci Napoléon ! Mineure chez le père mineur chez le mari, l’anneau du patriarcat au doigt.

Nous savons très peu de choses sur les femmes du peuple, les historiens n’écrivant que sur les reines et les bourgeoises, il faudra attendre le dixième siècle avec les écrivains réalistes : Zola, Dumas, pour avoir une idée de la condition de vie des oubliées de la terre…Comment quoi, la condition féminine, comment ça la condition ?

Madelon, Maintenon, reine, pucelle, courtisée, courtisane, femme sans âme, femme fragile, femme rançon, femme garçon, femme tronc, femme caution, maintenue toujours dans la déraison de sa mission, être un con à disposition, avec la merveilleuse prime d’être oui l’heureuse élue, oui l’épouse, mais bien sûr, puisqu’il l’aime elle l’aimera, formatée dans son grand projet de rêve : l’amour qu’elle se doit d’avoir pour lui, lui qui l’a choisie parmi tant de promisses en attende. Combien de femmes ont fait le premier pas vers leur prison ?

Femme sans nom non citoyenne attachée aux burnes du vainqueur du gagnant du payant du conquérant de l’insolent du pervers -mais c’est elle la narcissique-, quelle condition maintenant aujourd’hui ?

a sexisme 

La révolution risque de prendre du temps, aux vues  des révolutionnaires sexistes ! c’est clair qu’on ne peut pas attendre leur libération…non acquise !

 

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