Victoryne Moqkeuz Eructeuse

Inspiration expulsion

21 avril 2014

HEUREUX LES PAUVRES…

Classé dans : tout est politique — eructeuse @ 19 h 08 min

Dire écrire conter pour témoigner lire ressentir pour comprendre écouter entendre pour saisir lire lire et se faire tout petit petit, mon écriture n’est pas une banque d’émotions mon écriture n’est pas une devanture à pognon mon émotion n’est pas une tranche de cochon mon écriture n’aime pas les compromissions…Si mon cœur a pu être à un moment de ma vie, brisé fracassé fracturé c’est qu’il y a des êtres qui jouent avec les sentiments des autres, sous un pseudo amour, la haine peut être tapie…je m’en suis sortie avec cette affirmative conviction que mon cœur n’est pas une salle de torture ! Il y aurait beaucoup à dire mais est-ce à raconter… peut-être un jour… Il a bien fallu se protéger dans un blindage à l’épreuve des coups bas des coups durs des coups de pute de tous les jours- il n’y a pas les collabos d’hier, les collabos de demain, il y a les collabos de toujours- et mon blindage, ne l’empêche pas de pleurer d’aimer d’être touché. Protéger son cœur, n’enlève pas son humanité heureusement. Le mien a toujours gardé l’âme de mes convictions universalistes, mes choix de vie : interventionniste, militante engagée et militante aussi dans les actes de tous les jours…la vie est un combat, l’amour une devise, la justice une foi, la liberté une recherche, la lutte contre le capitalisme et son patriarcat un choix de vie !

Mon fils aîné qui a vécu certaines de mes interventions, raconte à son frère que lors d’une agression, j’ai poursuivi et fait fuir deux mecs (l’un des deux m’avait saisi la fesse sous ma robe dans un escalier d’un parking) en les traitant de facho, et lui dit : « maman a fait dans sa vie des choses que peu d’hommes auraient faites »… Parole de fils aimant… J’ai gardé un certain temps un serrement aux tripes quand j’allais dans ce parking…

Oui interventionniste, maintes et maintes fois, comme un jour à la terrasse d’un café où j’étais avec des amis du syndicat, j’observais deux mecs qui parlaient, pestaient contre un mec soul qui racontait à l’intérieur du café, son désespoir de s’être battu pour la France et de n’avoir reçu que son mépris, j’ai senti le danger et quand ils se sont levés brusquement au moment où il passait à leur portée, pour lui casser la gueule -leurs visages et leurs gestes ne permettaient aucun doute- je me suis levée en repoussant ma chaise et en criant : ils vont lui casser la gueule, ça les a stoppés net, l’homme est parti…comme ce vendredi (saint), quand je suis intervenue alors que des gens crachaient verbalement sur une femme, qui avait perdu son porte-monnaie ou on lui avait volé, et qui lui avait été restitué vide, alors comme elle est soûle souvent et soûle au moment du vol, elle n’avait qu’à fermer sa gueule, elle méritait son sort !

Ah cracher sur la misère, ronger la viande du pauvre jusqu’à l’os, les voilà les collabos de tous les jours…J’ai juste dit qu’on voyant bien que cette femme était en grande souffrance..que c’était d’ aide qu’elle avait besoin…C’est « stupéfiant » » il suffit juste d’intervenir avec convictions, de ne pas laisser des propos injurieux insultants et/ou racistes s’installer dans l’indifférence pour que les propos prennent une autre tournure.. Souvent j’entends de bons paroissiens de la bonne-pensance, cracher sur les SDF, la bonne généreuse dire il ne faut pas leur donner d’argent, ils vont le boire, ils n’ont qu’à travailler hou ! A une époque, on disait ça pour ne pas augmenter les ouvriers, ils vont le boire…Saleté de pauvres. On sent l’expérience de la vie là !

Il faut dire que l’état donne l’exemple un bon Rom c’est un Rom expulsé…Cet état qui a laissé les propos fascistes racistes sexistes se véhiculer d’année en année, et qui a donné la parole uniquement pour des raisons électoralistes, (merci monsieur Mitterrand) au parti fasciste, le parti qui a des membres qui se montrent avec des croix gammés, le parti dont la présidente danse à Vienne avec des nazis, le parti dont le président d’honneur (sic) a dit que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire, ce parti qui se prétend chrétien …

Cracher sur les faibles les pauvres ce n’était pourtant pas la politique de Jésus, faut croire que le message a été détourné de sa source…

En ce jour de Pâques, que reste-t-il du message du Christ ? Le culte des Dieux, le culte de la personnalité que d’errance que d’intolérance, que de meurtres en ces noms au fil de l’histoire…

Sur l’horloge du temps sonnent des consciences en réveils insolents perpétuellement, tels L’Abbé Pierre, monsieur Hessel, le jeune résistant Guy Môquet…et tant d’anonymes…

Tendre la joue gauche est un message dur à comprendre, c’est un acte parfait, l’Homme est imparfait, mais perfectible, il faut du chemin pour comprendre. Il y a de la route devant chacun de nous…On est libre de nos choix… Personne ne nous met un revolver sur la tempe et dit : « prend cette voie… »…

Je ne crois pas me tromper en disant que Jésus Christ instruit le pardon en un acte d’amour, chacun porte en lui cette capacité à la rédemption, au pardon, à l’amour de l’autre. Pardonner ne veut pas dire cautionner…

Ne pas cautionner l’inacceptable…

Des peuples encore meurent sous les coups de la dictature de leur pays…Des peuplent luttent, résistent, des voix se lèvent…nous ouvrent les yeux…notre avenir est en eux, il est inscrit dans chaque combat : la liberté est indivisible !

Les petits ruisseaux font les grandes rivières dit-on…

Sur ce, bon repos, en ce jour férié…Beaucoup d’amour chaque jour, l’amour n’est pas souffrance… Un jour, un homme m’a dit puisque tu m’aimes tu dois souffrir, hé bien non, aimer ce n’est pas souffrir !

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