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24 juillet 2013

Ils ont tué Jaurès

Classé dans : le temps de la colère — eructeuse @ 15 h 17 min

Ils ont tué Jaurès dans le temps de la colère jaures

Fête de l’Humanité 2013Pour l’ouverture de la Fête, les Amis de l’Huma ont choisi d’inviter l’acteur Jean-Claude Drouot pour interpréter la pièce, Jaurès la voix, d’André Benedetto.

Par ici la billetterie

Ouvrir la fête de son journal avec Jaurès, ce n’est pas un rituel, encore moins une obligation, c’est un plaisir de l’esprit et du cœur ! Les Amis de l’Huma invitent à une soirée, dès le début de la Fête de septembre – un vendredi 13, porte-bonheur ! –, où le tragique de l’assassinat du tribun socialiste, il y aura cent ans l’an prochain, voisinera avec l’entrain des textes qui le chantent. On ne pleure pas Jaurès, on le préfère vivant dans ses œuvres, comme le propose Charles Silvestre, responsable de l’association, dans son livre qui sort à la Fête avec un titre prometteur,la Victoire de Jaurès, aux éditions Privat.

Jaurès la voix, d’André Benedetto, donne au 31 juillet 1914, à son issue terrible – celle des coups de feu de Raoul Villain au café du Croissant –, la dimension d’un drame avec son unité de temps et de lieu. Rarement on a peint de façon aussi profonde et poignante ce qui s’est passé ce jour-là, l’ambiance de la ville, l’hystérie des va-t-en guerre, les préparatifs des cabinets gouvernementaux et l’incroyable lucidité du fondateur del’Humanité. Un grand acteur, Jean-Claude Drouot, déjà connu pour la Valise de Jaurès, a accepté de s’en faire l’interprète.

C’est en 2005, sur le tournage du docu-fiction la Séparation, réalisé par François Hanss, dans lequel l’acteur incarnait un Jaurès plein de vigueur à la tribune, que débute pour Jean-Claude Drouot son aventure aux côtés de cette figure historique. Selon lui, Jaurès est « l’homme des convictions. Sa voix est une lucarne vers une espérance possible, une humanité qui n’est pas encore à son zénith et pour la réussite de laquelle il faut lutter ».

Lorsqu’on l’interroge sur le choix de cette pièce et la lecture qu’il en fait, il avoue nourrir un profond respect pour le poète Benedetto, qui n’est pas un auteur « tiède », mais qui au contraire emplit son écriture de l’admiration qu’il portait au fondateur du journal l’Humanité. Se défendant de théâtraliser cette lecture, Jean-Claude Drouot affirme avec modestie que ce refus justifie complètement son choix d’être acteur : « En étant l’instrument d’une parole comme la sienne, j’ai le sentiment de remplir le rôle social et humain que je me suis promis de cultiver tout au long de ma vie. » Quant à sa position en ouverture de la Fête, il confie être très heureux de cette responsabilité qui lui est conférée, tout en ayant « bien conscience de l’importance de l’admiration générale pour cet homme ».

Après cette séquence tragique, on enchaînera avec les Grandes Bouches, le groupe musical et vocal de Toulouse, qui chante Jaurès, le Pourquoi ont-ils tué Jaurès de Jacques Brel, la Carmagnole que le tribun a entonnée spontanément debout sur une table lors de l’inauguration de la Verrerie ouvrière d’Albi, et des chants de lutte, jusqu’au plus récent qu’ils ont composé pour les Molex. Mais leur idée, surtout, est de constituer une chorale Jaurès pour le chanter en chœur pendant la Fête et ensuite durant l’année 2014. On peut s’inscrire pour cela au secrétariat des Amis (1) et des répétitions qui ne seront pas tristes sont prévues.

(1) 01 49 22 74 17.

Le site de la Fête de l’Humanité

Lire aussi :

À consulter :

Le site des Amis de l’Humanité

Amandine Pilaudeau, sur L’Humanité.fr

Le procès de l’assassin

Raoul Villain, l’assassin de Jaurès est incarcéré en attente de son procès durant toute la Première Guerre mondiale. Après cinquante-six mois de détention préventive, la guerre achevée, son procès est organisé devant la Cour d’assises de la Seine. Villain a la chance ????de n’être jugé qu’en 1919, dans un climat d’ardent patriotisme. Lors des audiences qui se déroulent du 24 au 29 mars, ses avocats, dont le grand pénaliste Henri Géraud, mettent en avant sa démence. Ils argumentent aussi sur l’acte d’un homme isolé, ce qui résultait de son interrogatoire par Célestin Hennion, le préfet de police de Paris, dans la nuit du 31 juillet 1914.

Il est acquitté le 29 mars 1919 par onze voix sur douze, un juré (GROSSE PUTE)ayant même estimé qu’il avait rendu service à sa patrie : « Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre. » La veuve de Jaurès est condamnée aux dépens (paiement des frais du procès).

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Anatole France

Le 14 mars 1919, soit quinze jours plus tôt, le 3e conseil de guerre de Paris, juridiction militaire, condamnait à la peine de mort Émile Cottin, l’anarchiste qui avait blessé de plusieurs balles Clemenceau le 19 février précédent.

En réaction, Anatole France écrit : « Travailleurs, Jaurès a vécu pour vous, il est mort pour vous. Un verdict monstrueux proclame que son assassinat n’est pas un crime. Ce verdict vous met hors la loi, vous et tous ceux qui défendent votre cause. Travailleurs, veillez ! ».

Une manifestation est organisée le 6 avril suivant par les sections socialistes et syndicales de Paris pour protester contre le verdict et honorer Jaurès le pacifiste. 100 000 personnes défilent, et les affrontements avec la police causent deux morts.

pris sur Wikipédia

Ah ben mon cochon !

Classé dans : Putréfaction — eructeuse @ 9 h 08 min

Ah ben mon cochon ! dans Putréfaction affiche_cochonne-w-224x300Trouvé sur le blog de NPA29

 

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